Trentième dimanche du temps ordinaire
Aimer comme Dieu aime : un cœur ouvert au prochain
Frères et sœurs, la Parole de Dieu nous conduit au cœur de l’Évangile : aimer Dieu et notre prochain.
Dans
le livre de l’Exode (Exode 22, 20-26), Dieu entend le cri de l’étranger, de la veuve, de l’orphelin et du pauvre, et nous appelle à protéger leur dignité.
Saint Paul (1 Thessaloniciens 1, 5c-10) nous rappelle que la foi authentique se traduit par le témoignage. Jésus unit les deux plus grands commandements comme les deux battements d’un même cœur : nous ne pouvons pas aimer Dieu sans aimer concrètement notre prochain.
Aujourd’hui, cet
Évangile (Matthieu 22, 34-40) appelle notre paroisse Saints Peter and Paul à
voir les oubliés,
entendre ceux qui souffrent,
défendre les personnes vulnérables et
marcher aux côtés des personnes isolées.
Demandons à l’Esprit Saint de nous donner un cœur semblable à celui du Christ, afin que nos familles et nos ministères deviennent des signes vivants de son amour.
Père Sebastien SASA, PhD, MPA
Curé de l’église catholique Saints-Pierre-et-Paul
Directeur du Centre missionnaire Saints Pierre et Paul
Directeur et fondateur des Semaines missionnaires catholiques de l’Utah
West Valley City, UT
West Valley City, 25 octobre 2026
Vingt-neuvième dimanche du temps ordinaire
Dimanche des missions mondiales
L’image que nous portons
Chers frères et sœurs,
Aujourd’hui, Jésus
(Matthieu 22, 15-21) nous donne une leçon forte :
« Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. »
La pièce servant à payer l’impôt portait l’image de César et lui appartenait donc. Mais nous portons l’image de Dieu. C’est pourquoi notre vie appartient à Dieu.
La première lecture
(Isaïe 45, 1.4-6) nous rappelle que Dieu est le Seigneur de toute l’histoire : « Je suis le SEIGNEUR, il n’y en a pas d’autre. » Toute autorité et tout pouvoir viennent ultimement de lui.
Saint Paul
(1 Thessaloniciens 1, 1-5b) félicite les Thessaloniciens pour leur foi, leur amour et leur espérance. Voilà ce que signifie nous donner à Dieu, non seulement en paroles, mais aussi dans notre manière de vivre au quotidien.
En tant que chrétiens, nous assumons nos responsabilités dans la société, au travail et dans nos familles. Mais, avant tout, nous appartenons à Dieu. Demandons-nous aujourd’hui :
Ai-je vraiment donné à Dieu mon cœur, mon temps et ma vie ?
Que cette Eucharistie nous aide à nous offrir pleinement au Seigneur.
En repartant aujourd’hui, souvenons-nous :
La pièce porte l’image de César et lui appartient ; nous portons l’image de Dieu et nous lui appartenons.
Que nos paroles, nos choix et nos vies reflètent celui dont nous portons l’image.
Saints Jean de Brébeuf, Isaac Jogues, Pierre d’Alcantara, Paul de la Croix, Jean-Paul II, Jean de Capistran et Antoine-Marie Claret, priez pour nous.
Père Sebastien SASA, PhD, MPA
Curé de l’église catholique Saints-Pierre-et-Paul
Directeur du Centre missionnaire Saints Pierre et Paul
Directeur et fondateur des Semaines missionnaires catholiques de l’Utah
West Valley City, UT
Dimanche 18 octobre 2026
Vingt-huitième dimanche du temps ordinaire
L’invitation de Dieu au banquet de la vie
Chers frères et sœurs,
Les lectures d’aujourd’hui nous offrent une belle image :
Dieu prépare un banquet pour son peuple.
Isaïe (Isaïe 25, 6-10a) décrit un festin d’abondance où Dieu détruit la mort, essuie toute larme et comble son peuple de joie. Cette promesse s’accomplit en Jésus-Christ, qui invite chacun à entrer dans le Royaume des cieux.
Dans l’Évangile (Matthieu 22, 1-14), un roi prépare un banquet de noces, mais plusieurs invités refusent de venir, car ils sont préoccupés par leur travail et leurs soucis personnels.
La parabole nous pose cette question :
Comment est-ce que je réponds à l’invitation de Dieu ? Il nous appelle par la prière, les Écritures, les sacrements et le service, mais les préoccupations du monde peuvent nous empêcher de répondre.
Le roi invite alors tout le monde, les bons comme les mauvais. La miséricorde de Dieu est offerte à tous, et l’Église rassemble dans le Christ des personnes de toutes les nations, cultures et origines.
Pourtant, l’invité sans habit de noce nous rappelle qu’il ne suffit pas d’accepter l’invitation. L’habit symbolise une vie transformée par la grâce. Nous devons laisser le Christ nous revêtir de foi, de charité, d’humilité, de pardon et de sainteté.
Saint Paul (Philippiens 4, 12-14.19-20) nous montre cette confiance :
« Je peux tout en celui qui me fortifie. » Dans l’abondance comme dans le besoin, sa force vient du Christ.
Chaque messe est un avant-goût du banquet céleste. Le Christ nous invite à sa table, nous nourrit de son Corps et de son Sang et nous demande de répondre avec un cœur reconnaissant et transformé.
Puissions-nous ne jamais tenir son invitation pour acquise. Puissions-nous y répondre dans la joie, revêtus de foi et d’amour, et partager un jour le banquet éternel des noces de l’Agneau.
Saints Calliste Ier, Thérèse de Jésus, Hedwige, Marguerite-Marie Alacoque et Ignace d’Antioche, priez pour nous.
Père Sebastien SASA, PhD, MPA
Curé de l’église catholique Saints-Pierre-et-Paul
Directeur du Centre missionnaire Saints Peter and Paul
Fondateur et directeur des Semaines missionnaires catholiques de l’Utah
West Valley City, UT
Dimanche 11 octobre 2026
Vingt-septième dimanche du temps ordinaire
Dimanche pour le respect de la vie
La vigne du Seigneur : appelés à porter du fruit
Chers frères et sœurs,
Aujourd’hui, la Parole de Dieu nous présente l’image d’une vigne.
Dans la
première lecture, Isaïe (Isaïe 5, 1-7) décrit un propriétaire qui prépare soigneusement sa vigne et lui donne tout ce dont elle a besoin pour porter du fruit. Pourtant, elle ne produit que des raisins sauvages. Cette image nous invite à nous demander : Dieu nous a donné la foi, la famille, la communauté et d’innombrables bénédictions. Quels fruits lui offrons-nous en retour ?
Dans l’Évangile (Matthieu 21, 33-43), le problème ne vient pas de la vigne, mais des vignerons. Ils oublient que la vigne appartient à son propriétaire. Jésus nous met en garde contre la même tentation.
Nos vies, nos dons et nos ministères ne nous appartiennent pas en propre : Dieu nous les confie. Nous sommes appelés à porter des fruits d’amour, de miséricorde, de justice, d’unité et de service.
Quels fruits poussent dans nos foyers et dans notre paroisse ?
Les bons fruits apparaissent lorsque les familles
prient ensemble, lorsque
nous accueillons les personnes qui se sentent seules, lorsque
nous pardonnons et lorsque
nous servons les autres avec humilité.
Saint Paul (Philippiens 4, 6-9)
nous rappelle de ne pas nous laisser dominer par l’inquiétude, mais de tout confier à Dieu dans la prière. Lorsque nous remplissons notre cœur de ce qui est
vrai, bon et beau,
nous devenons des disciples plus féconds.
Au centre de tout se trouve Jésus, la pierre angulaire. Si le Christ est notre fondement,
notre paroisse sera unie non par les préférences, les langues ou les cultures, mais par la foi en lui. Demandons au Seigneur
d’enlever tout ce qui nous empêche de porter du fruit et de faire de nous des ouvriers fidèles dans sa vigne.
Que notre foi porte une récolte qui bénisse nos familles et notre communauté. « Même si nous venons d’horizons linguistiques, culturels et d’expériences différents, nous formons une seule vigne dans le Seigneur, appelés à porter ensemble du fruit pour le Royaume de Dieu. »
Père Sebastien SASA, PhD, MPA
Curé de l’église catholique Saints-Pierre-et-Paul
Directeur du Centre missionnaire Saints Peter and Paul
West Valley City, UT
Dimanche 4 octobre 2026
Vingt-sixième dimanche du temps ordinaire
Dire oui par notre
vie
Chers frères et sœurs,
L’Évangile d’aujourd’hui nous invite à examiner la différence entre les paroles et les actes.
Le premier fils refuse la demande de son père, mais change ensuite d’avis et va travailler à la vigne.
Le second fils dit ce qu’il faut, mais ne passe pas à l’action.
Jésus nous rappelle que Dieu ne désire pas de simples promesses, mais des cœurs prêts à se convertir et à obéir.
La
première lecture d’Ézéchiel (Ézéchiel 18, 25-28)
proclame un message d’espérance. Personne n’est prisonnier de ses erreurs passées. Chaque fois qu’une personne se détourne du péché et choisit ce qui est juste et droit, Dieu lui offre une vie nouvelle.
La conversion est toujours possible, car la miséricorde de Dieu est plus grande que nos manquements.
Saint Paul (Philippiens 2, 1-11)
nous conduit encore plus loin en nous invitant à adopter les sentiments du Christ.
Jésus s’est abaissé, s’est fait serviteur et a donné sa vie pour les autres.
Dans notre communauté paroissiale, cela signifie mettre de côté l’égoïsme, nous écouter les uns les autres, respecter notre diversité culturelle et rechercher le bien de tous. Une paroisse est vraiment vivante lorsque ses membres imitent l’humilité et la générosité du Christ.
En ce début de nouvelle semaine, demandons-nous : mon « oui » à Dieu se voit-il dans la manière dont je traite les autres ? Mes actes reflètent-ils l’Évangile que j’annonce ? Que le Seigneur nous aide
à le suivre non seulement en paroles, mais aussi par toute notre vie,
pour devenir une paroisse unie dans la foi, l’amour et le service.
Père Sebastien SASA, PhD, MPA
Curé de l’église catholique Saints-Pierre-et-Paul
Directeur du Centre missionnaire Saints Peter and Paul
West Valley City, UT
Dimanche 27 septembre 2026
Vingt-cinquième dimanche du temps ordinaire
Dimanche catéchétique
La générosité de Dieu est sans limites
Chers frères et sœurs,
Les lectures d’aujourd’hui nous rappellent que les voies de Dieu sont très différentes des nôtres.
Par l’intermédiaire du
prophète Isaïe (Is 55, 6-9),
le Seigneur nous invite à le chercher tant qu’il est proche et à croire que ses pensées dépassent les nôtres. Souvent,
nous jugeons la vie selon ce qui nous semble juste, mais Dieu agit avec miséricorde, amour et générosité.
Dans l’Évangile (Matthieu 20, 1-16a), les ouvriers qui ont travaillé toute la journée s’indignent parce que ceux qui sont arrivés à la dernière heure reçoivent le même salaire. Ils se sont comparés aux autres au lieu d’éprouver de la gratitude. La générosité du propriétaire reflète l’amour de Dieu pour chaque personne. Que quelqu’un suive le Christ depuis de nombreuses années ou qu’il commence à peine son chemin de foi, l’invitation et la miséricorde de Dieu restent les mêmes.
Saint Paul (Philippiens 1:20c-24, 27a)
nous rappelle que la vie trouve son véritable sens dans le Christ.
Comme disciples, nous sommes appelés à vivre d’une manière digne de l’Évangile, dans la confiance que Dieu est à l’œuvre à chaque instant de notre vie. Plutôt que de nous comparer aux autres, nous sommes invités à nous réjouir chaque fois qu’une autre personne fait l’expérience de la grâce de Dieu.
En tant que communauté paroissiale,
accueillons tous avec la même générosité que Dieu nous témoigne. Que
nos cœurs restent ouverts à ceux qui arrivent tôt comme à ceux qui arrivent tard, en nous rappelant qu’il y a toujours de la place dans la vigne du Seigneur. Est-ce que je me réjouis lorsque d’autres reçoivent les bénédictions de Dieu, ou est-ce que je me compare à eux ?
Seigneur, apprends-moi à faire confiance à ta sagesse et à me réjouir de ta générosité. Aide-moi à accueillir les autres avec le même amour et la même miséricorde que tu me témoignes chaque jour.
Saints Matthieu, Padre Pio de Pietrelcina, Côme et Damien, priez pour nous.
Père Sebastien SASA, PhD, MPA
Curé de l’église catholique Saints-Pierre-et-Paul
Directeur du Centre missionnaire Saints Peter and Paul
West Valley City, UT
Dimanche 20 septembre 2026
Vingt-quatrième dimanche du temps ordinaire
Le fleuve inépuisable de la miséricorde
Pardonnés pour pardonner, aimés pour aimer
Chers frères et sœurs,
Les lectures de ce dimanche
présentent un message exigeant, mais porteur de vie :
le pardon est au cœur de la vie de disciple chrétienne.
Le Siracide (Si 27, 30 – 28, 7) nous rappelle que
le ressentiment et la colère peuvent s’enraciner dans nos cœurs lorsque nous nous accrochons aux blessures du passé. Pourtant,
Dieu nous appelle à renoncer à la vengeance et à faire miséricorde aux autres, comme il nous a fait miséricorde.
Dans l’Évangile (Matthieu 18, 21-35), Pierre demande à Jésus combien de fois il doit pardonner à quelqu’un qui pèche contre lui. Pierre pensait sans doute faire preuve de générosité en proposant sept fois. Mais la réponse de Jésus, « soixante-dix-sept fois », révèle que le pardon n’a pas de limites. À travers la parabole du serviteur impitoyable, Jésus nous enseigne que nous avons reçu de Dieu une miséricorde incommensurable. Parce que nous avons été tant pardonnés, nous sommes appelés à pardonner aux autres de tout notre cœur.
Pardonner ne signifie pas oublier la souffrance ni prétendre que le mal n’a pas été commis. Cela signifie plutôt
remettre la justice entre les mains de Dieu et refuser de laisser l’amertume gouverner notre vie. Le pardon libère la personne qui pardonne comme celle qui est pardonnée.
Cette semaine,
demandons-nous : Y a-t-il quelqu’un à qui je dois pardonner ? Y a-t-il une blessure que je porte encore ? Souvenons-nous que nous appartenons au Seigneur, comme
nous le dit saint Paul (Romains 14, 7-9),
et cherchons à refléter la miséricorde de Dieu dans nos foyers, notre paroisse et notre communauté.
Père miséricordieux, tu nous as pardonné nos innombrables péchés par ton Fils, Jésus-Christ. Donne-nous un cœur humble, compatissant et prêt à pardonner. Guéris nos blessures, enlève toute amertume et aide-nous à devenir des instruments de ta paix et de ta réconciliation.
Notre-Dame des Douleurs, saints Corneille, Cyprien, Robert Bellarmin, Hildegarde de Bingen et Janvier, priez pour nous. Amen.
Père Sebastien SASA, PhD, MPA
Curé de l’église catholique Saints-Pierre-et-Paul
Directeur du Centre missionnaire Saints Peter and Paul
West Valley City, UT
Dimanche 13 septembre 2026
Vingt-troisième dimanche du temps ordinaire
L’amour qui cherche la réconciliation
Chers frères et sœurs,
Les lectures d’aujourd’hui
nous proposent un beau chemin de vie chrétienne :
écouter la voix de Dieu, aimer notre prochain et rechercher la réconciliation.
Dans la
première lecture (Ézéchiel 33, 7-9), Dieu établit Ézéchiel comme guetteur pour le peuple. Un guetteur ne garde pas le silence quand le danger approche. De même, chaque chrétien a la responsabilité de veiller au bien-être spirituel des autres.
L’amour véritable n’est pas indifférent. Il avertit avec douceur, encourage et guide les autres vers ce qui est juste. Il peut sembler plus facile de se taire quand quelqu’un s’égare, mais Dieu nous appelle à dire la vérité avec courage et compassion.
Le psaume (Psaume 95, 1-2, 6-7, 8-9) nous invite à ouvrir notre cœur à la voix de Dieu : « Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas votre cœur. » Souvent, le principal obstacle n’est pas le silence de Dieu, mais la fermeture de nos cœurs, par orgueil, colère, peur ou indifférence. Le Seigneur nous parle sans cesse à travers l’Écriture, la prière et les personnes qui nous entourent.
La question est de savoir si nous sommes disposés à l’écouter.
Saint Paul (Romains 13, 8-10)
nous rappelle que toute la Loi s’accomplit en un seul commandement : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. »
La foi chrétienne ne consiste pas seulement à suivre des règles. Elle consiste à laisser l’amour de Dieu transformer nos relations.
L’amour véritable recherche le bien des autres, respecte leur dignité et refuse de leur nuire en paroles ou en actes.
Dans l’Évangile (Matthieu 18, 15-20), Jésus nous donne des conseils pratiques pour gérer les conflits. Quand quelqu’un nous fait du tort, il ne nous dit pas de faire des commérages, de nous venger ou de diviser la communauté. Au contraire, il nous appelle à rechercher la réconciliation étape par étape, en commençant par une conversation personnelle empreinte de charité. Le but n’est pas de vaincre l’autre, mais de rétablir une relation brisée.
Ce message est particulièrement important pour la vie paroissiale. Les familles, les ministères et les communautés connaissent parfois des tensions et des incompréhensions.
Le Christ nous enseigne que l’unité se construit par le dialogue sincère, la patience, le pardon et la prière.
Lorsque nous écoutons la voix de Dieu, aimons notre prochain et recherchons la réconciliation, le Christ est véritablement présent parmi nous. Comme Jésus le promet : « Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux. » Comment Dieu m’appelle-t-il à devenir un instrument de réconciliation dans ma famille, ma paroisse ou ma communauté ?
Seigneur Jésus, adoucis nos cœurs pour que nous entendions ta voix. Remplis-nous d’un amour qui cherche le bien des autres et du courage de nous réconcilier lorsque nos relations sont blessées. Aide-nous à devenir de fidèles témoins de ta miséricorde et de ta paix.
Saint Pierre Claver et la Vierge Marie, priez pour nous.
Père Sebastien SASA, PhD, MPA
Curé de l’église catholique Saints-Pierre-et-Paul
Directeur du Centre missionnaire Saints Peter and Paul
West Valley City, UT
Dimanche 6 septembre 2026
LETTRE PASTORALE POUR L’ANNÉE PASTORALE 2026-2027
« JÉSUS-CHRIST, MON SEIGNEUR ET MON DIEU » (JN 20, 28)
Rencontrer le Christ, vivre en disciples missionnaires
« Ainsi, bien que nombreux, nous formons un seul corps dans le Christ et nous sommes tous membres les uns des autres. » (Romains 12:5)
Introduction
Chers frères et sœurs dans le Christ,
1. Ces paroles de saint Paul nous rappellent que notre foi se vit non pas dans l’isolement, mais dans la communion. Par le baptême, nous devenons membres du Corps du Christ, unis dans la foi, fortifiés par l’espérance et appelés à nous aimer les uns les autres en disciples du Seigneur. Alors que nous entamons notre année pastorale 2026-2027, j’invite chaque membre de notre famille paroissiale à réfléchir au don et à la responsabilité que représente l’appartenance à une communauté de foi.
2. Dans la gratitude envers Dieu et remplis d’espérance, nous commençons notre année pastorale 2026–2027 sous le thème :
« Jésus Christ, mon Seigneur et mon Dieu. »
3. Ces paroles de saint Thomas, prononcées lorsqu’il a rencontré le Seigneur ressuscité, expriment la profession de foi que nous voulons faire nôtre en tant que communauté paroissiale.
4. L’année pastorale 2025-2026 nous a donné l’occasion de mettre notre foi en action pour bâtir un monde de paix. Dans le questionnaire d’évaluation de cette année, le peuple de Dieu a affirmé que la foi l’a aidé à la vivre dans les différentes réalités de son existence.
5. Cette deuxième année pastorale (2025-2026) ouvre la voie à la troisième année de la deuxième phase (phase précatéchuménale) de notre Projet paroissial de grande évangélisation (GEP). Cette troisième année, qui fait partie de la deuxième phase, nous prépare aux trois dernières années (2027-2030), qui nous mèneront à la préparation immédiate de notre Synode paroissial (2031-2032).
6. Nous vivons dans une société marquée par de grands défis, des changements culturels et une profonde quête spirituelle. Au cœur de cette réalité, l’Église est appelée à proclamer avec un enthousiasme renouvelé que Jésus-Christ est toujours vivant, qu’il marche avec nous et transforme nos vies. C’est pourquoi notre paroisse souhaite répondre à l’appel du Seigneur en devenant toujours davantage une communauté qui évangélise, forme des disciples et accueille chacun avec amour.
7. Cette lettre pastorale veut encourager un engagement renouvelé envers notre mission de communauté animée par la foi. Ensemble, approfondissons notre relation avec le Christ, renforçons les liens qui nous unissent et allons à la rencontre de celles et ceux qui aspirent à l’espérance, à une place parmi nous et à l’amour salvateur de Dieu. Que cette année soit un temps de renouveau spirituel, de vitalité pastorale et de témoignage joyeux dans toute notre paroisse.
8. En cette année pastorale, nous nous sommes fixé un objectif clair : aider chaque personne à rencontrer le Christ personnellement et à le choisir consciemment comme Seigneur de sa vie. Tous nos efforts pastoraux seront orientés vers ce but fondamental. Choisir le Christ, c’est choisir une vie de foi, d’amour, de service et de communion avec Dieu et avec les autres.
9. Tout au long de cette année, chaque mois sera consacré à un thème particulier qui nous aidera à choisir Jésus comme Seigneur et notre Dieu, et à vivre chaque jour notre foi avec lui :
Août : Avec Jésus-Christ, évangéliser dans la ville
Septembre : avec Jésus-Christ, prendre soin de la création
Octobre : Avec Jésus Christ, s’engager dans la mission et promouvoir la santé mentale
Novembre : avec Jésus-Christ, être généreux
Décembre : avec Jésus-Christ, soutenir les familles
Janvier : avec Jésus-Christ, renouveler notre prière
Février : avec Jésus-Christ, prendre soin de ceux qui servent
Mars : avec Jésus-Christ, dans le respect de la dignité humaine
Avril : Avec Jésus-Christ, évangéliser par la beauté et l’art
Mai : avec Jésus-Christ, intégrer la foi et la vie professionnelle
Juin : avec Jésus-Christ, utiliser la technologie de façon éthique
Juillet : Avec Jésus Christ, se reposer, valoriser et accompagner les personnes âgées
Une Église en sortie à la rencontre des autres
10. Inspirés par l’exemple des saints apôtres Pierre et Paul, nous voulons être une paroisse missionnaire qui n’attend pas passivement, mais va à la rencontre de ceux qui cherchent un sens à leur vie, l’espérance et la foi. Nous souhaitons renforcer notre présence évangélisatrice à West Valley City en encourageant des initiatives d’accueil, d’accompagnement et de proximité, tant pour celles et ceux qui participent régulièrement à la vie paroissiale que pour ceux qui se sont éloignés de l’Église.
11. Notre diversité culturelle est un don de Dieu. C’est pourquoi nous continuerons de bâtir une communauté où chacun se sent accueilli, estimé et aimé, faisant de notre paroisse un véritable foyer pour tous.
Formés pour devenir disciples
12. La foi grandit lorsqu’elle est nourrie par la prière, la formation et la vie sacramentelle. C’est pourquoi nous favoriserons des parcours de formation continue pour les enfants, les jeunes et les adultes, en encourageant une connaissance plus approfondie de l’Écriture sainte, de la doctrine catholique et de la mission évangélisatrice de l’Église.
13. Nous proposerons tout particulièrement des temps de retraite, de réflexion et de discernement afin d’aider chaque fidèle à répondre personnellement à la question fondamentale : Qui est Jésus-Christ pour moi ? Nous souhaitons que chaque membre de la communauté puisse proclamer avec conviction : « Jésus-Christ est mon Seigneur et mon Dieu. »
Une culture
vocationnelle
14. Toute vocation naît d’une rencontre avec le Christ.
Nous voulons favoriser une véritable culture vocationnelle qui aide les enfants, les jeunes et les adultes à découvrir le projet de Dieu pour eux. Nous avons besoin de familles ouvertes à la volonté de Dieu, de jeunes disposés à écouter son appel et de fidèles laïcs déterminés à servir généreusement dans la mission de l’Église.
15. Prions tout particulièrement pour les vocations sacerdotales et religieuses, ainsi que pour toutes les personnes qui cherchent à discerner le chemin que le Seigneur leur propose.
Co-responsables de la mission
16. La mission de l’Église est l’affaire de tous.
Chacun a reçu des dons et des talents pour le bien commun. Nous invitons tous les fidèles à vivre une spiritualité authentique de coresponsabilité, en partageant leur temps, leurs compétences et leurs ressources matérielles pour faire grandir la communauté et servir les personnes les plus démunies.
17. La générosité est une expression concrète de notre foi et une réponse reconnaissante à l’amour que Dieu nous témoigne chaque jour.
18. Tous les groupes, services et activités pastorales[1] élaboreront leurs programmes en tenant compte du thème de cette année pastorale ainsi que des conclusions des réponses des paroissiens, du Conseil paroissial et de l’Assemblée paroissiale
L’Eucharistie, source d’unité
19. L’Eucharistie est au cœur de la vie de notre paroisse.
En elle, nous rencontrons le Christ réellement présent, recevons la force nécessaire à notre mission et faisons l’expérience de la communion qui nous unit en un seul peuple de Dieu.
20. Dans une communauté caractérisée par la richesse de ses nombreuses cultures, participer à la même table eucharistique nous rappelle que nous formons une seule famille dans le Christ. Nous voulons renforcer notre identité catholique par une participation plus consciente, active et respectueuse à la liturgie, tout en promouvant l’adoration eucharistique et la formation liturgique.
21. Pour l’adoration eucharistique, nous proposons dix heures d’adoration par jour, cinquante heures par semaine (du lundi au vendredi) et deux cents heures par mois. Un grand merci à tous les adorateurs qui consacrent leur temps à adorer Jésus-Christ et à aider les autres à adorer le Roi des rois.
Respect de la dignité humaine
22. Notre engagement envers Jésus-Christ se manifeste aussi dans la manière dont nous accueillons et accompagnons nos frères et sœurs. Nous souhaitons être une communauté attentive aux besoins des personnes confrontées à la solitude, à des difficultés familiales, à la maladie, à des problèmes de santé mentale, à un parcours de rétablissement, à la migration ou à toute forme de souffrance.
23. La dignité de toute personne humaine est un don sacré que nous devons protéger et promouvoir avec amour, respect et proximité pastorale.
Une paroisse pour toute la ville
24. Nous rêvons d’une paroisse qui soit :
· Un centre d’évangélisation
· Une école de disciples
· Un lieu accueillant pour toutes les cultures
· Un pont pour ceux qui se sont éloignés de la foi.
25. Ce rêve ne sera possible que si chacun de nous assume son rôle de disciple missionnaire. Le Seigneur nous appelle à être témoins de l’Évangile dans nos familles, nos milieux de travail, nos écoles, nos quartiers et tous les lieux où nous vivons.
Conclusion
26. Chers frères et sœurs, cette année pastorale 2026–2027 est une invitation à renouveler notre relation avec Jésus-Christ. Ouvrons nos cœurs à sa présence, laissons-le transformer nos vies et allons partager avec les autres la joie de l’Évangile.
27. Que l’intercession des saints Pierre et Paul fortifie notre engagement missionnaire. Que la Vierge Marie nous accompagne sur ce chemin de foi. Et puissions-nous, à la fin de cette année pastorale, dire avec une conviction et une joie plus grandes : « Jésus Christ, mon Seigneur et mon Dieu. »
Je vous bénis et prie pour vous tous.
Père Sebastien SASA, PhD, MPA
Curé de l’église catholique Saints-Pierre-et-Paul
Directeur du Centre missionnaire Saints Peter and Paul
Rivière-du-Loup, Quebec (Canada) Samedi 1er août 2026 — Mémoire de saint Alphonse-Marie de Liguori
[1] Nous rendons grâce à Dieu pour les 46 groupes, services et activités pastorales présents au sein de notre communauté paroissiale.
Vingt-deuxième dimanche du temps ordinaire
Messe d’ouverture de l’année pastorale 2026-2027
Le feu au cœur, la lumière sur le chemin
Chers frères et sœurs,
La Parole que nous entendons aujourd’hui
nous bouscule, et c’est une bonne chose.
Jérémie (Jérémie 20, 7-9) confesse que l’appel de Dieu est devenu « comme un feu brûlant dans mon cœur, enfermé dans mes os ». Il a essayé de faire taire le message, de se détourner de sa mission, mais le feu de Dieu ne l’a pas laissé faire. Cela nous rappelle que le véritable engagement de disciple est rarement confortable. Lorsque le Seigneur nous appelle, il ne nous invite pas simplement à nous sentir inspirés : il nous invite à nous laisser transformer.
Saint Paul (Romains 12, 1-2) fait écho à cette vérité : « Ne prenez pas pour modèle le monde présent, mais transformez-vous en renouvelant votre façon de penser. » La vie chrétienne n’est pas passive. Elle consiste à nous offrir continuellement — nos habitudes, nos priorités, nos peurs — afin que Dieu nous façonne selon sa volonté.
Le renouveau n’est pas un événement ponctuel ; c’est un abandon quotidien.
Puis Jésus prononce cette parole décisive (Matthieu 16, 21-27) :
« Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. »
La résistance de Pierre reflète la nôtre.
Nous voulons un Messie sans souffrance, une mission sans sacrifice, une foi sans coût. Mais Jésus révèle que l’amour — le véritable amour — porte toujours une croix. Non parce que Dieu se réjouit de la souffrance, mais parce que le chemin du don de soi passe inévitablement par des moments de perte, d’incompréhension et d’abandon.
Pourtant, la promesse est étonnante :
« Celui qui perdra sa vie à cause de moi la trouvera. » La croix n’est pas la fin ; elle est la porte qui mène à la vie. Lorsque nous renonçons à ce à quoi nous nous accrochons — notre besoin de tout contrôler, notre confort, notre autosuffisance —, nous découvrons une liberté et une joie que le monde ne peut donner.
Aujourd’hui, demandons
la grâce d’accueillir le feu de Dieu dans nos cœurs, de laisser sa Parole transformer nos esprits et de suivre le Christ avec courage, même lorsque le chemin monte vers la croix. Celui qui nous appelle nous soutient aussi, et dans sa lumière, nous trouvons la vraie vie.
Saint Grégoire le Grand, priez pour nous.
Père Sebastien SASA, PhD, MPA
Curé de l’église catholique Saints-Pierre-et-Paul
Directeur du Centre missionnaire Saints Peter and Paul
West Valley City, UT
Vingt-et-unième dimanche du temps ordinaire
Les clés du service, et non du pouvoir
Chers frères et sœurs,
Les lectures d’aujourd’hui révèlent une vérité unique et lumineuse :
Dieu ne confie son autorité qu’à ceux dont le cœur est enraciné en lui.
Dans Isaïe (Isaïe 22, 19-23), la chute de Shebna n’est pas un simple drame politique, mais la conséquence de ses choix spirituels. Son pouvoir est devenu égoïste ; le Seigneur le destitue donc et élève Éliakim, un homme qui sera « un père pour les habitants de Jérusalem ». Aux yeux de Dieu, l’autorité est toujours paternelle, protectrice et ordonnée au service. La clé placée sur l’épaule d’Éliakim n’est pas un symbole de pouvoir, mais de responsabilité.
Saint Paul (Romains 11, 33-36) élève alors
notre regard : « Ô profondeur de la richesse, de la sagesse et de la connaissance de Dieu ! »
L’autorité humaine est fragile ; la sagesse divine est insondable. Tout commence en Dieu, passe par Dieu et retourne à Dieu. C’est le fondement du leadership chrétien : l’humilité devant le mystère.
Dans l’
Évangile (Matthieu 16, 13-20),
ce mystère atteint son sommet. La profession de foi de Pierre — « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » — ne résulte ni d’une intelligence particulière ni d’un raisonnement. Jésus le dit clairement : « C’est mon Père qui te l’a révélé. » Et c’est sur cette révélation que le Christ bâtit son Église.
Pierre devient le roc, non parce qu’il est fort, mais parce que
Dieu est fidèle. Pierre reçoit les clés, non parce qu’il est parfait, mais parce que
Dieu choisit d’agir à travers les petits, les hésitants, les êtres humains.
La promesse est étonnante : « Les portes du séjour des morts ne l’emporteront pas sur elle. » L’Église n’est pas seulement protégée ; elle est victorieuse dans le Christ.
Pour notre paroisse missionnaire, c’est une parole qui nous donne du courage. Nous ne bâtissons pas sur notre propre génie ni sur notre force. Nous bâtissons sur
le Rocher qu’est le Christ, guidés par l’Esprit qui se révèle et protégés par le Père dont la sagesse dépasse tout entendement.
Puissions-nous exercer toutes nos responsabilités — pastorales, liturgiques, administratives et d’évangélisation — avec l’humilité d’Éliakim, l’émerveillement de Paul et la foi de Pierre.
Les clés remises à Éliakim et à Pierre symbolisent la responsabilité, la protection et le souci du peuple de Dieu.
L’autorité chrétienne est toujours pastorale : elle ouvre les chemins de la grâce, ferme les portes au mal et guide la communauté avec humilité.
La force de l’Église ne réside pas dans la domination, mais dans une intendance fidèle.
Saints Barthélemy, Louis, Joseph Calasanz, Monique, Augustin et Jean-Baptiste, priez pour nous.
Père Sebastien SASA, PhD, MPA
Curé de l’église catholique Saints-Pierre-et-Paul
Directeur du Centre missionnaire Saints Peter and Paul
West Valley City, UT
Vingtième dimanche du temps ordinaire
Une foi qui franchit les frontières
Chers frères et sœurs,
Nous vivons dans un
monde rempli de frontières :
des frontières entre les peuples, les cultures, les langues et les générations, mais aussi des frontières invisibles que nous érigeons dans nos cœurs. Souvent, consciemment ou inconsciemment, nous décidons qui est « proche » et qui est « loin », qui appartient à « notre groupe » et qui n’y appartient pas.
Les lectures de ce dimanche nous rappellent une vérité essentielle : Dieu est plus grand que nos frontières. Son amour dépasse nos catégories, nos préjugés et les limites de notre humanité.
Dans la
première lecture (Isaïe 56:1, 6-7), le prophète Isaïe proclame cette magnifique promesse :
« Ma maison sera appelée maison de prière pour tous les peuples. »
Dieu ne réserve pas sa présence à une poignée de privilégiés. Il veut rassembler tous ses enfants.
Son cœur est ouvert à tous.
Saint Paul (Romains 11:13-15, 29-32) nous rappelle à son tour que
les dons et l’appel de Dieu sont irrévocables.
Dieu ne reprend pas son amour. Même lorsque nous nous éloignons de lui, il continue de nous chercher avec patience et miséricorde.
L’
Évangile
(Matthieu 15, 21-28)
nous présente ensuite la rencontre entre Jésus et la Cananéenne. Cette femme est étrangère au peuple d’Israël. Pourtant,
elle s’approche de Jésus avec une confiance remarquable. Elle le supplie de guérir sa fille.
Au début,
elle se heurte au silence, à l’incompréhension et même au rejet des disciples. Beaucoup auraient abandonné.
Mais elle persévère. Elle continue de croire que la miséricorde de Dieu est plus grande que toutes les barrières humaines.
Et Jésus lui dit enfin :
« Femme, ta foi est grande ! » Ce qui touche Jésus, ce n’est pas l’origine de cette femme, mais sa foi : une foi humble, persévérante et confiante.
Cet Évangile nous invite à nous poser une question :
Quelles barrières subsistent dans nos cœurs ? Y a-t-il des personnes que nous jugeons trop vite ? Des personnes que nous tenons à distance parce qu’elles sont différentes de nous ? Des personnes que nous avons du mal à accueillir, à écouter ou à comprendre ?
Aujourd’hui, le Seigneur nous invite à ouvrir davantage nos cœurs. Si Dieu accueille tout le monde avec amour, nous sommes appelés à faire de même.
Dans
notre paroisse, cela signifie accueillir avec joie ceux qui arrivent, ceux qui reviennent après une longue absence, les jeunes, les personnes âgées, les nouveaux venus et tous ceux qui cherchent une place auprès de Dieu. La
Cananéenne nous enseigne deux leçons importantes : ne jamais perdre confiance en la miséricorde de Dieu et ne jamais fermer notre cœur à nos frères et sœurs.
Demandons au Seigneur de nous accorder cette foi humble et persévérante. Demandons-lui aussi de faire de
notre communauté de
Saints Peter and Paul une véritable maison de prière pour tous les peuples, où chacun puisse faire l’expérience de l’amour et de la miséricorde de Dieu.
Que Marie, notre Mère et Reine de toute la Création, saint Jean Eudes, saint Bernard et saint Pie X nous aident à suivre ce chemin de foi, d’ouverture et de fraternité.
Père Sebastien SASA, PhD, MPA
Curé de l’église catholique Saints-Pierre-et-Paul
Directeur du Centre missionnaire Saints Peter and Paul
West Valley City, UT, 16 août 2026
Dix-neuvième dimanche du temps ordinaire
Au cœur du silence et de la tempête : Dieu parle, le Christ nous guide et nous tend la main
Chers frères et sœurs,
Les lectures de ce dimanche nous invitent à vivre deux mouvements de la vie spirituelle :
écouter et
faire confiance.
Dans la
première lecture (1 Rois 19, 9a. 11-13a), Élie découvre que Dieu ne se manifeste pas dans les signes spectaculaires — « le Seigneur n’était pas dans le vent… ni dans le tremblement de terre… ni dans le feu » — mais dans « le murmure d’une brise légère ».
Dieu choisit la douceur. Il s’approche du prophète non par la force, mais dans l’intimité. Cela nous rappelle, à nous qui formons une communauté paroissiale :
Dieu parle souvent dans les lieux paisibles de notre cœur, dans la prière, le silence et les petits gestes de charité que personne ne voit.
En toute saison de la vie
(Romains 9, 1-5),
Dieu nous appelle à former une communauté de foi, unie dans la prière, l’espérance et l’amour.
Notre paroisse est plus qu’un bâtiment ;
c’est une famille de croyants qui cheminent ensemble vers le Christ. Par
nos actes de bonté, nos paroles d’encouragement et notre service des autres, nous révélons la présence de Dieu dans le monde. Faisons confiance au Seigneur pour nous guider, surtout dans les périodes d’incertitude, sachant que sa grâce nous suffit toujours.
L’
Évangile (Matthieu 14:22-33) poursuit ce thème, tout en ajoutant un deuxième mouvement :
la confiance au cœur de la peur.
Pierre commence à marcher sur l’eau, mais en voyant le vent, il s’enfonce. Son cri —
« Seigneur, sauve-moi ! » — est la prière de tout disciple. Et Jésus lui répond aussitôt :
« Confiance, c’est moi ; n’ayez pas peur. »
La foi n’est pas l’absence de peur ; c’est choisir de se tourner vers le Christ, même lorsque la peur nous entoure.
Pour notre paroisse missionnaire, c’est un puissant encouragement.
L’évangélisation, le service et la construction de la communauté nous donnent souvent l’impression de sortir de la barque pour nous aventurer sur des eaux incertaines. Mais le Seigneur vient vers nous. Il nous tend la main. Il apaise la tempête.
Cultivons des cœurs qui écoutent comme Élie et font confiance comme Pierre.
Saint Laurent, sainte Claire, sainte Jeanne-Françoise de Chantal, saint Pontien, saint Hippolyte, saint Maximilien Kolbe,
priez pour nous.
Père Sebastien SASA, PhD, MPA
Curé de l’église catholique Saints-Pierre-et-Paul
Directeur du Centre missionnaire Saints Peter and Paul
West Valley City, UT, 9 août 2026
Dix-huitième dimanche du temps ordinaire
Nourris par le Christ, appelés à partager
Chers frères et sœurs,
La liturgie d’aujourd’hui nous révèle
un Dieu qui voit notre faim — physique, émotionnelle et spirituelle — et qui y répond non par le manque, mais par l’abondance, nous invitant
à faire confiance à son amour fidèle dans l’Alliance.
L’invitation d’Isaïe (Isaïe 55, 1-3) est empreinte d’une grande tendresse : « Vous tous qui avez soif, venez à l’eau… Venez, sans payer et sans rien dépenser. » Dieu ne nous demande pas de mériter sa grâce. Il nous demande simplement de venir, d’écouter et de recevoir la vie. L’« alliance éternelle » promise à David devient, dans le Christ, une alliance offerte à tous.
Le psaume responsorial (Psaume 145, 8-9, 15-16, 17-18) fait écho à cette générosité :
« Tu ouvres ta main et tu rassasies tous les vivants. »
La main de Dieu n’est ni fermée, ni crispée, ni hésitante.
Elle est ouverte, prête à nourrir, à guérir et à soutenir.
Saint Paul (Romains 8, 35.37-39) nous livre ensuite l’une des
déclarations les plus puissantes de l’Écriture :
« Qui pourra nous séparer de l’amour du Christ ? » Rien. Ni la souffrance, ni la peur, ni la mort, ni l’inconnu.
L’amour de Dieu n’est pas fragile : il est victorieux.
Enfin,
l’Évangile
(Mateo 14:13–21)
nous montre cet amour en action. Jésus voit la foule et est « saisi de compassion ». Il ne la renvoie pas. Il la nourrit. Les disciples voient les limites : « Nous n’avons que cinq pains et deux poissons. » Jésus, lui, voit ce qui est possible : « Apportez-les-moi ici. »
C’est le cœur de la vie de disciple chrétien :
offrir notre petitesse pour que le Christ la multiplie.
Pour notre communauté paroissiale : nous sommes invités à faire confiance à Dieu, qui peut transformer notre temps, nos ressources et notre énergie limités en une grâce abondante pour les autres.
En tant que familles et communautés paroissiales, nous sommes appelés à nourrir les autres de l’amour du Christ et à nous encourager mutuellement à répondre généreusement à l’appel de Dieu.
Puissions-nous croire que lorsque nous confions nos vies au Seigneur, il peut multiplier nos efforts et faire de nous des instruments d’espérance, de service et de foi dans le monde.
La mission de l’Église, notre mission, ne dépend jamais de ce que nous avons, mais de ce qu’Il peut faire. Seigneur Jésus, apprends-nous à partager généreusement et à faire confiance à ton abondance. Que notre vie devienne une bénédiction pour les autres.
Saints Jean-Marie Vianney, Sixte II, Gaétan et Dominique,
priez pour nous.
Père Sebastien SASA, PhD, MPA
Curé de l’église catholique Saints-Pierre-et-Paul
Directeur du Centre missionnaire Saints Peter and Paul
West Valley City, UT, 2 août 2026
Dix-septième dimanche du temps ordinaire
Un cœur attentif au Royaume
Chers frères et sœurs,
Au cœur de la liturgie d’aujourd’hui se trouve une seule question : que désirez-vous vraiment recevoir de Dieu ?
Dans la
première lecture (1 Rois 3, 5. 7-12),
Salomon nous surprend. Dieu lui offre tout ce qu’il pourrait désirer — longue vie, richesse, victoire — mais Salomon demande plutôt
« un cœur attentif pour discerner le bien et le mal ». Comme le dit le texte : « Accorde donc à ton serviteur un cœur attentif pour gouverner ton peuple et discerner le bien et le mal. »
Il désire la sagesse non pour lui-même, mais pour accomplir la mission qui lui a été confiée.
C’est la clé de l’Évangile (Matthieu 13, 44-52). Jésus compare le Royaume à un trésor et à une perle, si précieux qu’une personne vend tout ce qu’elle possède pour l’acquérir. Le Royaume n’est pas un accessoire ; c’est la seule chose qui mérite qu’on lui donne tout. Le marchand et celui qui découvre le trésor ne sont pas téméraires : ils voient clair. Ils reconnaissent ce qui compte le plus.
Saint Paul (Romains 8, 28-30), dans sa lettre aux Romains, nous rappelle que lorsque nous choisissons le dessein de Dieu,
« tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu ».
La sagesse, le Royaume, le dessein de Dieu : ce ne sont pas des idées abstraites. Ce sont les repères qui orientent notre vie.
En tant que communauté paroissiale, comme Salomon, nous avons reçu une mission : bâtir une communauté qui reflète le Royaume de Dieu, accueillante, missionnaire, joyeuse et enracinée dans le Christ. Pour cela, nous avons besoin du même don que Salomon a demandé :
un cœur qui écoute. Un cœur qui écoute pour discerner ce qui compte vraiment, donner la priorité au Royaume plutôt qu’aux distractions, reconnaître l’œuvre de Dieu dans notre quotidien, choisir l’amour, la justice et la miséricorde lorsque le chemin est incertain.
Le Royaume est le trésor. La sagesse est la carte.
Le Christ est le guide.
Saints Marthe, Marie et Lazare, Pierre Chrysologue, Ignace de Loyola et Alphonse de Liguori, priez pour nous.
Père Sebastien SASA, PhD, MPA
Curé de l’église catholique Saints-Pierre-et-Paul
Directeur du Centre missionnaire Saints Peter and Paul
West Valley City, UT, July 26, 2026
Seizième dimanche du temps ordinaire
La patience qui transforme : le blé, l’ivraie et le Dieu qui attend
Chers frères et sœurs,
Les lectures du seizième dimanche du temps ordinaire
nous invitent à découvrir une vérité profonde sur le cœur de Dieu : il est assez puissant pour faire preuve de patience.
Le
Livre de la Sagesse (Sg 12, 13.16-19) nous rappelle que
la justice de Dieu découle de sa puissance, mais que sa maîtrise le conduit à user de clémence envers tous. Comme le dit le texte : « Tu juges avec indulgence et tu nous gouvernes avec beaucoup de ménagement. »
La force de Dieu ne s’exprime pas par la domination, mais par la miséricorde, en donnant à ses enfants « une belle espérance » et la possibilité de se repentir.
Saint Paul (Romains 8, 26-27) poursuit sur ce thème et nous montre que, même dans notre faiblesse, Dieu ne nous abandonne pas. L’Esprit intercède pour nous par des « gémissements inexprimables ». Quand nous ne savons pas comment prier, Dieu prie en nous. Quand nous nous sentons perdus, Dieu sonde nos cœurs.
Puis Jésus (Matthieu 13, 24-43) nous donne la parabole du blé et de l’ivraie. Les ouvriers veulent arracher l’ivraie tout de suite — comme nous voulons souvent des solutions rapides, des séparations nettes et une justice immédiate. Mais le maître répond : « Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson. »
Pourquoi ?
Parce que Dieu voit ce que nous ne voyons pas. Parce que Dieu sait qu’arracher les mauvaises herbes trop tôt risque d’abîmer le blé. Parce que la patience de Dieu n’est pas une faiblesse : c’est de l’amour.
La graine de moutarde et le levain le confirment :
le Royaume de Dieu grandit en silence, lentement, presque imperceptiblement. Ce qui commence petit devient un abri pour beaucoup. Ce qui semble insignifiant transforme toute la pâte.
Ce dimanche nous
invite à faire confiance au calendrier de Dieu, à être patients envers nous-mêmes et envers les autres, à laisser la grâce agir discrètement et à croire que Dieu fait pousser le blé, même lorsque nous ne voyons que de l’ivraie.
Et elle nous invite à imiter Dieu : « Les justes doivent être bons. » Saints Apollinaire, Laurent de Brindisi, Marie-Madeleine, Brigitte, Charbel Makhlouf et Jacques l’Apôtre, priez pour nous.
Père Sebastien SASA, PhD, MPA
Curé de l’église catholique Saints-Pierre-et-Paul
Directeur du Centre missionnaire Saints Peter and Paul
West Valley City, UT, le 19 juillet 2026
Quinzième dimanche du temps ordinaire
Semences d’espérance, fruits de la foi
Chers frères et sœurs,
Les lectures d’aujourd’hui nous invitent
à réfléchir à la puissance de la Parole de Dieu.
Par le
prophète Isaïe (Isaïe 55, 10-11),
Dieu nous assure que sa Parole ne revient jamais sans effet.
Comme la pluie qui abreuve la terre et fait naître la vie, le message de Dieu pénètre nos cœurs pour nous transformer et porter du fruit.
Dans l’Évangile (Matthieu 13, 1-23), Jésus raconte la parabole du semeur. La semence est la Parole de Dieu, mais le résultat dépend de la qualité du sol. Certains cœurs sont endurcis par l’indifférence, d’autres sont superficiels et se découragent facilement, tandis que d’autres encore sont accaparés par les soucis et les distractions.
Mais lorsque la Parole de Dieu trouve une terre fertile, elle produit une récolte abondante.
En tant que communauté paroissiale, nous sommes appelés à nous demander :
Quelle sorte de terre suis-je ? Est-ce que je prends le temps d’écouter Dieu ? Est-ce que je laisse sa Parole prendre racine dans ma vie quotidienne ?
La foi grandit lorsque nous prions, participons aux sacrements, servons les autres et demeurons fidèles dans les épreuves.
Saint Paul (Romains 8, 18-23)
nous rappelle que, même si nous connaissons la souffrance et les épreuves, la gloire de Dieu nous attend.
La vie chrétienne est un chemin d’espérance, dans la confiance que Dieu est à l’œuvre, même lorsque la croissance n’est pas immédiatement visible.
Puissions-nous ouvrir
nos cœurs au divin Semeur afin que nos vies portent des fruits d’amour, de miséricorde, de justice et de paix pour nos familles, notre paroisse et notre monde.
Saints Henri, Kateri Tekakwitha, Bonaventure, Notre-Dame du Mont-Carmel et Camille de Lellis,
priez pour nous.
Père Sebastien SASA, PhD, MPA
Curé de l’église catholique Saints-Pierre-et-Paul
Directeur du Centre missionnaire Saints Peter and Paul
West Valley City, UT, 12 juillet 2026
Quatorzième dimanche du temps ordinaire
Un roi doux qui apporte le repos
Chers frères et sœurs,
Les lectures d’aujourd’hui
nous révèlent une image de Dieu à la fois puissante et réconfortante : un roi qui vient non pas avec force, mais avec humilité et paix.
Le prophète Zacharie (Zacharie 9, 9–10) annonce un roi « humble, monté sur un âne », dont la mission est de bannir la guerre et de proclamer la paix à toutes les nations. Ce n’est pas un souverain qui domine, mais un roi qui réconcilie et guérit.
Le
psaume (Psaume 145:8–9)
nous rappelle la nature de ce roi :
« plein de grâce et de miséricorde, lent à la colère et riche en bonté ». Le Royaume de Dieu ne se construit pas sur la peur, mais
sur la compassion, en relevant ceux qui sont accablés et en soutenant ceux qui tombent (Psaume 145:13–14).
Dans l’Évangile (Matthieu 11, 28-30), Jésus nous révèle le cœur de cette promesse. Il nous invite personnellement : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. » Ce repos n’est pas seulement un soulagement physique, mais une profonde paix spirituelle. Le Christ ne supprime pas instantanément tous nos fardeaux, mais il nous propose de les porter avec nous. Son « joug est facile à porter », car il est partagé dans l’amour.
Saint Paul (Romains 8, 9.11-13)
nous rappelle que cette vie nouvelle vient de l’Esprit qui habite en nous. Lorsque nous choisissons de vivre selon l’Esprit plutôt que dans l’égoïsme,
nous faisons l’expérience de la vraie vie et de la liberté.
En tant que communauté paroissiale,
nous sommes appelés à refléter la douceur du Christ. Dans un monde souvent marqué par le stress et les divisions,
nous devons devenir des lieux d’accueil, de repos et de compassion.
Demandons-nous : les autres trouvent-ils la paix lorsqu’ils viennent dans notre communauté ? Aidons-nous à porter les fardeaux les uns des autres ?
Saints Maria Goretti, Augustin Zhao Rong et Benoît, abbé, priez pour nous.
Père Sebastien SASA, PhD, MPA
Curé de l’église catholique Saints-Pierre-et-Paul
Directeur du Centre missionnaire Saints Peter and Paul
West Valley City, UT, 5 juillet 2026
Treizième dimanche du temps ordinaire
Accueillir Dieu, vivre renouvelés
Frères et sœurs,
Permettez-moi de commencer par une simple question : comment accueillons-nous Dieu dans nos vies ? Pas seulement à la messe, mais aussi dans les moments ordinaires de chaque jour.
Faire une place à Dieu
Dans la
première lecture (2 Rois 4, 8-11. 14-16a), une femme accueille le prophète Élisée et lui prépare même une chambre. Elle fait une place à Dieu — et, grâce à cela, elle reçoit une vie nouvelle. Cela nous rappelle que :
quand nous faisons une place à Dieu, Dieu fait naître en nous une vie nouvelle.
Nous nous demandons donc : quelle place est-ce que je fais à Dieu aujourd’hui ?
Vivre une vie nouvelle
Saint Paul (Romains 6, 3-4.8-11) nous dit que, par le baptême, nous sommes morts avec le Christ et vivons désormais d’une vie nouvelle. Cela signifie que nous sommes appelés à nous libérer de ce qui nous retient — le péché, la peur, le ressentiment — et à recommencer. Chaque jour est une nouvelle occasion de vivre autrement.
Petits gestes, grand amour
Dans l’
Évangile (Matthieu 10, 37-42), Jésus nous demande de le mettre à la première place et nous rappelle que même offrir un verre d’eau fraîche compte.
Aucun geste d’amour n’est trop petit.
Une invitation toute simple : cette semaine, choisissez une petite action : accueillir quelqu’un, pardonner à quelqu’un, aider quelqu’un discrètement. Car lorsque nous accueillons le Christ chez les autres, nous sommes transformés.
Frères et sœurs,
lorsque nous accueillons Dieu, nous sommes transformés — et, par nous, d’autres sont bénis. Accueillons le Christ et vivons renouvelés.
Saints Pierre et Paul, apôtres, Junípero Serra et Thomas, apôtre, priez pour nous.
Père Sebastien SASA, PhD, MPA
Curé de l’église catholique Saints-Pierre-et-Paul
Directeur du Centre missionnaire Saints Peter and Paul
West Valley City, UT, 28 juin 2026
Douzième dimanche du temps ordinaire
N’ayez pas peur : Dieu est notre puissant défenseur
Chers frères et sœurs,
Les lectures d’aujourd’hui nous parlent avec force de la peur, de la souffrance et de la confiance en Dieu.
Le
prophète Jérémie (Jérémie 20, 10-13) décrit la douleur de la trahison et de la persécution, même de la part de ses amis, mais il proclame avec confiance :
« Le SEIGNEUR est avec moi, tel un vaillant guerrier. »
Malgré l’opposition, Jérémie choisit la foi plutôt que la peur et fait confiance à Dieu, qui voit tout et rendra justice.
Le
Psaume responsorial (Psaume 69, 8-10.14.17.33-35)
fait écho à cet appel à l’aide : « Seigneur, dans ton grand amour, réponds-moi. »
Il nous rappelle que Dieu écoute tout particulièrement ceux qui se sentent humiliés, rejetés ou accablés.
Dans l’
Évangile (Matthieu 10:26-33), Jésus parle directement à notre cœur :
« N’ayez pas peur. »
Il nous enseigne que Dieu nous connaît intimement — jusqu’au nombre de cheveux sur notre tête — et qu’il nous accorde une grande valeur. Cela signifie
qu’aucune peur, aucun rejet ni aucune souffrance ne devrait réduire notre foi au silence.
Dans notre vie quotidienne,
nous pouvons faire face à la critique, à l’incompréhension ou à la peur de défendre ce qui est juste. Comme Jérémie et les disciples,
nous sommes appelés à faire confiance à la présence de Dieu et à témoigner de notre foi avec audace. Quand nous avons peur, souvenons-nous :
nous ne sommes jamais seuls — Dieu est notre défenseur.
Saints Paulin de Nole, John Fisher, Jean-Baptiste, Thomas More et Cyrille d’Alexandrie, priez pour nous.
Père Sebastien SASA, PhD, MPA
Curé de l’église catholique Saints-Pierre-et-Paul
Directeur du Centre missionnaire Saints Peter and Paul
West Valley City, Utah, 21 juin 2026
Onzième dimanche du temps ordinaire
Appelés et envoyés : le peuple de Dieu en mission
Chers frères et sœurs,
Dans les lectures d’aujourd’hui,
il nous est rappelé que Dieu appelle son peuple non parce qu’il est parfait, mais parce qu’il l’aime.
Dans
le livre de l’Exode (Exode 19:2-6a),
Dieu dit aux Israélites qu’ils sont son « bien propre », une nation sainte choisie pour refléter sa présence dans le monde. Cette identité ne se mérite pas : c’est un don enraciné dans l’amour de l’Alliance.
Saint Paul (Romains 5, 6-11) approfondit ce message en nous rappelant que le Christ est mort pour nous « alors que nous étions encore pécheurs ». Dieu n’attend pas que nous soyons dignes de son amour ; au contraire, son amour nous transforme. Par Jésus, nous avons été réconciliés et renouvelés.
Dans l’
Évangile (Matthieu 9, 36—10, 8),
Jésus regarde les foules avec compassion, car elles sont « désemparées et abattues, comme des brebis sans berger ». Il ne se contente pas de prendre soin d’elles lui-même : il
envoie ses disciples poursuivre sa mission. Il leur rappelle — et nous rappelle — que « la moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux ».
En tant que communauté paroissiale,
nous sommes à la fois aimés de Dieu et envoyés en mission. Nous sommes
appelés à être un peuple saint qui sert, guérit et annonce le Royaume de Dieu. Chaque geste de bonté, chaque parole d’espérance, chaque témoignage d’amour fait partie de cette mission.
Nous avons reçu gratuitement ; nous sommes appelés à donner gratuitement.
Seigneur Jésus, merci de nous appeler à être ton peuple. Remplis nos cœurs de ton amour et de ta compassion. Envoie-nous servir les personnes dans le besoin et partager ta paix avec tous. Puissions-nous donner librement, comme nous avons reçu.
Père Sebastien SASA, PhD, MPA
Curé de l’église catholique Saints-Pierre-et-Paul
West Valley City, 14 juin 2026
Solennité du Très Saint Corps et Sang du Christ
Pain vivant, Parole vivante : unité et gratitude
Chers frères et sœurs,
Les lectures d’aujourd’hui nous rappellent que Dieu pourvoit à nos besoins de façons qui vont bien au-delà de nos besoins matériels.
Dans le Deutéronome (Deutéronome 8, 2-3, 14b-16a), le peuple est appelé à se souvenir que Dieu l’a nourri de manne dans le désert, non seulement pour apaiser sa faim, mais aussi pour lui enseigner que « l’homme ne vit pas seulement de pain », mais de toute parole qui vient de Dieu.
Ce message trouve son accomplissement
dans l’Évangile (Jean 6, 51-58), où
Jésus se proclame « le pain vivant descendu du ciel ». L’
Eucharistie n’est pas un simple symbole ;
elle nous fait réellement participer à sa vie. Comme
nous le rappelle saint Paul (1 Corinthiens 10, 16-17), même si nous sommes nombreux,
nous devenons un seul corps en prenant part à ce pain unique.
Dans la vie paroissiale,
cette vérité nous appelle à l’unité et à la gratitude. Chaque fois que nous nous rassemblons à l’autel,
nous sommes nourris non seulement comme individus, mais aussi comme communauté. Le Christ entre dans nos vies pour que nous devenions sa présence auprès des autres : nourrir les affamés, réconforter ceux qui sont épuisés et fortifier les faibles.
Nos célébrations eucharistiques doivent être
joyeuses,
bien préparées et
ancrées dans l’unité. L’Eucharistie
fortifie notre foi, soutient les malades et nous accompagne dans la vie et dans la mort.
Seigneur Jésus, pain vivant descendu du ciel, nourris nos cœurs de ta présence et unis-nous en un seul corps. Aide-nous à vivre chaque jour ta Parole et à devenir du pain pour les autres.
Sacré-Cœur de Jésus, Cœur immaculé de Marie, saints Éphrem, Barnabé et Antoine de Padoue, priez pour nous, afin que nous mettions en pratique « Les implications sociales du mystère eucharistique ».
Père Sebastien SASA, PhD, MPA
Curé de l’église catholique Saints-Pierre-et-Paul
West Valley City, 7 juin 2026
La solennité de la Très Sainte Trinité
Unis dans l’amour : appel trinitaire à la miséricorde et à la vie communautaire
Chers frères et sœurs,
Les lectures d’aujourd’hui nous invitent à entrer dans le mystère de l’amour de Dieu, révélé comme miséricorde, unité et salut.
Dans
l’Exode (Exode 34:4b-6, 8-9),
Moïse rencontre un Dieu « miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité ». Ce n’est pas un
Dieu lointain ou sévère, mais
un Dieu qui désire cheminer avec son peuple malgré ses fautes. Moïse demande avec audace à Dieu de rester avec eux, faisant confiance à sa miséricorde même face à la faiblesse humaine.
Le psaume (Daniel 3, 52, 53, 54, 55, 56) poursuit ce thème de la louange en invitant toute la création à glorifier pour toujours le saint nom de Dieu. Il nous rappelle que le culte ne se résume pas aux paroles : c’est aussi une vie guidée par la gratitude et la révérence.
Dans la lettre aux Corinthiens (2 Corinthiens 13, 11-13), nous recevons des conseils concrets pour vivre en communauté : « Réjouissez-vous… encouragez-vous mutuellement… soyez d’accord entre vous, vivez en paix. » La Trinité n’est pas seulement une réalité à laquelle nous croyons, c’est une réalité que nous vivons. Nous reflétons l’amour de Dieu lorsque nous bâtissons l’unité, nous nous pardonnons les uns les autres et nous demeurons dans la paix.
Enfin,
l’Évangile (Jean 3:16-18)
révèle toute la profondeur de l’amour de Dieu : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique. »
Jésus n’a pas été envoyé pour condamner, mais pour sauver. Ce message est au cœur de notre foi : Dieu vient à notre rencontre avec amour, offrant la vie et l’espérance à tous ceux qui croient.
En tant que communauté paroissiale,
nous sommes appelés à incarner cet amour.
Soyons miséricordieux comme le Père, unis dans l’Esprit et fidèles dans le Christ, afin que nos vies deviennent un témoignage vivant de l’amour salvateur de Dieu.
Saints Justin, Marcellin et Pierre, Charles Lwanga et ses compagnons, Boniface et Norbert, priez pour nous !
Père Sebastien SASA, PhD, MPA
Curé de l’église catholique Saints-Pierre-et-Paul
West Valley City, 31 mai 2026
Dimanche de la Pentecôte
La Pentecôte : un seul Esprit, une seule mission
Chers frères et sœurs,
La Pentecôte révèle le cœur du rêve de Dieu pour l’Église :
l’unité dans la diversité, la mission dans la communion, le courage né de l’Esprit.
La
première lecture (Actes 2:1-11) nous dit que
« tous étaient réunis au même endroit… et tous furent remplis de l’Esprit Saint » (Actes 2).
Ce qui avait commencé derrière des portes closes est devenu une proclamation entendue par des peuples de toutes les nations.
L’Esprit n’efface pas les différences : il les rend fécondes.
Saint Paul (1 Corinthiens 12, 3b-7. 12-13)
nous rappelle qu’« il y a diversité de dons, mais c’est le même Esprit… À chacun est donnée la manifestation de l’Esprit en vue du bien commun » (1 Co 12).
Dans notre paroisse, cela signifie que chaque culture, chaque langue et chaque histoire familiale n’est pas un obstacle, mais un don. L’Esprit forme un seul Corps à partir de nombreux membres.
Dans
l’Évangile (Jean 20, 19-23),
Jésus ressuscité entre dans une pièce où règne la peur et y apporte la paix : « Recevez l’Esprit Saint » (Jn 20).
La Pentecôte n’est pas seulement un événement passé, mais aussi une invitation pour aujourd’hui.
Le même Esprit qui a transformé les disciples veut renouveler notre paroisse aujourd’hui :
guérir les blessures, ouvrir les portes et nous envoyer comme missionnaires de la miséricorde.
Que cette Pentecôte fasse de nous une communauté où chacun se sent accueilli, où chaque don est valorisé et où chaque disciple baptisé sait qu’il est envoyé en mission.
Saints Philippe Néri, Augustin de Cantorbéry et Paul VI, priez pour nous !
Père Sebastien SASA, PhD, MPA
Curé de l’église catholique Saints-Pierre-et-Paul
West Valley City, 24 mai 2026
L’Ascension du Seigneur
Présence et absence de Jésus : une force pour la mission
Chers frères et sœurs,
L’Ascension du Seigneur ne marque pas la fin de la mission de Jésus ; c’est le moment où cette mission nous est confiée.
Dans
la première lecture (Ac 1, 1-11), les disciples restent les yeux levés vers le ciel, stupéfaits tandis que Jésus est « élevé, et une nuée le déroba à leurs yeux » (Ac 1, 9).
Mais les anges leur rappellent aussitôt que ce n’est pas le moment de rester figés, mais d’agir. Jésus monte au ciel
non pour nous quitter, mais pour nous
donner la force d’agir. Il promet : « Vous allez recevoir une force, celle de l’Esprit Saint qui viendra sur vous ; vous serez alors mes témoins […] jusqu’aux extrémités de la terre » (Ac 1, 8).
L’Ascension est le pont entre la joie de Pâques et le feu de la Pentecôte.
Saint Paul (Éphésiens 1, 17-23) approfondit cette vision : le Christ siège désormais « bien au-dessus de toute principauté et de tout pouvoir » (Ep 1, 21), et l’Église, c’est-à-dire nous, est son Corps, rempli de sa vie et de son autorité. Notre mission découle de sa victoire.
Dans l’Évangile (Matthieu 28, 16-20), Jésus confie la grande mission : « Allez… faites des disciples… baptisez… enseignez… Et moi, je suis avec vous tous les jours » (Mt 28, 19-20). Il nous envoie, mais il ne s’éloigne pas. Sa présence devient plus profonde, plus universelle, plus intime.
Aujourd’hui, nous célébrons un Seigneur qui s’élève non pas pour s’éloigner de nous, mais pour entraîner toute la création vers le haut avec lui. Nous ne sommes pas des spectateurs qui regardent le ciel : nous sommes des disciples envoyés dans le monde.
L’Ascension nous appelle à lever les yeux, à ouvrir nos cœurs et à nous engager dans la mission qui nous est confiée.
Marie, Étoile de l’évangélisation et Mère de la mission, saints Jean Ier, Bernardin de Sienne, Christophe Magallanes et Rita de Cascia, priez pour notre communauté afin que nous soyons des missionnaires d’espérance, de paix et de justice.
Père Sebastien SASA, PhD, MPA
Curé de l’église catholique Saints-Pierre-et-Paul
West Valley City, 17 mai 2026
Sixième dimanche de Pâques
Une Église vivante qui fait confiance à l’Esprit :
Grandir ensemble dans la foi
Chers frères et sœurs,
Les lectures d’aujourd’hui
nous parlent d’une Église vivante, guidée et jamais abandonnée. Trois mots nous accompagnent ce dimanche :
confiance, vie et joie.
Dans les Actes des Apôtres (Actes 8, 5-8.14-17), Philippe se rend en Samarie et proclame le Christ ; le peuple accueille son message avec joie. Des guérisons ont lieu, le mal est chassé et les cœurs s’ouvrent. Là où le Christ est proclamé, la vie change et la joie s’ensuit. Pourtant, l’histoire ne s’arrête pas au baptême. Pierre et Jean arrivent pour que les nouveaux croyants reçoivent l’Esprit Saint, nous rappelant que la foi n’est pas seulement un commencement, mais une vie qui doit être fortifiée et soutenue par l’Esprit de Dieu.
Dans l’
Évangile (Jean 14, 15-21),
Jésus fait une promesse qui touche directement nos vies : « Je ne vous laisserai pas orphelins. »
Aimer Jésus n’est pas qu’un sentiment, c’est une manière de vivre : garder ses commandements, lui rester fidèles et avoir confiance en sachant que nous ne sommes jamais seuls.
Le Défenseur, l’Esprit de vérité, demeure avec nous et en nous. Même si le Christ n’est plus visible aux yeux du monde,
il vit en nous, nous guide et nous conduit vers le Père.
Saint Pierre (1 Pierre 3:15-18) nous rappelle que
cette espérance est faite pour être partagée. Nous sommes
appelés à rendre raison de notre espérance, non avec colère ni crainte, mais avec douceur et respect. Dans un monde qui remet souvent la foi en question,
notre témoignage paisible, notre courage et notre amour peuvent parler plus fort que les mots.
Les lectures d’aujourd’hui nous invitent à faire confiance à l’Esprit Saint, à vivre notre foi avec audace et à nous réjouir, sachant que Dieu ne nous a pas abandonnés, mais qu’il marche toujours avec nous.
Père Sebastien SASA, PhD, MPA
Curé de l’église catholique Saints-Pierre-et-Paul
West Valley City, 10 mai 2026
Cinquième dimanche de Pâques
« Je suis le Chemin » : une foi qui devient service
Chers frères et sœurs,
Les lectures d’aujourd’hui nous rappellent
que la foi ne se vit jamais seulement en paroles, mais dans le service et la confiance.
Dans
les Actes des Apôtres (Actes 6, 1-7),
la première communauté chrétienne fait face à un véritable problème : certaines veuves sont négligées. Au lieu d’ignorer la situation,
les apôtres écoutent, prient et invitent d’autres personnes à se mettre au service de la communauté. Ce passage nous enseigne que
l’Église grandit lorsque chacun met ses dons au service de tous.
La
deuxième lecture (1 Pierre 2, 4-9) nous dit que
nous sommes des « pierres vivantes », appelées à former une maison spirituelle. Notre foi n’est pas passive.
Par le Christ, pierre angulaire, Dieu fait de nous un peuple saint dont la vie annonce sa lumière au monde.
Dans
l’Évangile (Jean 14, 1-12),
Jésus apaise le cœur troublé de ses disciples et déclare : « Je suis le chemin, la vérité et la vie. » Jésus ne se contente pas de nous montrer un chemin : il est le chemin.
Le connaître, c’est connaître le Père, et croire en lui, c’est poursuivre son œuvre par l’amour, le service et la foi.
En tant que communauté paroissiale, nous sommes invités
à faire confiance au Christ,
à marcher sur son chemin et
à nous servir les uns les autres avec générosité, avec la certitude que Dieu agit parmi nous.
Marie, Mère de la foi et du service, prie pour nous, afin que notre communauté paroissiale soit un foyer où la foi se vit en actes, au service de notre ville de West Valley City et de toute notre Église locale de Salt Lake City.
Père Sebastien SASA, PhD, MPA
Curé de l’église catholique Saints-Pierre-et-Paul
West Valley City, 3 mai 2026
Quatrième dimanche de Pâques
Journée mondiale de prière pour les vocations
« Je suis la porte » : suivre la voix du Berger
Chers frères et sœurs,
En ce dimanche du Bon Pasteur, l’Église nous invite à méditer sur l’amour attentionné du Christ, qui connaît ses brebis et donne sa vie pour elles.
Dans l’
Évangile d’aujourd’hui, Jésus nous parle avec
clarté et
tendresse : « Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé. »
Il est à la fois le Pasteur qui nous guide et la porte par laquelle nous trouvons la sécurité, notre place et la vraie vie.
Le psaume (Psaume 23, 1-3a.3b-4.5.6) fait écho à cette promesse par des paroles de réconfort et de confiance. Le Seigneur marche avec nous dans toutes nos vallées, nous guide avec son bâton et sa houlette et nous mène vers des lieux de repos et de renouveau. Même dans les moments de peur ou d’incertitude, le Bon Pasteur n’abandonne jamais son troupeau.
La première lecture
tirée des Actes des Apôtres
(Ac 2, 14a, 36-41),
montre ce qui se passe lorsque les personnes écoutent vraiment la voix du Berger.
Touchés au cœur par la proclamation de Pierre, des milliers de personnes se tournent vers le Christ, se repentent, reçoivent le baptême et rejoignent une nouvelle communauté.
Suivre le Bon Pasteur mène toujours à la conversion, à la communion et à la mission.
En ce dimanche du Bon Pasteur, nous prions aussi pour ceux qui incarnent particulièrement l’amour pastoral du Christ : les pasteurs, les personnes consacrées, les missionnaires et tous ceux qui discernent une vocation au service du peuple de Dieu.
En tant que
famille paroissiale, par l’intercession des saints Pierre Chanel, Louis Grignion de Montfort, Catherine de Sienne, Pie V, Joseph Travailleur et Athanase, puissions-nous apprendre à reconnaître plus clairement la voix du Christ, à faire davantage confiance à sa direction et à le suivre courageusement vers la vie en abondance qu’il nous promet.
Père Sebastien SASA, PhD, MPA
Curé de l’église catholique Saints-Pierre-et-Paul
West Valley City, 26 avril 2026
Troisième dimanche de Pâques
D’Emmaüs à la mission : vivre la joie de la Résurrection
Chers frères et sœurs,
« Leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent. » Quelle consolation de savoir que Jésus vient à notre rencontre personnellement. À chaque Eucharistie, il marche avec nous, nous parle par sa Parole et nous permet de le reconnaître comme celui qui nous aime, nous sauve et ne nous abandonne jamais. Il nous donne la force de proclamer qu’il est vivant, comme l’a fait Pierre (Actes 2, 14.22b-33). Par son précieux Sang (1 P 1, 17-21), notre foi et notre espérance sont solidement ancrées en Dieu.
Pâques parle à nos cœurs, surtout lorsque notre foi semble fragile. Beaucoup parmi nous — jeunes, couples, prêtres et familles — portent des doutes, de la lassitude ou des craintes silencieuses. Comme les disciples sur le chemin d’Emmaüs (Lc 24, 13-35), il se peut que nous ne remarquions pas toujours que le Seigneur ressuscité est à nos côtés, à l’écoute avec patience et nous guidant avec douceur.
Aujourd’hui, Jésus nous dit à chacun :
N’ayez pas peur. Revenez à la table du Seigneur. Laissez-le demeurer auprès de vous.
Quand nous ouvrons notre cœur et l’accueillons, la tristesse cède la place à l’espérance, et notre cœur se remet à brûler d’une vie nouvelle. Aujourd’hui, frère et sœur, Jésus te dit :
« Réveille-toi » de ta tristesse, de tes peurs, de tes angoisses, et viens à la célébration du dimanche — et pourquoi pas aussi à celle de chaque semaine !
L’Esprit nous renouvelle non pas pour nous seuls, mais afin que,
par notre fidélité dans les engagements de chaque jour, nous témoignions discrètement de la joie de la Résurrection.
Que ce temps pascal
renouvelle nos cœurs, fortifie notre foi et nous comble d’une paix durable.
Père Sebastien SASA, PhD, MPA
Curé de l’église catholique Saints-Pierre-et-Paul
West Valley City, 19 avril 2026
Dimanche de la Divine Miséricorde
Bâtir une communauté de foi : une mission qui nous concerne tous
Chers frères et sœurs,
En ce
dimanche de la Divine Miséricorde, la Parole de Dieu nous révèle comment
le Christ ressuscité vient à notre rencontre avec miséricorde, paix et vie nouvelle.
Dans les
Actes des Apôtres (Ac 2, 42-47), nous découvrons
une communauté transformée par la Résurrection. Unis dans la foi, la prière et la fraction du pain, les premiers chrétiens vivaient avec un cœur généreux et se souciaient profondément les uns des autres. Leur vie en communauté était un signe éloquent de l’action de la miséricorde de Dieu parmi eux, et « le Seigneur leur adjoignait ceux qui allaient être sauvés ».
Le « terminus ad quem » (but) du processus d’évangélisation de notre famille Saints Peter and Paul est « de bâtir une communauté de foi où les frères et sœurs CROIENT, CÉLÈBRENT et VIVENT ensemble la Bonne Nouvelle ». La
communauté de Luc
(Actes 2, 42-47) est l’idéal, un modèle pour notre famille paroissiale de West Valley City. Une véritable communauté de foi catholique doit s’appuyer sur les
quatre piliers de la communauté de Luc : « Ils étaient assidus à l’enseignement des apôtres et à la
communion fraternelle, à la
fraction du pain et
aux prières. »
Malgré
nos différences de couleur de peau et d’origine (peuples autochtones, Europe, Afrique, Asie, Océanie, Amériques),
notre statut social ou migratoire, nous sommes tous rassemblés autour de notre Sauveur, qui nous donne une Vie nouvelle.
Toutes les barrières de haine, de racisme et d’égoïsme doivent tomber pour faire place à l’amour, à la miséricorde, à la joie et à la paix.
Notre diversité est une richesse, et nous ne sommes pas des ennemis. Nous avons formé un
magnifique arc-en-ciel. Dieu est avec nous
et, dans sa grande miséricorde, il nous fait renaître
(1 P 1, 3-9)
pour accomplir cette mission. C’est Pâques !
Dans l’
Évangile (Jean 20, 19-31), Jésus apparaît à ses disciples derrière des portes verrouillées et leur offre son premier don : « La paix soit avec vous. » Il leur montre ses blessures, non comme des signes de défaite, mais comme les signes durables d’un amour miséricordieux. En soufflant sur eux l’Esprit Saint, il leur confie le ministère du pardon, faisant de la miséricorde le cœur de la mission de l’Église.
Le combat intérieur de Thomas rejoint tous ceux qui éprouvent parfois des difficultés à croire. Jésus ne le rejette pas,
mais l’invite à faire personnellement l’expérience de la miséricorde. Sa réponse, « Mon Seigneur et mon Dieu ! », jaillit de la patience et de la compassion dont il a été accueilli.
Jésus bénit ensuite tous ceux qui croiront sans avoir vu et nous invite à faire confiance à sa miséricorde, même lorsque notre foi est mise à l’épreuve.
Le dimanche de la Divine Miséricorde nous rappelle
que la foi ne s’appuie pas uniquement sur des certitudes, mais aussi sur la miséricorde donnée gratuitement. Fortifiés par la Résurrection,
nous sommes appelés à être témoins de la miséricorde, par le pardon, l’unité, la générosité et la paix, afin que d’autres viennent à croire et trouvent la vie en son nom.
Que la joie de Pâques fasse de nous
de véritables ambassadeurs de la paix et de la miséricorde,
comme nous l’enseigne sœur Faustine Kowalska et comme Jésus lui-même confie à ses amis la
mission de remettre les péchés des hommes
(Jn 20, 19-31)
Père Sebastien SASA, PhD, MPA
Curé de l’église catholique Saints-Pierre-et-Paul
West Valley City, 12 avril 2026
Dimanche de Pâques
N’ayez pas peur : le Christ est ressuscité
Chers frères et sœurs,
Avant même que le soleil ne se lève tout à fait, les femmes se sont rendues au tombeau, le cœur lourd de chagrin, d’amour et de questions sans réponse. Elles y ont plutôt trouvé un tombeau vide et une promesse vivante : il n’est pas ici. Il est ressuscité.
Pâques commence non par une certitude, mais par l’émerveillement.
La peur et la joie cheminent ensemble tandis que la pierre est roulée et que le silence de la mort est brisé. Dieu a agi d’une manière à laquelle personne ne s’attendait. Ce qui semblait terminé ne faisait que commencer.
Dans les paroles de Pierre (Actes 10, 34a.37-43), nous entendons le cœur de la proclamation de l’Église : Jésus allait de lieu en lieu en faisant le bien, apportant guérison et espérance, et même la mort n’a pas pu le retenir. Dieu l’a ressuscité le troisième jour. C’est cette histoire que nous portons, cette vérité qui nous a été confiée, non comme un passé lointain, mais comme une espérance vivante. La Résurrection nous dit que l’amour est plus fort que la violence, la miséricorde plus forte que le péché et la vie plus forte que la tombe.
Le psaume (Psaume 118, 1-2.16-17.22-23) donne voix à notre joie pascale : « Voici le jour que fit le Seigneur, qu’il soit pour nous jour de fête et de joie ! » Aujourd’hui n’est pas un jour comme les autres sur le calendrier. C’est un tournant sacré. La pierre rejetée est devenue la pierre d’angle. Dieu se plaît à tout renouveler, même nous.
Saint Paul (Colossiens 3:1-4)
nous invite avec douceur à élever notre regard et notre cœur. Si nous sommes ressuscités avec le Christ, alors
nous sommes appelés à vivre autrement : à rechercher les réalités d’en haut tout en cheminant fidèlement ici-bas. Notre vie est désormais cachée avec le Christ en Dieu, façonnée par l’espérance, enracinée dans l’amour et destinée à la gloire.
Dans l’Évangile (Matthieu 28, 1-10), Jésus ressuscité rencontre les femmes sur le chemin. Il n’attend pas qu’elles soient parfaitement préparées ou sans peur. Il les rejoint telles qu’elles sont et leur adresse des paroles que nous avons encore besoin d’entendre : « N’ayez pas peur. » Puis il les envoie annoncer la nouvelle aux autres, partager leur joie et témoigner de la vie nouvelle.
En tant que communauté paroissiale, nous nous tenons dans cette même lumière pascale. Nous sommes un peuple envoyé depuis un tombeau vide vers un monde qui attend. Que la joie de la Résurrection adoucisse nos cœurs, renouvelle notre foi et guide nos pas. Le Christ est ressuscité et, parce qu’il vit, l’espérance vit en nous. Alléluia.
Père Sebastien SASA, PhD, MPA
Curé de l’église catholique Saints-Pierre-et-Paul
West Valley City, 5 avril 2026
Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur
L’espérance renaît entre les mains d’un Dieu plein d’amour
Chers frères et sœurs,
Nous entrons dans ce dimanche des Rameaux le cœur rempli de gratitude, en faisant mémoire de l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem. Nous nous réjouissons avec nos frères et sœurs de l’OCIA, qui ont achevé leur scrutin et reçu le Credo et le Notre Père.
Tout au long de ce Carême,
notre famille paroissiale Saints-Pierre-et-Paul a accueilli la grâce de Dieu par l’Eucharistie, le jeûne, les œuvres de charité, le chemin de croix, les temps de formation et les retraites diocésaines. En recherchant la réconciliation avec Dieu et entre nous, nous avons préparé nos cœurs à entrer dans la
Semaine sainte et à cheminer ensemble durant le
Triduum pascal, jusqu’à la joie de la
Résurrection.
En ce jour sacré, nous méditons sur la « fécondité mystérieuse de la souffrance et de la mort ». Ce message s’adresse avec douceur à toutes les personnes qui souffrent ou sont découragées, près ou loin. Nous portons dans notre prière toutes celles et ceux qui souffrent des conflits, des épreuves ou de la mission ; les malades, les enfants, les familles et toutes les personnes qui servent l’Église dans diverses vocations.
Le Serviteur souffrant d’
Isaïe 50, 4–7 nous rappelle que
Dieu est proche de tous les cœurs meurtris. Fortifiés par l’Eucharistie, source de notre miséricorde, nous sommes invités à vivre notre
sacerdoce baptismal en offrant prière, compassion et aide concrète à ceux qui sont accablés.
Dieu reste fidèlement à nos côtés.
Dans
Philippiens 2, 6-11 et
Matthieu 26, 14–27, 66, nous contemplons
le Christ, le véritable Serviteur souffrant. Bien qu’il soit le Fils de Dieu,
il a humblement assumé notre humanité et accepté la Croix pour notre salut.
Par lui, nous découvrons que la souffrance aussi peut porter le fruit d’une vie nouvelle.
Mes frères et sœurs, demeurons fidèles à Dieu, au Christ et à son Église. Honorons les engagements que nous avons pris, que ce soit dans le mariage, la vie religieuse, le sacerdoce ou simplement comme disciples qui s’efforcent de suivre le Seigneur chaque jour. Que nos vies proclament avec humilité et sincérité que
« Jésus est Seigneur ».
À l’approche du
Jeudi saint, du
Vendredi saint, de la
veillée pascale et de la célébration de la
Résurrection, je vous lance cet appel du fond du cœur : vivons pleinement ces jours saints, non pas en spectateurs, mais en participants. Soyons présents, prions avec ferveur, soutenons-nous les uns les autres et laissons le Christ nous rapprocher de lui.
Que la paix et la joie du Christ ressuscité remplissent vos cœurs.
JOYEUSES ET SAINTES PÂQUES À VOUS TOUS.
Père Sebastien SASA, PhD, MPA
Curé de l’église catholique Saints-Pierre-et-Paul
West Valley City, 29 mars 2026
DEUXIÈME DIMANCHE DE CARÊME
Avancer dans la foi, confiants dans la promesse de Dieu
Chers frères et sœurs,
En ce
deuxième dimanche de Carême, la Parole de Dieu nous invite à
réfléchir au cheminement de la foi. Comme Abram (Genèse 12, 1-4a), appelé à quitter ce qui lui était familier et à faire confiance à la promesse de Dieu, nous sommes nous aussi souvent appelés à avancer vers l’inconnu. La promesse de Dieu n’est pas seulement pour notre propre bénédiction : elle nous est faite afin que nous devenions une bénédiction pour les autres.
Le psalmiste (Psaume 33, 4-5. 18-19. 20. 22) nous rappelle que la miséricorde de Dieu est toujours présente pour ceux qui mettent leur confiance dans le Seigneur. Dans les moments d’incertitude ou d’épreuve,
nous sommes invités à espérer en la bonté de Dieu, sachant que son amour nous entoure même dans les moments les plus difficiles.
Saint Paul (2 Timothée 1:8b-10), écrivant à Timothée, nous encourage à prendre notre part de souffrances pour l’Évangile, en nous appuyant non sur nos propres forces, mais sur la grâce et la puissance qui viennent de Dieu.
Notre appel prend racine dans la grâce, et la victoire du Christ sur la mort nous donne l’espérance et le courage de persévérer.
Enfin,
l’Évangile (Matthieu 17, 1-9) relate la
Transfiguration, où les disciples contemplent la gloire de Jésus et entendent la voix du Père : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie ; écoutez-le. »
Dans les moments d’émerveillement ou de peur, Jésus nous rassure : « Relevez-vous et soyez sans crainte. » Au fil de notre vie, puissions-nous
écouter Jésus, avoir confiance en sa présence et trouver force dans ses paroles.
Que pouvons-nous faire à la lumière de la Parole de Dieu en ce deuxième dimanche de Carême ? En tant que paroisse, prenons ces messages à cœur : cette semaine,
allons à la rencontre d’une personne dans le besoin, offrons-lui un mot d’encouragement ou un coup de main, comme Dieu nous appelle à être une bénédiction pour les autres.
prions chaque jour pour avoir le courage de faire confiance à la guidance de Dieu, surtout face à l’incertitude ou au changement.
Écoutons attentivement Jésus dans la prière et les Écritures, et laissons ses paroles guider nos actions et nos décisions.
Saintes Katharine Drexel, Casimir, Perpétue et Félicité, priez pour nous afin que cette semaine soit l’occasion de renouveler notre confiance en Dieu, d’écouter Jésus plus attentivement et d’avancer dans la foi, certains que les promesses de Dieu sont sûres et que sa miséricorde ne faillit jamais.
Père Sebastien SASA, PhD, MPA
Curé de l’église catholique Saints Peter Paul
West Valley City, UT
West Valley City, 1er mars 2026
PREMIER DIMANCHE DE CARÊME
L’Esprit Saint : compagnon sur le chemin de l’écoute, du jeûne et de la conversion
Chers frères et sœurs,
Nous commençons le
temps liturgique du Carême par la célébration du mercredi des Cendres. Comme l’a dit le
pape Léon XIV dans son message de Carême, c’est
« un temps de conversion » durant lequel,
ensemble, nous
écoutons attentivement la Parole de Dieu et
jeûnons. La Parole de Dieu pour ce
premier dimanche de Carême nous propose les thèmes suivants pour mieux comprendre le chemin qui nous attend :
la création et la dignité de l’humanité, la réalité et les conséquences du péché, la nécessité de la conversion, le don de la miséricorde divine, la promesse de la rédemption par le Christ, le défi de la tentation et l’appel à vivre selon la parole de Dieu.
La Création et la nature humaine
La première lecture décrit la création de l’humanité par Dieu et souligne que les êtres humains sont façonnés à partir de la terre et animés par le souffle de Dieu. Cela met en lumière le lien étroit entre Dieu et l’humanité, ainsi que la dignité inhérente à la création de l’être humain à l’image de Dieu. Le récit présente également le libre arbitre et la tentation : Adam et Ève sont placés dans le jardin et confrontés au serpent. En choisissant de manger du fruit de l’arbre de la connaissance, ils prennent conscience du péché et se séparent de Dieu. Nous sommes appelés à nous respecter nous-mêmes et à respecter les autres (honnêteté, réconciliation, harmonie), à reconnaître la dignité inhérente à chaque personne et à la manifester par la bonté, l’équité et le respect d’autrui, quelles que soient les différences.
En cette année jubilaire de saint François d’Assise, nous sommes appelés à prendre soin de l’environnement et de ses ressources, en reconnaissant que la création est un don confié à l’humanité et dont nous sommes les gardiens.
Le péché et ses conséquences
La Genèse et l’Épître aux Romains (Romains 5, 12-19) s’intéressent toutes deux à l’entrée du péché dans le monde. La Genèse relate le premier acte de désobéissance, tandis que l’Épître aux Romains explique comment le péché, par Adam, touche toute l’humanité. Le thème ici est l’universalité du péché et ses conséquences : la mort et l’éloignement de Dieu. L’Épître aux Romains oppose aussi la condamnation entraînée par la désobéissance d’Adam à la justification et à la vie apportées par l’obéissance du Christ, mettant en lumière les notions théologiques de péché originel et de rédemption. Nous devons donc faire chaque jour ou chaque semaine un examen de conscience et, lorsque nous avons commis une faute, demander pardon à Dieu et aux personnes que nous avons blessées (dans la prière personnelle, par la confession ou en réparant le tort causé dans nos relations).
Miséricorde divine et pardon
Le psaume (Psaume 51, 3-4, 5-6, 12-13, 17) est une prière pour demander miséricorde, pardon et renouveau. Il exprime la reconnaissance humaine du péché et le besoin de la compassion de Dieu. Le refrain répété, « Pitié, Seigneur, car nous avons péché », souligne le thème du repentir et l’espérance d’être rétablis par la grâce de Dieu. La miséricorde de Dieu est accessible à tous ceux qui se repentent sincèrement. Nous aurons à faire preuve de miséricorde et à pardonner aux autres, même lorsque c’est difficile. Cela peut guérir les relations et instaurer la paix (confession, prières, repentir).
Rédemption et grâce
Dans sa lettre aux Romains, Paul développe le thème de la rédemption : le péché est entré dans le monde par un seul homme (Adam), tandis que la grâce et la justification viennent par un seul homme (Jésus-Christ). Cela introduit le concept théologique du salut par la grâce, en opposant les effets de la faute d’Adam à l’acte juste du Christ. Le passage affirme que l’obéissance du Christ apporte la justice et la vie à beaucoup, fondant ainsi la foi chrétienne au salut.
Par le Christ, la grâce et la justification sont offertes à tous et nous libèrent des effets du péché. Voici deux façons d’agir : faire confiance à la grâce de Dieu, surtout dans les moments d’échec ou de découragement, et encourager les autres en partageant des témoignages de transformation et d’espérance, dans notre vie personnelle comme au sein de notre communauté.
La tentation et la fidélité
L’Évangile (Matthieu 4, 1-11) relate la tentation de Jésus au désert.
Jésus résiste aux propositions du diable en s’appuyant sur la Parole de Dieu, faisant preuve de fidélité et d’obéissance. Ce passage souligne l’importance de faire confiance à Dieu, de résister à la tentation et de vivre selon les vérités spirituelles plutôt que selon les besoins matériels. Les réponses de Jésus au diable montrent
comment les croyants sont appelés à affronter la tentation avec foi et à l’aide des Écritures. La tentation est une expérience universelle, mais la fidélité et le recours à la Parole de Dieu (en lisant et méditant régulièrement les Écritures) nous donnent la force d’y résister.
Vivre selon la Parole de Dieu
Le verset qui précède l’Évangile (Matthieu 4, 4b) et la réponse de Jésus dans Matthieu soulignent que la vraie vie ne se trouve pas dans la nourriture matérielle, mais dans toute parole qui vient de Dieu. Ce thème nous invite à nous fier à la révélation divine et à nous nourrir spirituellement. Nous devons accorder la priorité à la nourriture spirituelle (prière, réflexion et étude de la Parole de Dieu) et prendre des décisions guidées par des principes spirituels plutôt que par des considérations matérielles.
Saints Polycarpe et Grégoire de Narek, priez pour nous
afin qu’avec l’aide de l’Esprit Saint, à l’écoute de sa Parole, par le jeûne et la conversion, nous approfondissions notre relation avec Dieu et avec les autres, et bâtissions une communauté plus juste et plus compatissante.
Père Sebastien SASA, PhD, MPA
Curé de l’église catholique Saints Peter Paul
West Valley City, UT
West Valley City, 22 février 2026
SIXIÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE
Catholique : choisir la vie, rechercher la sagesse de Dieu et vivre avec intégrité et amour
Chers frères et sœurs,
À la suite des Béatitudes proclamées dimanche dernier, le Sermon sur la montagne se poursuit en ce
sixième dimanche du temps ordinaire avec les quatre antithèses entre la
Loi de Moïse et celle de Jésus. La Parole de Dieu nous invite
à faire des choix conscients, inspirés par la foi ; à accorder de la valeur à la loi de Dieu dans notre vie quotidienne ; à rechercher la sagesse spirituelle ; à aspirer à une transformation intérieure ; et à pratiquer l’humilité, le discernement et la réconciliation. Ces gestes nous aident à
intégrer la foi dans tous les aspects de notre vie.
Liberté humaine et choix moral
La lecture du
livre de Ben Sira (Ben Sira 15, 15-20) souligne que les êtres humains sont libres de choisir entre le bien et le mal, la vie et la mort.
Dieu ne force personne à agir injustement ni à pécher, mais offre à chacun la possibilité de suivre les commandements qui conduisent à la vie. Cela met en lumière la dignité de la liberté humaine et la responsabilité qui l’accompagne.
Efforçons-nous en conscience
de choisir des actes conformes à nos valeurs et à notre foi, comme l’honnêteté, la bonté et la justice. Acceptons
la responsabilité de nos actes, sachant que Dieu ne force personne à pécher. Par exemple, avant de réagir avec colère ou frustration, prenons un instant pour choisir la patience et la compréhension. À la fin de chaque journée, repassons en revue nos actes et nos choix. Encourageons un dialogue ouvert sur les difficultés rencontrées lorsqu’on cherche à vivre sa foi, et favorisons un climat où chacun se sent libre de faire des choix positifs.
La valeur et la bénédiction de la loi de Dieu
Le Psaume 119, 1-2.4-5.17-18.33-34 proclame à plusieurs reprises : « Heureux ceux qui marchent selon la loi du Seigneur ! » Il souligne le bonheur et l’épanouissement que l’on trouve à vivre selon les préceptes de Dieu, à le chercher de tout son cœur et à demander le discernement nécessaire pour comprendre et observer sa loi. La prière du psalmiste, qui demande d’être guidé et de rester ferme, témoigne d’un profond respect pour l’enseignement divin. Par exemple : intégrer la lecture régulière des Écritures et la prière à notre quotidien pour mieux comprendre et apprécier les commandements de Dieu, être fidèles dans nos tâches quotidiennes, participer à notre groupe d’étude biblique ou de partage de la foi.
Sagesse divine et sagesse du monde
Dans 1 Corinthiens 2, 6-10, Paul oppose la sagesse de Dieu à celle du monde. La sagesse de Dieu est mystérieuse et cachée ; révélée par l’Esprit, elle dépasse l’entendement humain. Les chefs de ce monde ne l’ont pas reconnue, ce qui les a conduits à crucifier le Christ. Ce passage affirme que Dieu a préparé des bénédictions inimaginables pour ceux qui l’aiment, accessibles par la révélation spirituelle. Concrètement, lorsque vous devez prendre des décisions importantes, priez pour être guidés par l’Esprit Saint, prenez le temps de discerner la volonté de Dieu, surtout dans les situations complexes, participez à des ateliers de formation à la foi, sur le mariage et la vie familiale, la gestion des ressources et bien d’autres sujets.
L’accomplissement de la Loi dans le Christ
L’
Évangile selon
Matthieu 5, 17-37 présente l’enseignement de Jésus : il n’est pas venu abolir la Loi ou les prophètes, mais les accomplir. Jésus appelle à une justice plus grande que celle des scribes et des pharisiens, qui dépasse l’observance extérieure pour rejoindre les intentions du cœur.
Il approfondit les commandements en abordant la colère,
la réconciliation, la convoitise, le divorce et la sincérité, affirmant que le véritable cheminement à sa suite implique une transformation intérieure et l’intégrité.
Efforçons-nous non seulement d’éviter de faire le mal, mais aussi de cultiver un cœur qui cherche à aimer davantage Dieu et notre prochain. Par exemple, efforçons-nous de pardonner aux autres, de rétablir les relations brisées et d’agir avec intégrité même lorsque personne ne nous regarde. Allons au-delà du minimum : ne nous contentons pas d’éviter le mal, cherchons activement à faire le bien. Par exemple, offrons notre aide à quelqu’un qui traverse des difficultés. Soyons attentifs non seulement à nos actes, mais aussi à nos pensées et à nos motivations.
L’appel à la sainteté et à l’intégrité
À travers ces lectures, nous entendons un appel constant à la sainteté, non seulement dans nos actes extérieurs, mais aussi dans notre cœur et notre esprit. Les enseignements de Jésus dans l’Évangile invitent les croyants à éviter non seulement les actes pécheurs, mais aussi les attitudes et les désirs qui y conduisent.
L’accent mis sur la réconciliation, la pureté du cœur et l’honnêteté traduit une vision globale de la vie morale et spirituelle.
Concrètement, si nous sommes conscients d’un conflit non résolu, prenons l’initiative de chercher la réconciliation. Comme Jésus nous l’enseigne, vivons dans l’authenticité en étant sincères et fiables dans nos engagements. Approchons-nous de Dieu avec humilité, reconnaissant que nous avons besoin de sa miséricorde plutôt que de nous comparer aux autres. Enfin, soutenons les initiatives paroissiales qui favorisent la sainteté, telles que les retraites, les pèlerinages ou les journées de réflexion.
Saint Pierre Damien, priez pour nous
afin que nous contribuions à bâtir une communauté où ces cinq thèmes ne sont pas seulement abordés, mais aussi vécus au quotidien, et où nous choisissons la vie, la quête de la sagesse de Dieu et une vie intègre et aimante.
Père Sebastien SASA, PhD, MPA
Curé de l’église catholique Saints Peter Paul
West Valley City, UT
West Valley City, 15 février 2026
CINQUIÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE
JOURNÉE MONDIALE DU MARIAGE
L’alliance de la foi et des actes
Le véritable culte de Dieu s’exprime par la justice et la miséricorde envers les autres.
Chers frères et sœurs,
Le
cinquième dimanche du temps ordinaire est riche en enseignements. Il nous invite à comprendre
le lien indissociable entre la foi et les actes. Nous l’explorerons en méditant sur les thèmes suivants :
la compassion et la justice sociale ; la justice et la confiance en Dieu ; la puissance de Dieu qui dépasse la sagesse humaine ; et enfin, le témoignage et la mission : être lumière et sel.
Cela nous aidera également à approfondir notre compréhension du thème pastoral de notre communauté paroissiale pour l’année pastorale 2025-2026, qui est : « La foi en action pour un monde de paix. »
Compassion et justice sociale
La
première lecture (Isaïe 58, 7-10) souligne l’importance des gestes concrets de compassion :
partager son pain avec les affamés, accueillir chez soi les sans-abri et vêtir ceux qui sont nus. Le passage associe ces gestes à des bénédictions spirituelles — la lumière, la guérison et la présence de Dieu. Cela souligne
le lien indissociable entre la foi et les œuvres, et montre que le véritable culte rendu à Dieu s’exprime par la justice et la miséricorde envers les autres. Concrètement, vous pouvez partager vos ressources (nourriture, vêtements ou argent) avec les personnes dans le besoin, accueillir les personnes marginalisées, défendre la justice, soutenir les personnes vulnérables, parler avec bienveillance et créer des espaces accueillants.
Justice et confiance en Dieu
Le psaume (Psaume 112, 4-5, 6-7, 8-9) décrit la personne juste, miséricordieuse et généreuse. Cette personne est présentée comme
une lumière dans les ténèbres, ferme et sans crainte parce qu’elle met sa confiance en Dieu. Le thème souligne la valeur durable de la justice et l’assurance qui découle de la confiance en Dieu plutôt que de la peur face à l’adversité. Le psaume associe la générosité à une justice durable et à une force spirituelle.
À la lumière de notre thème pastoral annuel, agissons avec intégrité (dans nos pratiques éthiques), soyons généreux, affrontons les difficultés et les incertitudes avec confiance en la fidélité de Dieu (la foi), remercions régulièrement Dieu pour ses bienfaits et gardons l’espérance face à l’adversité.
La puissance de Dieu face à la sagesse humaine
La deuxième lecture (1 Corinthiens 2:1-5) nous invite à réfléchir à la nature de la proclamation chrétienne.
Paul
insiste sur le fait que la foi ne doit pas reposer sur l’éloquence ou la sagesse humaines, mais sur la puissance de Dieu manifestée par l’Esprit. Ce thème met en lumière l’humilité, la place centrale du Christ crucifié et l’action transformatrice de l’Esprit Saint, fondement de la foi chrétienne.
Dans votre vie quotidienne, recherchez l’humilité, centrez votre foi et vos décisions sur l’exemple et les enseignements de Jésus, en particulier sur son amour qui se donne. Demandez l’aide de l’Esprit Saint pour comprendre et vivre votre foi, partagez-la simplement (sans chercher à impressionner par vos connaissances ou votre éloquence) et enseignez par l’exemple.
Témoignage et mission : être lumière et sel
L’Évangile (Matthieu 5, 13-16) utilise les images du sel et de la lumière pour décrire la mission des disciples dans le monde.
Jésus appelle ses disciples à témoigner visiblement du bien, afin que leurs actes conduisent les autres à rendre gloire à Dieu. Ce passage nous parle de la vocation des chrétiens à exercer une influence positive sur le monde et à faire connaître la présence de Dieu par leurs actes.
Comme sel et lumière, témoins et artisans missionnaires de paix, laissez vos actes refléter vos valeurs, afin que les autres voient le bien et s’en inspirent. Soutenez et encouragez ceux qui vous entourent, en les aidant à grandir dans la foi et la vertu. Participez à des activités au service des autres, comme le mentorat, l’enseignement, l’organisation d’événements caritatifs et la promotion de l’unité et de la paix en favorisant le rapprochement, la paix et la compréhension dans votre foyer, au travail ou dans votre quartier.
Sainte Scholastique, saints Cyrille et Méthode, et Notre-Dame de Lourdes, priez pour nous
afin que nous mettions en pratique l’
alliance de la foi et de l’action, et que
notre adoration de Dieu se traduise par la justice et la miséricorde envers les autres.
Père Sebastien SASA, PhD, MPA
Curé de l’église catholique Saints Peter Paul
West Valley City, UT
West Valley City, 8 février 2026
QUATRIÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE
Les Béatitudes : vivre une vie chrétienne heureuse et bâtir le Royaume de Dieu.
Chers frères et sœurs,
En ce
quatrième dimanche du temps ordinaire, la Parole de Dieu nous invite
à méditer sur l’humilité, la justice divine, la préférence de Dieu pour les petits, les bénédictions d’une vie conforme aux valeurs de Dieu et l’appel à ne se glorifier que dans le Seigneur. Ces thèmes nous invitent à réfléchir à la manière dont la foi façonne notre regard sur nous-mêmes, sur les autres et sur Dieu, et à la façon dont le Royaume de Dieu se révèle par la justice, la miséricorde et l’humilité.
L’humilité devant Dieu
Les lectures soulignent l’importance de l’humilité.
Sophonie (Sophonie 2, 3 ; 3, 12-13) appelle les humbles à chercher le Seigneur et promet qu’un reste — ceux qui sont humbles et petits — sera protégé et trouvera refuge en Dieu. Ce thème trouve un écho dans les
Béatitudes (Matthieu 5, 1-12a), où Jésus déclare heureux les « pauvres de cœur » et leur promet le Royaume des Cieux.
L’humilité est présentée comme une vertu qui place les personnes sous la faveur et la protection de Dieu. Il nous faudra donc cultiver l’humilité en examinant régulièrement nos actes et nos attitudes, en reconnaissant nos erreurs et en demandant pardon, en servant les autres discrètement, en faisant du bénévolat et en organisant des cercles d’écoute respectueux pour les personnes marginalisées.
Justice divine et souci des personnes vulnérables
Le
Psaume responsorial
(Psaume 146, 6-7. 8-9. 9-10) et
Sophonie soulignent l’engagement de Dieu envers la justice : il rend justice aux opprimés, nourrit les affamés, libère les captifs et soutient les orphelins et les veuves.
Le règne de Dieu se caractérise par la fidélité et la sollicitude envers les personnes marginalisées ou qui souffrent. Ce thème met en lumière la vision biblique d’une société juste, fondée sur le caractère de Dieu. Nous devons bâtir ce royaume, cette société, ici sur terre, en
soutenant les causes et les initiatives qui font progresser la justice pour les opprimés, nourrissent les affamés et prennent soin des personnes marginalisées de notre communauté ; en
partageant nos ressources (temps, talents ou argent) avec les personnes dans le besoin ; en
mobilisant nos groupes et nos différents ministères pour lutter contre l’injustice dans notre communauté, notre ville, notre diocèse, notre État et notre pays, par exemple en défendant le droit à un logement décent, l’accès aux soins de santé ou l’égalité des chances en matière d’éducation.
La préférence de Dieu pour les humbles et les faibles
La lettre de Paul aux Corinthiens
(1 Corinthiens 1, 26-31) souligne que Dieu choisit les insensés, les faibles et les méprisés pour confondre les sages et les forts.
Cela renverse les valeurs du monde et montre que la sagesse de Dieu diffère de la sagesse humaine. Le message de Dieu est que le statut et les réussites humaines ne déterminent pas notre valeur à ses yeux ; c’est plutôt la grâce de Dieu qui élève ceux que la société ignore. Pour bâtir le Royaume de Dieu ici-bas,
traitons chaque personne avec dignité, particulièrement celles que la société peut ignorer ou sous-estimer –
reconnaissons que nos faiblesses peuvent être l’occasion pour la force de Dieu de se manifester – et
veillons à ce que toutes les activités communautaires soient accessibles et accueillantes pour les personnes de tous horizons et de toutes capacités.
Bénédictions et Royaume des cieux
Les Béatitudes dans l’Évangile selon Matthieu
(Matthieu 5, 1-12a) énoncent les bénédictions accordées à ceux qui incarnent l’humilité, la miséricorde, la justice, la pureté du cœur et la recherche de la paix.
Ces bénédictions ne sont pas de simples récompenses terrestres, mais des promesses de réconfort et de miséricorde, et, en définitive, de participation au Royaume des cieux. Le thème théologique est que le Royaume de Dieu est ouvert à ceux qui vivent selon ces valeurs, même face à la persécution. Concrètement,
efforçons-nous d’incarner les attitudes enseignées par Jésus : être miséricordieux, rechercher la paix, aspirer à la justice et rester fermes face à l’adversité. Que ces valeurs guident nos décisions et nos relations : soutenons les personnes en deuil, persécutées ou dans le besoin, et rappelons-leur l’espérance et les bénédictions promises par Dieu ; et
organisons des rencontres de dialogue pour promouvoir la paix et la compréhension au sein de la communauté.
Ne se glorifier que dans le Seigneur
Paul
(1 Corinthiens 1, 26-31) conclut que toute gloire doit être rendue à Dieu, et non attribuée aux accomplissements humains. Ce thème renforce l’idée
que le salut, la sagesse et la justice sont des dons de Dieu, et non le fruit des efforts humains.
Cultivons un cœur reconnaissant, en reconnaissant que tout bien vient de Dieu, en reconnaissant le rôle de Dieu dans nos réussites,
en exprimant notre gratitude et notre humilité par nos paroles et nos actes, et
en rendant toujours grâce à Dieu pour tous ses bienfaits.
Saints Blaise, Anschaire, Agathe, Paul Miki et ses compagnons, priez pour nous
afin que nous cultivions l’humilité, recherchions la justice, accordions de la valeur aux humbles, vivions les Béatitudes et rendions gloire à Dieu en toute chose, contribuant ainsi à bâtir un monde plus compatissant et plus juste.
Père Sebastien SASA, PhD, MPA
Curé de l’église catholique Saints Peter Paul
West Valley City, UT
West Valley City, 1er février 2026
TROISIÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE
Pêcheurs d’hommes et missionnaires de la Parole de Dieu
Chers frères et sœurs,
En ce
troisième dimanche du temps ordinaire, nous célébrons le septième « Dimanche de la Parole de Dieu », institué par
le pape François dans sa lettre apostolique
« Aperuit illis » du 30 septembre 2019. La Parole de Dieu de ce dimanche nous invite à réfléchir aux thèmes suivants :
la lumière qui triomphe des ténèbres et la restauration divine – Dieu, notre lumière, notre salut et notre refuge – l’unité dans le Christ et le danger de la division – et enfin, l’appel à la conversion et à la vie de disciple.
La lumière triomphe des ténèbres et Dieu restaure
La
première lecture (Isaïe 8, 23–9, 3) met en lumière la transformation de la honte et des ténèbres en gloire et en lumière. Le peuple qui « marchait dans les ténèbres » voit une « grande lumière », symbole
d’espérance, d’intervention divine et de rétablissement. L’action de Dieu apporte joie et libération, brisant le joug de l’oppression. Nous comprenons ainsi le pouvoir de Dieu de racheter et de restaurer, transformant la souffrance en joie. Face aux difficultés et aux épreuves personnelles, souvenons-nous que Dieu fait jaillir la lumière dans les ténèbres. Faisons confiance à Dieu, soutenons ceux qui souffrent, commençons notre journée ou notre semaine par la prière, soyons une lumière pour les autres, repérons une personne qui traverse des difficultés et prenons contact avec elle pour lui offrir un message d’encouragement ou de soutien.
Dieu, notre lumière, notre salut et notre refuge
Le psaume (Psaume 27, 1. 4. 13-14) nous présente Dieu comme la source de lumière et de salut, qui dissipe la peur et nous apporte la sécurité. Le désir de demeurer en présence de Dieu et l’assurance de contempler sa bonté expriment une théologie de confiance, d’espérance et de persévérance. L’exhortation à « espérer dans le Seigneur, être fort et prendre courage »
renforce notre foi en la fidélité de Dieu. En pêcheurs d’hommes et missionnaires de la Parole, commençons chaque journée par une prière de confiance, reconnaissant Dieu comme notre protecteur et notre guide, et créons une communauté (à la maison, au travail, à l’école, à l’université) où chacun se sent accueilli, en sécurité, estimé et soutenu, à l’image de Dieu, notre refuge.
L’unité dans le Christ et le danger de la division
La deuxième lecture (1 Corinthiens 1, 10-13. 17) souligne la nécessité de l’unité entre les croyants.
Paul exhorte la communauté à éviter les divisions et les rivalités, lui rappelant que sa fidélité doit aller au Christ, et non à des chefs particuliers. Nous comprenons ainsi
la centralité de la Croix du Christ et de l’annonce de l’Évangile, et non de la sagesse humaine ou des personnalités. Deux éléments sont essentiels : l’unité de l’Église et la primauté du Christ. En tant que missionnaires de la Parole de Dieu, promouvons
l’harmonie (dans les groupes, la famille, au travail, à l’église et dans les communautés), en nous rappelant que
l’identité chrétienne s’enracine dans le Christ, et non dans des personnalités ou des factions, encore moins dans le régionalisme ou le racisme. Si nous constatons des conflits ou des divisions dans notre famille, sur notre lieu de travail ou dans notre communauté, prenons l’initiative de favoriser la compréhension et le dialogue, en mettant l’accent sur les valeurs communes et en évitant les sujets qui divisent ou les commérages.
L’appel à la conversion et au discipulat
L’Évangile (Matthieu 4, 12-23) relate le départ de Jésus pour la Galilée et le début de son ministère public. Jésus accomplit la prophétie en
apportant la lumière à ceux qui sont dans les ténèbres. Son annonce, « Convertissez-vous, car le royaume des cieux est proche », introduit le thème de la
conversion. L’appel des premiers disciples — Simon Pierre, André, Jacques et Jean — illustre
la réponse radicale à l’invitation de Jésus et le début de leur mission de « pêcheurs d’hommes ». Le passage met également en lumière
les enseignements de Jésus, ses guérisons et l’inauguration du Royaume de Dieu. En ce dimanche
« Appelés par ton nom », répondons à l’appel de Jésus en servant les autres, en participant à la vie de notre communauté de foi et en partageant notre foi par nos actes et nos paroles (la foi en action). Soyons prêts
à sortir de notre zone de confort, comme l’ont fait les premiers disciples et comme nous y
invite le pape François (une Église en sortie).
Saints Timothée, Tite, Angèle Merici, Thomas d’Aquin et Jean Bosco, priez pour nous afin que nous soyons des pêcheurs d’hommes fidèles et courageux, des missionnaires de la Parole de Dieu et des bâtisseurs d’une Église « plus fraternelle et missionnaire », comme nous le dit le pape Léon XIV.
Père Sebastien SASA, PhD, MPA
Curé de l’église catholique Saints Peter Paul
West Valley City, UT
West Valley City, le 25 janvier 2026
DEUXIÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE
« Me voici, Seigneur, je viens faire ta volonté »
Chers frères et sœurs,
En ce
deuxième dimanche du temps ordinaire, la Parole de Dieu nous invite à réfléchir à
l’appel et à la mission divins, à l’obéissance et à la disponibilité au service, à la sanctification et à l’unité dans le Christ, à l’Incarnation et à l’adoption divine, ainsi qu’à Jésus, Agneau de Dieu et donateur de l’Esprit.
Comment pouvons-nous servir les autres dans notre communauté, notre milieu de travail ou notre famille ? Favorisons-nous l’unité et la réconciliation dans nos relations, en nous efforçant de voir les autres comme des héritiers de la grâce ? Accueillons-nous notre identité d’enfants bien-aimés de Dieu et laissons-nous cette vérité façonner l’estime que nous avons de nous-mêmes et nos relations avec les autres ? Acceptons-nous le pardon et l’accordons-nous aux autres, en reconnaissant le pouvoir du sacrifice du Christ de guérir et de restaurer ?
Appel divin et mission
Dans la première lecture, tirée d’Isaïe (Isaïe 49, 3.5-6), Israël est décrit comme le serviteur de Dieu, choisi pour ramener le peuple et être une lumière pour les nations. Cela souligne que le peuple de Dieu a reçu une mission qui le dépasse et qui vise la restauration et le salut de tous. Réfléchissons à nos dons et à notre situation, et demandons-nous comment nous pouvons servir les autres dans notre communauté, au travail ou dans notre famille. Par exemple, en faisant du bénévolat, en mettant nos talents au service des autres pour leur apporter espérance, guérison, justice ou encouragement.
Obéissance et disponibilité au service
Le
psaume responsorial (Psaume 40, 2.4.7-8.8-9.10) porte sur la réponse à l’appel de Dieu et met l’accent sur l’obéissance, l’ouverture et la volonté sincère de faire la volonté de Dieu. Le refrain répété, « Me voici, Seigneur, je viens faire ta volonté », souligne l’importance d’accorder nos actes aux désirs de Dieu et de privilégier l’obéissance aux sacrifices rituels. Comment faire ? Écoutons attentivement dans la prière ou la méditation ; saisissons les occasions quotidiennes de faire preuve de gentillesse, d’honnêteté et d’intégrité ; prenons l’habitude de dire « oui » aux petits gestes de service, en sachant que la fidélité dans les petites choses nous prépare à de plus grandes responsabilités ; écoutons et agissons ; soyons présents dans la vie de la communauté en abordant les tâches quotidiennes dans un esprit de service.
Sanctification et unité dans le Christ
La salutation de Paul (1 Corinthiens 1:1-3) aux Corinthiens introduit le thème de la sanctification, c’est-à-dire le fait d’être rendu saint par le Christ, ainsi que l’unité de tous les croyants qui invoquent Jésus. Nous comprenons alors que
la sainteté est à la fois un don et un appel, et que la communauté chrétienne est unie par la grâce et la paix de Dieu. Ainsi, nous qui accueillons le Christ (Jean 1:14a, 12a) sommes rendus capables de devenir enfants de Dieu.
Cela nous engage à
bâtir notre communauté. Nous sommes invités à favoriser l’unité et la réconciliation dans nos relations, à voir les autres comme des bénéficiaires de la grâce, à participer aux activités communautaires ou paroissiales qui renforcent l’entraide et la croissance spirituelle, et à chercher comment rendre l’amour de Dieu concret par l’hospitalité, la générosité ou la défense des personnes dans le besoin.
Jésus, Agneau de Dieu et donateur de l’Esprit
Jésus est présenté dans
l’Évangile (Jean 1:29-34) comme « l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ». Nous comprenons le rôle sacrificiel de Jésus dans le salut.
Le témoignage de Jean-Baptiste au sujet de l’Esprit descendu sur Jésus l’identifie comme celui qui baptise dans l’Esprit Saint et confirme sa filiation divine.
Voici quelques conséquences pour notre vie quotidienne : accueillons le pardon et accordons-le aux autres, en reconnaissant le pouvoir du sacrifice du Christ de guérir et de restaurer. Renonçons donc aux rancunes et recherchons la réconciliation, sachant que le pardon est essentiel au renouveau spirituel. Invitons l’Esprit Saint à guider nos décisions et nos actions, particulièrement dans les situations difficiles, et racontons comment notre foi a façonné notre vie, offrant ainsi espérance et encouragement aux autres.
Saints Fabien, Sébastien, Agnès, Vincent, Marianne Cope et François de Sales, priez pour nous
afin que nous répondions à l’appel de Dieu à la sainteté, au service des autres, à la réconciliation, à une vie de paix et à faire connaître Jésus-Christ, l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde.
Père Sebastien SASA, PhD, MPA
Curé de l’église catholique Saints Peter Paul
West Valley City, UT
West Valley City, 18 janvier 2026
LE BAPTÊME DU SEIGNEUR
Le baptême de Jésus-Christ et ses implications dans nos vies
Chers frères et sœurs,
En ce dernier jour du temps de Noël, nous célébrons la
fête du Baptême de notre Seigneur Jésus-Christ. C’est aussi la fête de notre propre baptême, car par le baptême, nous sommes incorporés au Christ. Comment vivons-nous les implications de notre baptême au quotidien (comme prophètes, rois et prêtres) ? Ces implications concrètes nous encouragent-elles à vivre notre foi concrètement, en reflétant les thèmes de
la justice,
la miséricorde,
l’impartialité et
l’approbation divine dans nos relations et nos décisions quotidiennes ?
Justice et miséricorde divines
Dans
la première lecture (Isaïe 42, 1-4.6-7), le Seigneur nous présente son Serviteur, en qui il place sa grande confiance et sur qui repose son Esprit. Sa mission est d’apporter justice et droiture aux nations avec douceur et persévérance. Il sera aussi une alliance pour le peuple et une lumière pour les nations, libérant les captifs et ouvrant les yeux des aveugles. Nous sommes appelés à incarner les qualités du serviteur choisi par le Seigneur en promouvant la justice et la miséricorde dans notre vie quotidienne. L’une des implications de notre baptême aujourd’hui
est de défendre les opprimés, de soutenir ceux qui sont dans le besoin et de nous efforcer d’apporter lumière et espérance aux autres.
L’impartialité de Dieu
Dans la
deuxième lecture (Ac 10, 34-38),
saint Pierre reconnaît que Dieu ne fait pas de favoritisme, mais accueille toute personne qui le craint et agit avec droiture. Nous comprenons ainsi le caractère inclusif de l’accueil de Dieu et la mission universelle de Jésus-Christ.
Vivre sans faire de différence est l’une des conséquences de notre baptême. Cela nous invite à pratiquer l’inclusion et l’équité :
traiter chacun avec respect et dignité, quelle que soit son origine, sa couleur de peau ou sa situation sociale ou économique.
L’approbation divine et la confirmation de la mission de Jésus
Saint Matthieu, dans son
Évangile (Matthieu 3, 13-17), présente le baptême de Jésus par Jean le Baptiste. Les cieux s’ouvrent, l’Esprit de Dieu descend sur Jésus et une voix venue du ciel le proclame Fils bien-aimé de Dieu. Cela souligne l’approbation divine et confirme la mission de Jésus. Enfin, une autre implication de notre baptême est la nécessité de toujours chercher l’approbation de Dieu dans nos actes, dans tout ce que nous faisons. Nous devons mener une vie qui
plaît à Dieu, suivre ses enseignements et nous ouvrir à la conduite de l’Esprit Saint. Aujourd’hui, notre mission consiste à
prier pour les autres
(mission sacerdotale),
dénoncer tout ce qui ne s’accorde pas avec le plan de Dieu,
proclamer les merveilles de Dieu,
renoncer au mal et au péché
(mission prophétique), et
servir les autres avec amour et dévouement
(mission royale).
Saints Hilaire et Antoine, abbé, priez pour nous
afin que nous rendions au Seigneur gloire et puissance, la gloire due à son nom (Psaume 29:1-2, 3-4, 3, 9-10), et que nous vivions chaque jour notre mission sacerdotale, prophétique et royale.
Père Sebastien SASA, PhD, MPA
Curé de l’église catholique Saints Peter Paul
West Valley City, UT
West Valley City, 11 janvier 2026
ÉPIPHANIE DU SEIGNEUR
Journée mondiale de l’enfance missionnaire
La rencontre avec le Christ ouvre de nouveaux chemins de vie...
Chers frères et sœurs,
Aujourd’hui, nous célébrons la fête de l’Épiphanie du Seigneur. Dieu se manifeste à son peuple, aux nations et à toute l’humanité. À l’occasion de cette fête, l’Église célèbre également la Journée mondiale de l’enfance missionnaire, aussi appelée Journée mondiale des missions pour les enfants. Notre méditation portera sur les thèmes suivants : la gloire divine, la justice, l’inclusion et la reconnaissance de la royauté universelle du Christ. Comment vivons-nous aujourd’hui le mystère de la manifestation de Dieu à toutes les nations ? Que représentent les mages pour nous aujourd’hui ? Comment cherchons-nous Jésus ? La rencontre avec lui change-t-elle votre vie ? Mettons-nous notre intelligence et nos connaissances au service de la vie ou de la mort ?
Le pouvoir transformateur de la lumière
Dieu se manifeste à toutes les nations ; un enfant nous est donné. Il est la Lumière des nations (Lumen Gentium). Jérusalem est invitée à se lever et à resplendir, car sa lumière est venue (Isaïe 60, 1-6). Mon frère, ma sœur, Jésus, la Lumière des nations, a le pouvoir de transformer ta vie, ta famille, ton mariage, ton travail, ton entreprise. Aujourd’hui, la Jérusalem resplendissante, c’est notre famille de Saints Peter and Paul, c’est ta famille, car Jésus, Dieu fait homme, est parmi nous. Que sa lumière nous attire vers lui et éclaire nos responsables ainsi que notre mission.
Le leadership juste et le mandat divin en matière de justice
Aujourd’hui plus que jamais, nous avons besoin de dirigeants justes, qui œuvrent pour le bien du peuple et non pour leurs intérêts personnels ou ceux de leurs amis. Que nos prières d’aujourd’hui pour nos dirigeants, pour les responsables des Églises et des autres structures de responsabilité, montent vers le Père comme celle du
psalmiste (Psaume 72, 1-2.7-8.10-11.12-13). Que la lumière du Christ les aide à œuvrer pour l’équité et la justice sociale.
Le caractère inclusif de la promesse de Dieu et la révélation des mystères divins
Saint Paul (Éphésiens 3, 2-3a. 5-6) nous dit que, par la grâce de Dieu, il a été révélé que toutes les nations ont le même héritage et la même promesse en Jésus Christ. Ce thème met en lumière l’universalité de la promesse de Dieu et la révélation des mystères divins : « les païens sont associés au même héritage, membres du même corps et participants à la même promesse, en Jésus Christ, par l’annonce de l’Évangile »
Hommage et reconnaissance de la royauté de Jésus
Toutes les nations, représentées par les trois Mages, sont à la recherche de ce Dieu qui vient de naître.
L’Évangile (Matthieu 2:1-12) nous parle de trois
mages (Balthazar, Gaspar et Melchior), ou
savants (Magoi en grec), qui partent à la recherche de ce Dieu qui se manifeste. Une question les accompagne : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à son lever et nous sommes venus lui rendre hommage. » Ils sont à la recherche de Dieu. Comme nous le révèlent les Saintes Écritures, croyants et non-croyants, nous « cherchons le visage du Dieu vivant », l’étoile qui montre le chemin et réjouit le cœur des gens. Mon frère, ma sœur, comme
les Mages, laisse-toi guider par cette Lumière et tu seras heureux. Comme eux, étudie les Saintes Écritures pour comprendre qui est cet enfant Jésus, et cherche-le de tout ton cœur pour enfin l’adorer et lui offrir tes présents, comme les Mages lui ont offert
de l’or (la royauté de Jésus),
de l’encens (symbole de la divinité de Jésus) et
de la myrrhe (qui symbolise le fait que Jésus était aussi un homme et annonce sa mort sur la croix). Mon frère, ma sœur, ne te lasse pas de chercher Dieu. C’est un défi, car tu peux ou non le rencontrer ; tu peux t’éloigner du Dieu de Jésus-Christ ou te rapprocher de lui. Prends ton temps ! C’est un message d’espérance, car lorsque tu
rencontreras le Christ, tout changera dans ta vie ; tu seras heureux et tu l’adoreras avec une grande joie, comme les Mages. Il est présent dans ton prochain, ton mari, ta femme, tes enfants, et même dans les personnes qui ne partagent pas notre religion, car Dieu les aime aussi. À vous, mes frères et sœurs,
hommes et femmes de science
et de sagesse, mettons notre intelligence au service du BIEN et de la VIE, et non du mal et de la mort (comme Hérode). Les Mages nous enseignent cette sagesse : ils n’ont pas suivi les conseils d’Hérode.
Saints John Neumann, André Bessette et Raymond de Penyafort, priez pour nous
afin que notre rencontre avec Jésus-Christ nous ouvre
de nouveaux chemins pour aimer, choisir le bien et mettre la science au service de la vie. Que les petits missionnaires évangélisent, prient et aident les enfants du monde les plus démunis.
Père Sebastien SASA, PhD, MPA
Curé de l’église catholique Saints Peter Paul
West Valley City, UT
West Valley City, 4 janvier 2026
FÊTE DE LA SAINTE FAMILLE DE JÉSUS, MARIE ET JOSEPH
La famille : la nature sacrée des liens, des rôles et des responsabilités familiales
Chers frères et sœurs,
Ce dimanche, l’Église célèbre la
fête de la Sainte Famille de Nazareth : Jésus, Marie et Joseph. Pour mieux comprendre l’importance de la famille pour la société civile comme pour l’Église, notre méditation portera sur les thèmes suivants : honneur et relations familiales - pardon, compassion et amour - paix du Christ et gratitude - bénédictions de la fidélité - obéissance et respect mutuel au sein de la famille - providence et protection divines - accomplissement des prophéties. Comment bâtir ce type de famille selon le dessein de Dieu ?
L’honneur et les relations familiales
La vie et les relations familiales sont importantes et revêtent un caractère sacré. Les parents donnent naissance à leurs enfants, les aiment et les éduquent selon la loi de Dieu.
Ces relations prennent leur source dans l’amour inconditionnel de Dieu. La Sainte Famille de Nazareth est un modèle pour toutes les familles de l’humanité.
Les enfants ont le devoir et la mission d’aimer leurs parents et de les aider dans leur vieillesse
(Siracide 3, 2-6. 12-14). Nous comprenons alors combien il est important d’honorer ses parents. L’honneur dû à son père et à sa mère ouvre un chemin vers le pardon, la bénédiction et une longue vie. Ainsi se vit la compréhension entre les générations et la réciprocité de leurs liens : « les enfants sont appelés à respecter et à prendre soin de leurs parents, surtout dans leur vieillesse, et les parents doivent faire preuve de compassion et de bienveillance ». Préservons toujours le caractère sacré de la famille et notre responsabilité envers les générations.
Les bénédictions d’une vie vécue selon les voies de Dieu
Le psaume (Psaume 128:1-2, 3, 4-5) célèbre le bonheur et la prospérité qui découlent de la crainte du Seigneur et d’une vie conforme à ses voies. Il associe la fidélité à Dieu à des bénédictions concrètes dans la vie familiale, le travail et la communauté. L’image d’un foyer fécond et la bénédiction de voir prospérer Jérusalem illustrent l’idée biblique selon laquelle
l’obéissance à Dieu mène au bien-être dans tous les domaines. La fidélité à ses convictions, à ses relations ou à ses responsabilités apporte stabilité et sens à la vie.
Les vertus chrétiennes, fondement de la vie communautaire et familiale
Dans la deuxième lecture (Colossiens 3, 12-21 ou 3, 12-17), saint Paul nous invite à vivre des vertus telles que la compassion, la bonté, l’humilité, la douceur, la patience, le pardon et, par-dessus tout, l’amour.
Ces vertus sont essentielles à une vie communautaire harmonieuse et s’enracinent dans l’identité du croyant, choisi, saint et aimé de Dieu. L’Apôtre des nations nous parle également des rôles propres à chacun au sein du foyer : épouses, époux, enfants et parents.
Le respect mutuel, l’amour et l’encouragement sont essentiels à la vie familiale et communautaire. « Le respect mutuel et des limites saines au sein des familles sont indispensables à la santé émotionnelle et à l’épanouissement. Le modèle biblique encourage le dialogue, l’empathie et le partage des responsabilités. » Que la Parole du Christ, sa paix et la gratitude nous accompagnent dans
la mission de bâtir notre communauté paroissiale comme des frères et sœurs qui croient, célèbrent et vivent ensemble en disciples missionnaires.
La Providence, la protection de Dieu et l’accomplissement des prophéties
Saint Matthieu, dans l’Évangile (Mt 2, 13-15.19-23), raconte la fuite en Égypte et le retour à Nazareth. Il souligne la conduite providentielle de Dieu et la protection qu’il a accordée à la Sainte Famille par les messages transmis à Joseph. Le même Dieu, chers paroissiens de Saints Peter and Paul, protégera notre communauté et toutes vos familles. De plus, bien-aimés dans le Seigneur, les prophéties accomplies dans la vie de Jésus s’accompliront aussi dans nos familles, notre communauté et notre diocèse de Salt Lake City. Dans nos incertitudes, nos crises et nos inquiétudes, comme saint Joseph, nous sommes appelés à obéir aux directives divines et à faire confiance au plan de Dieu.
Pour tous nos frères et sœurs qui vivent la même situation migratoire que la Sainte Famille, et pour nous tous, gardons l’espérance et persévérons dans la prière et la méditation de la Parole de Dieu.
Saints Sylvestre, Marie, Mère de Dieu, Basile le Grand et Grégoire de Nazianze, priez pour nous
afin que, à l’exemple de la Sainte Famille, nous soyons des familles qui honorent et respectent les parents et les enfants, favorisent le pardon, la compassion, l’amour et la paix du Christ, et s’en remettent à la divine Providence et à sa protection.
Père Sebastien SASA, PhD, MPA
Curé de l’église catholique Saints Peter Paul
West Valley City, UT
West Valley City, 28 décembre 2025
MERCI D’AVOIR PARTICIPÉ À LA NATIVITÉ DU SEIGNEUR
Chers paroissiens,
De tout cœur, je rends grâce à Dieu de nous avoir accompagnés pendant les quatre semaines de l’Avent. Les Eucharisties quotidiennes, les prières et l’adoration, les retraites diocésaines et paroissiales, les neuvaines et les « Posadas » nous ont préparés spirituellement à célébrer ce jour de Noël : DIEU VIENT VISITER NOTRE COMMUNAUTÉ PAROISSIALE DES SAINTS PIERRE ET PAUL.
Un très grand merci au conseil paroissial, à l’assemblée paroissiale, à toutes les familles, aux groupes, aux chorales, aux ministères et aux services de notre paroisse. Sans vous, cette célébration n’aurait pas été aussi belle. Merci pour votre soutien moral, spirituel et financier. Que Dieu vous bénisse et vous comble de sa grâce et de ses bénédictions.
Continuons à
« bâtir notre communauté comme des frères et sœurs qui CROIENT, CÉLÈBRENT et VIVENT ENSEMBLE comme disciples missionnaires ». Cet objectif à long terme (2030),
que nous poursuivons chaque mois et à chaque année pastorale, avance régulièrement. Dieu et son Esprit nous accompagnent. Avec l’aide de Dieu et grâce à votre participation, à votre engagement et à votre zèle missionnaire, nous atteindrons notre objectif final.
J’exprime toute ma gratitude à nos frères et sœurs qui, grâce aux fruits de leur travail (entreprises, commerces, activités, etc.), nous ont soutenus et continuent de nous encourager et de soutenir notre travail pastoral. Que Dieu multiplie au centuple tout ce que vous avez offert de tout cœur à notre communauté paroissiale. Vous, votre travail et vos familles êtes dans nos prières et dans nos cœurs.
Que
notre Mère, la Vierge Marie, Notre-Dame de Guadalupe (Mexique), de Coromoto (Venezuela), du Quinche (Équateur), de « La Merced » (Pérou) et la « Morenita », intercèdent pour nous afin que nous soyons des « CITOYENS FIDÈLES » et de « VÉRITABLES CATHOLIQUES » au service du Royaume de Dieu ici même, dans notre ville de West Valley City, notre diocèse de Salt Lake City, notre État de l’Utah et notre beau et béni pays, les États-Unis d’Amérique.
JOYEUX NOËL !
Père Sebastien SASA, PhD, MPA
Curé de l’église catholique Saints Peter Paul
West Valley City, UT
West Valley City, le 25 décembre 2025
SOLENNITÉ DE NOTRE SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST, ROI DE L’UNIVERS
Jésus-Christ, le Roi qui sert et non celui qu’on sert
Chers frères et sœurs,
Avec la
fête du Christ, Roi de l’Univers, nous arrivons à la fin de l’année liturgique C. Béni soit Dieu qui nous accompagne tout au long de cette année ! Nous sommes devant
ce paradoxe : un Roi insulté, maltraité et tué ! Vraiment, Jésus-Christ est le Roi des rois, non à la manière des hommes, mais à la manière de Dieu. Qu’est-ce que cela signifie pour nous aujourd’hui ?
Jésus-Christ est le « nouveau David »
Dans la première lecture (2 Samuel 5, 1-3), le roi David est reconnu comme un être humain fragile et pécheur, mais il conduit fidèlement le peuple de Dieu (Israël). Entre lui et le peuple existait cette fidélité réciproque.
C’est cette fidélité que nous demandons au Seigneur pour les dirigeants du monde entier et pour nous-mêmes. Puissions-nous être fidèles et loyaux envers les autres et envers le peuple de Dieu. Il en va de même pour tous les pasteurs, les responsables de communautés et tous ceux qui exercent un ministère dans nos Églises. Nous devons comprendre le leadership et le service que Jésus exerçait. Tout comme David a été oint et reconnu comme chef, nous sommes appelés à guider et à servir nos communautés avec intégrité et humilité. Cela implique de reconnaître nos dons et de les mettre au service des autres, en favorisant l’unité et la coopération.
La Croix du Christ
et
Pâques
Il met en lumière le rôle de Jésus comme Sauveur, qui offre le pardon et la vie éternelle à ceux qui croient en lui. La promesse du paradis au malfaiteur repentant souligne l’universalité du salut et la certitude de la vie éternelle par la foi en Jésus.
La Croix du Christ et
Pâques sont deux éléments fondamentaux pour comprendre la royauté de Jésus-Christ. Il est l’image du Dieu invisible ; tout a été créé par lui ; il est la tête du Corps, l’Église. Il est le commencement et le premier-né
(Colossiens 1, 12-20). Tout cela parce qu’il a accepté de servir les autres et d’accomplir la volonté de son Père en mourant
sur la Croix
pour nous sauver et nous donner la vie. Au terme de toute chose, par sa résurrection, le Père lui donne le Royaume tout entier. Il est le « nouveau David », et il est sans péché. Il est le « nouvel Adam », il est « l’Oint de Dieu » et son Royaume n’est pas de ce monde. Nous aussi, par notre baptême, nous sommes rois. Servons les autres comme le Christ l’a fait.
Le règne du Christ,
le Royaume de Dieu
Le Règne du Christ, le Royaume de Dieu, n’est ouvert qu’aux « convertis » (Lc 23, 35-43). L’un des criminels crucifiés avec Jésus nous en donne l’exemple. Jésus-Christ nous offre son pardon sans limite. Aujourd’hui, nous recevons le pardon du Christ et nous devons l’offrir aux autres. Ainsi, le Règne de Dieu, le Règne de Jésus, est un règne de paix, d’amour, de réconciliation, de justice et de paix. Ce passage met également en lumière le thème de la réconciliation : le sacrifice du Christ rétablit toutes choses dans leur relation avec Dieu. « Seigneur, que ton règne vienne ! » Chers jeunes et jeunes adultes de Saints Peter and Paul, le Royaume de Dieu vous est ouvert !
Saints André Dũng-Lạc et Catherine d’Alexandrie, priez pour nous afin que nous vivions notre foi de manière concrète et porteuse de fruits, en conformant notre vie aux enseignements et à l’exemple du Christ.
Père Sebastien SASA, PhD, MPA
Curé de l’église catholique Saints Peter Paul
West Valley City, UT
West Valley City, 23 novembre 2025
TRENTIÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE
Église Saints Peter and Paul : « maison de Dieu » où pécheurs et saints sont réunis auprès de leur Père
Chers frères et sœurs,
En ce
trentième dimanche du temps ordinaire, la Parole de Dieu nous parle de
l’amour de Dieu pour les pauvres, les humbles, les opprimés, les orphelins, les personnes marginalisées et les faibles.
Dieu, Père bon et miséricordieux, écoute toujours leurs prières et leurs cris. Il fera de même pour nous aujourd’hui. Ressentons-nous la présence de Dieu lors de nos célébrations eucharistiques ? Tirons-nous profit de sa présence ? Apprécions-nous sa guidance, sa présence à nos côtés, sa bonté et son regard miséricordieux ?
Ensemble avec Dieu notre Père, dans sa maison
Chaque jour, Dieu nous invite chez lui pour célébrer la fête. Il nous adresse une invitation particulière chaque dimanche, car c’est le « Jour du Seigneur », le « jour de la fête et de la joie ». Ben Sirach décrit bien l’image de ce Dieu Père : « Le Seigneur est un Dieu juste, qui ne fait pas de différence entre les hommes. Il ne se montre pas partial au détriment du pauvre, mais il écoute la prière de l’opprimé. Il ne méprise pas la supplication de l’orphelin, ni la plainte que la veuve épanche devant lui. » (Siracide 35, 12-14.16-18). Il nous accueille tels que nous sommes : pécheurs ou saints, pharisiens ou collecteurs d’impôts. Dans cette rencontre, nous nous comportons parfois comme le pharisien, le juste : nous critiquons les autres et nous nous croyons justes, parfaits, meilleurs que les autres. Parfois aussi, nous sommes comme le collecteur d’impôts, le pécheur : humbles, reconnaissant nos fautes et demandant l’aide de notre Père. Aujourd’hui, nous qui sommes des missionnaires de l’espérance, que devons-nous faire ? Quelle attitude devons-nous adopter ?
Missionnaires de l’espérance, témoins du Christ ressuscité
Fidèles à Dieu, à Jésus-Christ et à son Église, nous sommes reconnaissants pour sa guidance, sa présence à nos côtés, sa bonté et son regard miséricordieux. Après la célébration eucharistique, nous poursuivons sa mission en témoignant de son amour et en lui restant fidèles jusqu’à la mort, comme nous y exhorte saint Paul (2 Timothée 4, 6-8, 16-18).
Premièrement, nous devons
imiter Dieu en étant impartiaux envers tous.
Deuxièmement, notre mission est
de louer et de bénir constamment le Seigneur (Psaume 34:2-3, 17-18, 19, 23). Troisièmement, en tant que missionnaires, nous
devons nous offrir
en sacrifice, mener le bon combat de la foi pour Jésus-Christ tout en lui demeurant fidèles jusqu’au bout, même jusqu’à la mort.
Enfin, en tant que missionnaires et témoins du Christ, nous
devons être des hommes et des femmes de prière. Nous ne pouvons rien faire sans la prière. Le publicain de
l’Évangile
(Luc 18:9-14) nous montre comment prier : reconnaître que nous sommes pécheurs, nous réconcilier avec Dieu et nos frères et sœurs, nous approcher humblement de lui pour implorer sa miséricorde et être miséricordieux envers les autres. C’est ce qui fera de vous et de nous tous des justes, c’est-à-dire des « saints », sauvés.
Saints Simon et Jude, priez pour nous
afin que nous soyons fidèles à Dieu, humbles, miséricordieux, saints, généreux, missionnaires de l’espérance, hommes et femmes de prière, aidant les autres à faire l’expérience de la joie de rencontrer Dieu.
Père Sebastien SASA, PhD, MPA
Curé de l’église catholique Saints Peter Paul
West Valley City, UT
West Valley City, 26 octobre 2025
SEMAINE MISSIONNAIRE CATHOLIQUE DE L’UTAH - 5 - 2025 : Gratitude
Je voudrais remercier Dieu de nous avoir accompagnés tout au long de la cinquième Semaine missionnaire catholique de l’Utah.
Je remercie
l’évêque Oscar Solis de nous avoir encouragés à organiser ce temps de formation et d’éducation missionnaires dans notre paroisse.
J’exprime ma gratitude aux intervenants
(Angel, Octavio et Norma, Alfredo et Delfia, Rev. Father Dr. Langes J. Silva et Engineer Pablo MEJIA) pour la qualité de leurs présentations et pour nous aider à être des « missionnaires de l’espérance » auprès du peuple de Dieu, ici à West Valley City et dans notre Église locale de Salt Lake City.
Du fond du cœur, je remercie
toute notre communauté paroissiale pour votre générosité, votre sens de l’Église et votre participation tout au long de cette Semaine missionnaire catholique de l’Utah. Nous faisons partie de « ceux qui rencontrent Jésus » et, remplis de la « joie de l’Évangile », nous « entamons une nouvelle étape de l’évangélisation, marquée par cette joie », comme nous l’a indiqué le pape François (Evangelii Gaudium
no 1).
Merci aux
chers frères prêtres (Sebastian, Kelechi, Ron et Langes) qui ont célébré l’Eucharistie pendant la Semaine missionnaire catholique de l’Utah. Merci pour la
collaboration sincère qui nous unit comme prêtres du diocèse de Salt Lake City.
Toute ma gratitude aux
frères et sœurs des autres communautés paroissiales qui ont participé à cette formation missionnaire.
Que
Notre Mère missionnaire, la Vierge Marie, nous accompagne dans la construction de notre paroisse en tant que
frères et sœurs
qui
croient, célèbrent
et
vivent ensemble
en disciples missionnaires.
Père Sebastien SASA, PhD, MPA
Curé de l’église catholique Saints-Pierre-et-Paul
Père Sebastien SASA, PhD, MPA
Curé de l’église catholique Saints Peter Paul
West Valley City, UT
West Valley City, 26 octobre 2025
VINGT-SIXIÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE
La foi en action : l’importance de la foi, de la justice et de la compassion
Chers frères et sœurs,
Ces passages bibliques du vingt-sixième dimanche du temps ordinaire soulignent le contraste entre la richesse terrestre et la justice spirituelle, et mettent en lumière l’importance de la foi, de la droiture et de la compassion.
Nous vivons dans un monde marqué par l’oppression, par « l’exploitation de l’homme par l’homme », par les discriminations et les inégalités : certains sont trop riches et d’autres trop pauvres. En Samarie, la situation était ainsi. C’est encore le cas aujourd’hui dans nos sociétés, nos pays et nos communautés. Face à cette situation, que faut-il faire ? Nous résigner et l’accepter ? Ou devons-nous adopter la même attitude que le prophète Amos et saint Paul ? Comment une foi vécue dans l’action peut-elle nous donner le courage de choisir la justice distributive et sociale, de rechercher les vertus spirituelles, l’amour et la paix ? Notre foi vécue dans l’action doit toucher tous ces domaines de notre vie : la richesse et la responsabilité sociale, la recherche des vertus, la fidélité et la justice, ainsi que la mise en garde contre l’indifférence.
Richesse et responsabilité sociale
La parabole du riche et du pauvre Lazare souligne les conséquences éternelles de l’indifférence face à la souffrance des autres
(Luc 16:19-31). Nous avons un devoir : avec les ressources dont nous disposons, aidons ceux qui sont dans le besoin. Dans le monde d’aujourd’hui, cela nous appelle à prendre des décisions éthiques qui donnent la priorité à la justice sociale, à la philanthropie et à une répartition équitable des richesses. Nous soutenons aussi les œuvres caritatives, défendons des politiques qui s’attaquent aux inégalités économiques et posons des gestes de bonté et de générosité.
Recherche de vertus
L’appel aux
vertus spirituelles telles que la justice, la piété, la foi, la charité, la persévérance et la douceur (1 Timothée 6, 11-16) souligne
l’importance d’un comportement éthique dans tous les aspects de la vie. Ces vertus guident chacun dans ses décisions afin qu’elles reflètent l’intégrité, la compassion et la résilience. Dans la société moderne, cela signifie
agir avec éthique dans sa vie personnelle et professionnelle, respecter des principes moraux et s’efforcer de faire ce qui est juste, même dans les situations difficiles.
Fidélité et justice
La représentation de
la fidélité éternelle et de la justice de Dieu renforce notre conviction qu’il faut soutenir les opprimés, les affamés, les prisonniers et les personnes vulnérables
(Psaume 146, 7. 8-9. 9-10). Cela a des conséquences directes sur les décisions éthiques liées aux droits de la personne, à la justice sociale et à la protection des groupes marginalisés de migrants et de réfugiés. Accompagnons notre communauté paroissiale et nos prêtres
dans la défense d’un traitement équitable, le soutien aux personnes dans le besoin et la construction d’une société juste et équitable.
Mise en garde contre le laisser-aller
La mise en garde contre la complaisance et les plaisirs égoïstes nous invite à ne pas privilégier notre confort personnel au détriment du bien-être de tous (Luc 16, 19-31). Cela a d’importantes conséquences éthiques dans un monde où le consumérisme et le matérialisme font souvent passer les besoins des plus démunis au second plan. Prenons des décisions qui privilégient l’empathie, la responsabilité sociale et l’engagement pour le bien commun. Chers jeunes et jeunes adultes de notre communauté, je vous invite à prendre conscience de l’impact de nos actes sur les autres et à faire des choix qui contribuent au bien-être de nos communautés.
Saints Michel, Gabriel, Raphaël, Jérôme, Thérèse de l’Enfant-Jésus, saints Anges gardiens et François d’Assise, priez pour nous afin que
ces conséquences théologiques nous servent de boussole morale et guident nos décisions éthiques, en encourageant les personnes et les sociétés à agir avec compassion, justice et fidélité.
N’oublions jamais que le véritable bien-être spirituel est indissociable de notre engagement pour la justice, la foi et le bien-être des autres.
West Valley City, 28 septembre 2025
SOLENNITÉ DU TRÈS SAINT CORPS ET SANG DU CHRIST
« L’Église fait l’Eucharistie, et l’Eucharistie fait l’Église »
Chers frères et sœurs,
Aujourd’hui, nous célébrons la
fête du
Corpus Christi,
la solennité du Très Saint Corps et Sang du Christ, la présence réelle de ce Corps et de ce Sang du Christ dans l’Eucharistie sous les espèces du pain et du vin. D’où viennent le Corps et le Sang du Christ ? Que fait le prêtre pendant la consécration ? Comment l’Église fait-elle l’Eucharistie ? Comment l’Eucharistie fait-elle l’Église ? L’invocation de l’Esprit Saint par le prêtre sur ce pain et ce vin, fruits du travail des femmes et des hommes, les transforme-t-elle en Corps et Sang du Christ ?
Corpus Christ, quoi ?
De sainte Julienne de Cornillon et de la bienheureuse Ève de Liège aux papes Urbain IV (institution de la fête du Saint-Sacrement), Jean XXII (procession publique à travers la ville — ostensoir) et à leurs successeurs, la Fête-Dieu continue d’être célébrée dans les Églises catholique romaine, anglicane et orthodoxe occidentale.
C’est une fête importante, car elle fait l’Église, et l’Église la fait aussi.
Eucharistie, quid ?
En grec,
Eucharistie (εὐχαριστία) signifie « action de grâce » et « gratitude ».
Le prêtre-roi Melchisédech, pour rendre grâce après une victoire, offrit du pain et du vin au Seigneur
(Gen 14:18-20). Nous aussi, en toutes circonstances, nous sommes invités à toujours rendre grâce à Dieu, car il est bon envers nous. Dans la Nouvelle Alliance,
saint Paul (1 Cor 11:23-26) nous invite à vivre les deux dimensions du pain eucharistique :
le sacrifice et la rédemption ou la libération. Quant au vin eucharistique, il évoque la notion biblique de
« mémorial » :
le passé, le présent et l’avenir.
« Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi. »
(Passé). Jésus lui-même nous dit : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi. »
(Présent et avenir).
Jésus est vivant, réellement présent et toujours présent dans tous les tabernacles du monde pour nous accompagner dans nos vies. Dans l’attente de sa venue, continuons de célébrer sa mort et sa résurrection, l’Eucharistie, le Pain de vie.
Les implications sociales de l’Eucharistie
« Nous ne pouvons pas vivre sans l’Eucharistie », ni sans le dimanche, jour du Seigneur. Mes frères et sœurs, nous sommes invités à participer à la célébration eucharistique dominicale. Nous célébrons l’Eucharistie ; nous faisons l’Eucharistie.
Elle nous unit et fait de nous le peuple de Dieu de la Nouvelle Alliance par le précieux Sang du Christ. Le pain qui nous donne la vie ne peut manquer dans nos familles et nos communautés. Le Corps du Christ que nous mangeons et le Sang du Christ que nous buvons sont pour nous le « Pain de vie ». Dans
l’Évangile (Luc 9:11-17),
Jésus nous invite à partager avec ceux qui ont faim, ceux qui souffrent et ceux qui sont dans le besoin ce que nous recevons de Dieu, le Pain de vie. L’Eucharistie, le Pain de vie, est toujours présente dans le Saint-Sacrement, où elle peut être
adorée et accompagnée de prières.
À celui qui est, qui était et qui vient, respect, honneur, gloire et puissance.
Par lui, nous avons la force et le courage de transformer ce monde, cette humanité déshumanisée. Comme le
pape Benoît XVI (Sacramentum Caritatis #89) le dit, l’Eucharistie a des
implications sociales :
la justice, la paix, la libération, le développement, la transformation de nos communautés, la mise en œuvre de notre
mission prophétique, etc.
Marie, « femme de l’Eucharistie », saints Jean-Baptiste, Irénée, Pierre et Paul,
priez pour nous
et aidez-nous
à devenir toujours le Pain de vie pour nos frères et sœurs, notre paroisse, notre ville de West Valley City, notre Église locale de Salt Lake City, notre État de l’Utah et notre pays, les États-Unis d’Amérique.
West Valley City, 22 juin 2025
SAINTE TRINITÉ
La Sainte Trinité : trois personnes en un seul Dieu, un seul amour
Chers frères et sœurs,
« Le mystère le plus essentiel de Dieu ne s’est pas révélé par des “formules”, mais par des faits ».
Saint Augustin, dans son traité
sur la Trinité (§ 15, 28), conclut en disant :
« Que je me souvienne de toi ; que je te comprenne ; que je t’aime ». Grâce à l’amour qui circule entre le Père, le Fils et le Saint-Esprit, nous pouvons mieux comprendre le mystère de la Sainte Trinité à travers
l’amour qui circule entre le Père, le Fils et le Saint-Esprit.
Comment comprendre la Sainte Trinité ? Est-ce une question de foi ou de spéculation philosophique ou théologique ? En logique mathématique, 1+1+1=3, et non 1. Comment comprendre alors ceci : 1+1+1=1 ? L’amour peut-il nous aider à comprendre cette logique ?
La compréhension progressive de la Trinité
La première lecture tirée du Livre des Proverbes (Pr 8, 22-31) ne parle pas explicitement de la Trinité. Rappelons-nous que ce livre a été écrit entre 1015 et 975 avant J.-C., alors que Salomon se trouvait à Jérusalem.
Le souci du peuple de la Première Alliance était de vivre dans la droiture et la fidélité au Dieu unique. C’est plus tard, dans la Seconde Alliance, après la résurrection du Christ, que ce peuple commencera à parler du Dieu unique comme d’un Dieu trinitaire. Dans ce Livre des Proverbes, il y a un dialogue, une communion entre Dieu et la Sagesse (qui fait déjà penser à Jésus-Christ).
La foi et l’Esprit Saint nous aident à comprendre le mystère de la Trinité
Dieu le Père crée, le Fils sauve et l’Esprit Saint donne la vie. Il existe une forme de
synergie, une harmonie entre les trois personnes en un seul Dieu.
Saint Paul
(Rm 5, 1-5) nous le confirme :
« l’espérance ne déçoit pas, parce que l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné ». La préface de ce dimanche peut nous aider à comprendre cette synergie :
« Avec votre Fils unique et l’Esprit Saint, vous êtes un seul Dieu, un seul Seigneur, non pas dans l’unité d’une seule personne, mais dans la Trinité d’une même substance. En effet, ce que vous nous avez révélé de votre gloire, nous le croyons également de votre Fils et de l’Esprit Saint, afin que, confessant la vraie et éternelle divinité, nous adorions ce qui est propre à chacune des Personnes, leur unité de substance et leur égalité en majesté. »
Vivre la Trinité au quotidien
Que la
sagesse de Dieu
(Pr 8, 22-31) et le
Saint-Esprit
(Jn 16:12-15) nous aident à
comprendre et à
vivre ce grand mystère dans notre quotidien. Toute notre vie est rythmée par la Sainte Trinité : avant de manger, dormir, travailler, nous reposer, voyager et mourir, c’est toujours
« au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ». Quelle que soit la situation à laquelle nous faisons face, trois choses nous accompagnent :
la patience, la vertu éprouvée et l’espérance. En entrant dans la vie de la Sainte Trinité par le baptême, nous vivons une intimité avec Dieu. Par le baptême du Christ, la Sainte Trinité se manifeste :
la voix du Père, l’Esprit qui descend sur le Fils. Dans toutes les situations que nous pouvons traverser, trois choses nous accompagnent :
l’endurance, la solidité éprouvée et l’espérance. En entrant dans la vie de la Sainte Trinité par le baptême, nous vivons une intimité avec Dieu. Par le baptême du Christ, nous avons
la manifestation de la Sainte Trinité : la voix du Père, l’Esprit qui descend sur le Fils.
Saints Romuald et Aloysius Gonzaga, priez pour nous
afin que le même amour qui circule entre le Père, le Fils et le Saint-Esprit nourrisse nos relations interpersonnelles, familiales et amicales. « Que la grâce du Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu et la communion du Saint-Esprit soient avec vous tous ! »
(2 Corinthiens 13, 13).
West Valley City, 15 juin 2025
PENTECÔTE
Pentecôte : l’unité dans la diversité — enfants de Dieu par la grâce de l’Esprit Saint
Chers frères et sœurs,
Avec la fête de la Pentecôte, nous concluons le temps pascal. Jésus est monté au ciel, mais il demeure présent parmi nous. Par la puissance de l’Esprit Saint, il nous accompagne dans notre pèlerinage sur cette terre habitée par l’humanité. Son Esprit, qui est l’Avocat, le Consolateur, le Paraclet, est là pour nous réconforter, nous libérer du mal et nous guider dans nos vies.
Comment accueillons-nous l’Esprit Saint dans nos vies ? Que faisons-nous des dons de l’Esprit Saint ? Comment l’Esprit Saint peut-il vous renouveler ? Comment peut-il renouveler notre communauté paroissiale ? Que faisons-nous pour éviter de vivre dans la « culture de Babel » ? Comment vivons-nous la « culture de la Pentecôte » dans notre paroisse Saints Peter and Paul ?
La culture de Babel
L’expérience de Babel
(Gen 11, 1-9) : bien qu’ils parlent la même langue, les gens ne se comprenaient pas. Même s’ils avaient la même langue et les mêmes mots, ils ne se comprenaient pas. Ils ne pouvaient pas bâtir la ville, encore moins la tour. C’était l’époque d’une culture unique.
Cette culture de Babel exprime l’orgueil humain et la désobéissance à Dieu.
La culture de la Pentecôte
La culture de la Pentecôte se caractérise, quant à elle, par
la diversité des langues et des cultures dans l’unité. Le Saint-Esprit fait parler les gens dans différentes langues, comprises de tous :
« … et nous les entendons parler dans nos langues des merveilles de Dieu. »
(Ac 2:1-11). Les dons et les charismes du Saint-Esprit ont permis aux gens de se comprendre, de s’aimer et de bâtir ensemble une communauté. Ces dons sont :
« sagesse, intelligence, conseil, force, connaissance, piété et crainte du Seigneur ». Dans cette culture de la Pentecôte, le
Saint-Esprit, qui est l’Esprit du Ressuscité en nous, donne la vie
(Rm 8:8-17),
guérit, libère, nous rappelle les enseignements de Jésus et fait de nous des enfants de Dieu. En tant qu’enfants de Dieu, héritiers et cohéritiers avec le Christ, guidés par le Saint-Esprit, nous sommes invités à aimer Dieu, à nous aimer les uns les autres et à devenir la maison de Dieu
(Jn 14:15-16).
Vivre la Pentecôte aujourd’hui dans notre communauté paroissiale
Comme ceux qui étaient présents le jour de la Pentecôte, nous venons nous aussi d’horizons culturels, sociaux, linguistiques et religieux divers. Nous sommes tous ici, à West Valley City, sous la Croix de Jésus-Christ. Bien que différents et malgré toutes nos différences, par la grâce de l’Esprit Saint, nous crions tous ensemble :
« Abba, Père ! » (Rm 8, 8-17). Nous sommes tous membres d’un seul Corps : l’Église une, sainte, catholique et apostolique. Nous n’avons qu’un seul Dieu, le Père de tous. Nous sommes tous frères et sœurs, fils et filles d’un Dieu et Père miséricordieux.
Peu importe la couleur de votre peau, votre origine ou vos moyens financiers. Nous sommes aussi appelés à être de vrais disciples de Jésus, des pèlerins de l’espérance, des missionnaires libérés par l’Esprit Saint, proclamant sans crainte la Bonne Nouvelle du Christ ressuscité et vivant l’unité dans la diversité.
Saints Barnabé et Antoine de Padoue, priez pour nous
afin que notre paroisse Saints-Pierre-et-Paul devienne toujours davantage la demeure de la Très Sainte Trinité : le Père, le Fils et le Saint-Esprit, et, par conséquent,
une communauté fraternelle vivante. Viens, Esprit Saint !
West Valley City, 8 juin 2025
SOLENNITÉ DE L’ASCENSION DU SEIGNEUR
Ascension : un temps d’attente, d’espérance et de témoignage
Chers frères et sœurs,
L’
Ascension du Christ est une nouvelle et grande proclamation de foi en la résurrection du Christ. En effet,
« la Résurrection, l’Ascension et la Pentecôte sont trois facettes d’un seul et même Mystère ». C’est l’acte solennel par lequel le Christ entre dans le sanctuaire céleste où se célèbre la liturgie éternelle de l’Agneau.
Cette Ascension marque également la
fin de sa vie terrestre et le début de sa vie nouvelle, qui se poursuit à travers la vie de ses amis et de l’Église. Toute l’Église attend son retour, dont l’heure et le moment sont inconnus.
Comment attendons-nous le retour du Christ ? Comment nous y préparons-nous en tant que communauté paroissiale des Saints Pierre et Paul ? Que faisons-nous du baptême dans l’Esprit que nous avons reçu ? Comment pouvons-nous témoigner du Christ dans nos familles, notre paroisse et notre communauté diocésaine ?
Un temps d’attente et d’espérance
L’Ascension est le couronnement triomphal de la vie terrestre de Jésus. Comme un grand prêtre, il lève les mains et bénit son Église (Luc 24, 46-53). Devant lui, dans l’attente de son retour, toute la communauté de Saints Peter and Paul adopte une attitude liturgique d’adoration, de louange et de célébration. Tous les fidèles de Saints Peter and Paul suivent les traces des Apôtres et s’engagent sur la « voie nouvelle et vivante » inaugurée par le Christ pour obtenir le salut et la pleine libération (He 9, 24-28 ; 10, 19-23). La Vierge Marie est la première créature à avoir emprunté ce chemin par son Assomption. Aujourd’hui aussi, purifiés et embrasés d’amour et de foi par la puissance de l’Esprit Saint, nous sommes invités à entrer dans ce sanctuaire céleste. Merci infiniment, Seigneur Jésus, car ton départ n’est pas un adieu, mais l’inauguration d’un temps d’espérance. Ce temps d’attente est un temps d’espérance. Le Christ, qui monte au ciel et entre dans son sanctuaire, est fidèle. Il nous donnera tout ce qu’il nous a promis. Mettons notre confiance en lui.
Un temps de témoignages
Après l’Ascension du Christ, pour nous, ses disciples, ce n’est plus le moment de
« regarder le ciel », mais celui de témoigner. Le Christ lui-même l’a dit à ses Apôtres :
« Vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. »
(Ac 1:1-11). Le baptême dans l’Esprit est pour nous le moyen
de renouveler notre vie et de devenir des chrétiens authentiques, engagés dans la vie de l’Église et de la société. Ainsi, nous devenons témoins de Jésus-Christ et de sa résurrection, en nous engageant à participer à la vie de notre paroisse, à évangéliser notre ville et à devenir de véritables
« pèlerins d’espérance »,
des citoyens responsables de notre maison commune, de notre humanité.
Saints Marcellin, Pedro, Charles Lwanga, Boniface et Norbert, priez pour nous
afin que nous
sachions transmettre le message de la résurrection : espérance, miséricorde, amour, foi, paix, justice et vie nouvelle.
Que nos célébrations eucharistiques soient l’occasion de louer le Seigneur et de célébrer ensemble en tant que famille de Dieu, ici à West Valley City.
West Valley City, 1er juin 2025
SIXIÈME DIMANCHE DE PÂQUES
Paix et salut : les dons de Jésus par l’Esprit Saint
Chers frères et sœurs,
Jésus poursuit son discours d’adieu à ses amis. Il est la
lumière (Ap 21, 10-14.22-23) qui illumine les nations et les peuples de la terre. C’est lui qui donne
la vraie paix, l’Esprit Saint et le salut.
Sommes-nous prêts à recevoir la paix que Jésus-Christ nous offre ? Que faisons-nous du don de l’Esprit Saint que nous avons reçu le jour de notre baptême et dont nous avons été confirmés dans la foi le jour de notre confirmation ? Pourquoi y a-t-il tant de conflits dans le monde ? Que faisons-nous pour les résoudre ? Où en sommes-nous avec la « Pax Romana » et la « Pax Americana » ? Comment vivons-nous aujourd’hui dans nos communautés paroissiales et diocésaines, ainsi que dans nos villes ?
Lire les signes des temps : conflits, guerres...
Que se passe-t-il autour de nous ? Actuellement, partout dans le monde, nous sommes témoins de
conflits entre des personnes, des amis, des frères et sœurs, des nations et des peuples. La
République démocratique du Congo (RDC), en proie à une guerre d’invasion depuis trente ans, a connu des millions de morts. Il y a la guerre entre
l’Ukraine et la Russie ;
Israël, qui détruit la Palestine (Gaza), et
de nombreux autres conflits armés dans le monde. Certains de ces conflits sont dus à des
intérêts socio-économiques, politiques ou simplement hégémoniques. D’autres sont dus à des
raisons religieuses ou spirituelles. Pour résoudre ces conflits, certains ont choisi la
guerre ou la force, tandis que d’autres ont privilégié le
dialogue
ou la diplomatie. En fin de compte,
des vies humaines (hommes et femmes, enfants, personnes âgées) sont sacrifiées au nom d’intérêts égoïstes. Il est possible pour tous de vivre en paix. En
1963, le pape Jean XXIII, dans son encyclique « Pacem in Terris (PT)
Sur la paix entre toutes les nations, fondée sur la vérité, la justice, la charité et la liberté », déclarait au paragraphe 1 :
« La paix sur la terre, si ardemment désirée par les hommes de tous les temps, ne peut être établie ni garantie sans le respect fidèle de l’ordre établi par Dieu. »
L’Esprit Saint, artisan de paix dans les premières communautés chrétiennes
Dans les premières communautés chrétiennes se posait la question du salut de leurs frères et sœurs issus des nations, qui était conditionné par la circoncision. Sans celle-ci, ils ne pouvaient être sauvés. Ces premières communautés chrétiennes (Actes 15, 1-2.22-29) nous donnent un exemple de gestion et de résolution des conflits en vue d’une coexistence pacifique. Paul et Barnabé ont tenté de résoudre le problème d’un enseignement sur le salut qui provoquait des affrontements et de vifs débats au sein de la communauté. Ils suivent ce processus : connaître et cerner le problème, en discuter avec la communauté, trouver des hommes et des femmes sages capables de faciliter sa résolution, prendre une décision en tenant compte de ce que nous enseignent le Défenseur, le Paraclet et l’Esprit Saint, puis communiquer aux fidèles ce qu’ils doivent faire. En cette Année jubilaire de l’espérance, nous espérons que l’Esprit Saint nous aidera à vivre en paix dans nos familles et nos communautés. Que le même Esprit aide les dirigeants de ce monde à être des « pèlerins de l’espérance », à trouver des moyens et des solutions à tous les conflits armés ou non armés qui portent atteinte à l’image de Dieu, c’est-à-dire à l’homme et à la femme. Que le Paraclet nous aide à nous souvenir et nous apprenne à aimer Dieu, à bâtir la paix que Jésus-Christ nous donne et à toujours être dans la joie.
Le salut, don gratuit de Jésus-Christ
Le salut n’est pas conditionné par la circoncision ni par d’autres règles particulières.
Le salut est intégral : humain et spirituel, corps et âme.
C’est un don de Jésus-Christ, l’Agneau de Dieu, Dieu avec nous
(Ap 21, 10-14. 22-23). Pour vivre en harmonie et connaître une paix durable, nous devons aimer Dieu et nos frères et sœurs, les respecter comme des êtres humains, images de Dieu, nous écouter les uns les autres et vivre en accomplissant la volonté de Dieu. J’espère que cela nous aidera dans nos relations avec les autres, et en particulier dans les relations entre les nations et les peuples.
Jésus, accorde au monde la véritable paix que toi seul peux lui donner !
(Jn 14, 23-29)
Dans l’attente de l’Esprit Saint,
Marie, Reine de la Paix, les saints Philippe Néri, Augustin de Cantorbéry et Paul VI,
priez pour nous, pour la paix dans le monde, en RDC, en Ukraine, à Gaza et dans tant d’autres régions du monde où sévissent des foyers de guerre inconnus ou oubliés.
West Valley City, 25 mai 2025
CINQUIÈME DIMANCHE DE PÂQUES
« Voici que je fais toutes choses nouvelles » : espérance et amour
Chers frères et sœurs,
En ce
cinquième dimanche de Pâques, nous sommes heureux d’avoir
le pape Léon XIV comme
« Vicaire du Christ » sur cette terre. Nous avons aussi la joie de vivre le
printemps : les arbres sont en fleurs, les jardins sont magnifiques, le temps est excellent. En ce moment, tout renaît, tout est beau.
Jésus renouvelle toute chose : les communautés chrétiennes, les paroisses, les diocèses, votre famille, votre relation avec Dieu, l’amour entre nous.
Sommes-nous prêts à collaborer à cette œuvre de Dieu, du Christ ? Comment renouvelez-vous votre vie, votre mariage, votre vie spirituelle ? Comment Jésus Christ peut-il changer votre vie, votre famille ?
« Voici que je fais toutes choses nouvelles. »
Dans son amour, Dieu a tout créé. Lorsqu’il eut achevé son œuvre, il vit que
tout cela était très bon.
« Dieu vit tout ce qu’il avait fait : cela était très bon. »
(Gn 1, 31). Jésus, le Fils de Dieu, poursuit l’œuvre de son Père,
faisant toutes choses nouvelles
(Ap 21, 5). Il a le pouvoir de le faire dans votre vie personnelle, dans votre famille et, pourquoi pas, dans notre famille de saints Pierre et Paul. À lui l’honneur, la gloire et la puissance ! En cette
année jubilaire, entrons dans cette espérance, cette joie et ce bonheur que le Christ nous ouvre. Avec lui, tout est possible à Dieu
(Mt 19, 26),
« rien n’est impossible »
(Lc 1, 37).
Paul et Barnabé : le renouveau des communautés
Paul et Barnabé ont mené
un apostolat missionnaire très fructueux en allant à la rencontre des païens et en
encourageant les disciples de Jésus à persévérer dans leur foi
(Actes 14:21b-27). Animés par l’Esprit Saint, ils ont bâti des communautés fortes et dynamiques, chacune dirigée par des responsables. Une autre chose importante que j’aimerais partager avec vous,
c’est la responsabilité que nous avons de rendre compte de notre apostolat au peuple de Dieu en partageant les fruits de la mission avec la Communauté ecclésiale de base. C’est aussi une manière d’évaluer la pastorale, la mission et tout ce que la communauté vit, fait et traverse. Un exemple pastoral et missionnaire à suivre pour nos groupes, nos équipes paroissiales et nos communautés paroissiales et diocésaines.
Lire les signes des temps et la situation, prier et jeûner, faire confiance à Dieu et persévérer dans la foi, rendre compte à la communauté de tout ce que nous faisons et évaluer la pastorale ou le projet d’évangélisation sont autant d’éléments importants pour bâtir et renouveler les communautés.
L’amour au cœur de tout : aimer comme Jésus nous aime
Les communautés renouvelées par la puissance de la résurrection sont des
communautés vivantes.
L’amour est au cœur de tout. C’est par l’amour et par la manière dont nous nous aimons les uns les autres que les gens reconnaîtront que nous sommes de véritables disciples de Jésus
(Jn 13:34-35).
Jésus-Christ est le modèle de cet Amour :
« Comme je vous ai aimés, aimez-vous aussi les uns les autres. » Il est toujours avec nous. C’est lui qui renouvelle votre apostolat, votre mission, votre mariage, la vie de vos enfants, notre paroisse, mon ministère sacerdotal, notre communauté et notre Église locale de Salt Lake City. Sans cet amour, cette
« spiritualité de communion », tous nos projets pastoraux seraient vains, comme l’a dit
saint Jean-Paul II au début du nouveau millénaire
(Novo Millennio Ineunte #43-45).
Sainte Marie, première disciple de Jésus,
saints Bernardin de Sienne, Christophe Magallanes et Rita, priez pour nous et aidez-nous
à faire de notre ville, de notre Église et de notre humanité un ciel nouveau, une terre nouvelle, la nouvelle Jérusalem, pleine d’amour et d’espérance.
West Valley City, 18 mai 2025
QUATRIÈME DIMANCHE DE PÂQUES
Jésus-Christ, le bon pasteur de tous
Chers frères et sœurs,
En ce
quatrième dimanche de Pâques, l’Église nous présente l’image de
Jésus Christ, le Bon Pasteur.
Il est pour tous, sans distinction. Il donne sa vie pour ses brebis, qui l’écoutent, le connaissent et le suivent.
En est-il de même pour nous, les brebis d’aujourd’hui ? Écoutons-nous la voix du Bon Pasteur ou celles qui nous assaillent chaque jour dans les journaux, à la télévision, sur les réseaux sociaux et dans les publicités ? Le connaissons-nous et sommes-nous prêts à le suivre ? Sommes-nous missionnaires à l’exemple de Paul et Barnabé ?
Ce dimanche, nous célébrons également la « Journée mondiale de prière pour les vocations » et la
« Fête des Mères ».
En cette période de crise des vocations, nos familles et nos communautés prient-elles pour les vocations ? Comment apprécions-nous le don que sont nos mères ? Sont-elles prêtes à évangéliser comme l’ont fait Paul et Barnabé ? Suivent-elles l’exemple du Bon Pasteur dans leur mission de mères ?
Des missionnaires courageux, ouverts et sans jalousie.
Aujourd’hui plus que jamais, l’Église a besoin de missionnaires courageux, ouverts à la grâce de Dieu, guidés par l’Esprit Saint et accueillants. De la ville d’Antioche de Pisidie à Iconium, Paul et Barnabé ont proclamé la Parole de Dieu. Aux Juifs et aux convertis, ils « demandaient de rester fidèles à la grâce de Dieu » (Actes 13, 14.43-52). Face au rejet de la Parole de Dieu par les Juifs et à leur jalousie, ces deux missionnaires ont poursuivi leur mission à Iconium. Les païens qui ont accueilli cette Parole de Dieu sont devenus des disciples « remplis de joie et de l’Esprit Saint ». Voilà un exemple à suivre pour nous, missionnaires d’aujourd’hui. La Parole de Dieu doit rejoindre tous les coins du monde.
Pasteur de tous : nations, races, peuples et langues.
Dans la deuxième lecture, saint Jean
(Apocalypse 7, 9. 14b-17) nous présente l’image du Bon Pasteur, l’Agneau
qui se tient au centre du trône. Les foules innombrables qui l’entourent représentent toute l’humanité : nations, races, peuples et langues.
Ce sont ceux qui ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l’Agneau. Le Bon Pasteur prend soin d’eux. Une intimité et une communion les unissent à lui, eux qui sont sauvés. Il les conduit
« vers les sources des eaux de la vie » et essuie « toute larme de leurs yeux ».
Un berger qui donne sa vie pour ses brebis : écouter, connaître et suivre.
Jésus-Christ, le Bon Pasteur, affirme qu’il est
UN avec son Père
(Jn 10, 27-30). Nous sommes appelés à ne faire qu’un avec le Christ. Il doit exister une
profonde communion entre lui et nous. Nous devons
écouter sa voix, celle qui nous aide à bien vivre en paix avec les autres, à choisir le bon chemin et qui nous donne la vie éternelle, c’est-à-dire la vie divine. Le Bon Pasteur
connaît
chacun de nous par son nom, nous aime et nous guide sur le bon chemin. Seigneur Jésus, aide-nous à te connaître et à t’aimer jusqu’à la fin de notre vie ! Aujourd’hui, plus que jamais, en écoutant la voix du Bon Pasteur, en le connaissant et en l’aimant, nous devons
le suivre. Aide-nous, Seigneur, à rester attachés à toi pour toujours et à te suivre où que tu nous conduises ! En cette
Journée mondiale de prière pour les vocations, Jésus, Bon Pasteur, prie pour que les jeunes de notre paroisse découvrent la beauté et la joie de devenir prêtres, religieux ou diacres au service des autres et de nos communautés.
Béni soit le Seigneur Dieu pour le don de nos mères !
En ce jour de votre fête, recevez nos meilleurs vœux de sainteté, de paix, de santé et de prospérité. Merci d’être de bons pasteurs qui nous aiment, nous ont appris à marcher, à aimer, à prier, à aider les autres et à suivre Jésus.
Saints Matthias, Pancrace et Isidore, priez pour nous
afin que
nous écoutions la voix du Bon Pasteur, que nous l’aimions et que nous le suivions. Que tous ceux qui prennent soin de votre peuple (dirigeants des nations, responsables des Églises et des communautés) suivent l’exemple du Christ, le Bon Pasteur qui donne sa vie pour ses brebis.
West Valley City, 11 mai 2025
TROISIÈME DIMANCHE DE PÂQUES
Témoins de la Résurrection du Christ et pêcheurs d’hommes
Chers frères et sœurs,
En ce
troisième dimanche de Pâques, la Parole de Dieu nous exhorte à être de
véritables témoins de la résurrection du Christ, des pêcheurs d’hommes et à nous joindre à ceux qui proclament :
« À celui qui siège sur le trône et à l’Agneau, la bénédiction, l’honneur, la gloire et la puissance, pour les siècles des siècles. » Comment être de véritables témoins de la résurrection du Christ ? Comment être aujourd’hui des pêcheurs d’hommes ?
Être d’authentiques témoins de la résurrection du Christ
Les Apôtres, et en particulier Pierre dans la première lecture (Actes 5, 27b-32, 40b-41) et Jean dans la deuxième (Ap 5, 11-14), affirment avec assurance et courage que Jésus est ressuscité et qu’il est « digne, l’Agneau immolé, de recevoir puissance et richesse, sagesse et force, honneur, gloire et bénédiction ». Il faut aussi noter que Simon-Pierre, Thomas, Nathanaël de Cana en Galilée, les fils de Zébédée et deux autres de ses disciples ont fait l’expérience de la puissance du Ressuscité dans leur travail quotidien. Aujourd’hui, nous aussi, pèlerins de l’espérance des Saints Pierre et Paul, sommes invités à suivre l’exemple de ces frères des premières communautés chrétiennes. Comme Pierre, suivons Jésus-Christ et faisons paître ses agneaux, prenons soin de ses brebis et nourrissons-les, en vivant librement notre foi et en croyant en Jésus-Christ ressuscité.
Devenir pêcheurs d’hommes
Les disciples du Christ font l’expérience de la pêche sans et avec le Christ
(Jn 21, 1-19). De leur propre initiative, ils travaillent toute la nuit sans prendre de poisson. Sur la parole du Ressuscité, ils en prennent
153 gros. Être pêcheurs d’hommes, c’est se joindre à celles et ceux qui redonnent vie et espérance aux autres, qui les aident à sortir de leurs ghettos, à respirer le souffle nouveau du Christ, à faire confiance au Christ ressuscité et à éprouver les effets de Pâques dans notre quotidien (mariage, famille, travail, communauté paroissiale, sacerdoce, jeunesse).
Le pêcheur d’hommes œuvre à l’unité dans la diversité. Malgré les 153 gros poissons, « le filet ne s’était pas déchiré ». Nous sommes appelés à bâtir l’Église dans l’unité, sans divisions, sans discrimination ni racisme. Prions pour que les cardinaux élisent le successeur du pape François. Qu’il soit le « Bon Pasteur » selon le Sacré-Cœur de Jésus et qu’il œuvre pour la catholicité de l’Église et son unité dans la diversité.
Saints Jean d’Avila et Damien de Veuster, priez pour nous
afin que nous soyons d’authentiques témoins de la Résurrection du Christ, des pêcheurs d’hommes courageux, qui aiment le Christ et sont passionnés par l’Évangile, la mission et le salut intégral du peuple de Dieu.
West Valley City, 4 mai 2025
DEUXIÈME DIMANCHE DE PÂQUES
La miséricorde divine de Dieu, les difficultés et les obscurités de la foi
Chers frères et sœurs,
« Rendez grâce au Seigneur, car il est bon, éternel est son amour, éternelle est sa miséricorde » (Psaume 118, 2-4. 13-15. 22-24). La miséricorde de Dieu est grande pour nous ! Le Christ est ressuscité ; il est parmi nous. Il est présent dans notre famille paroissiale Saints-Pierre-et-Paul. Sa résurrection est le fondement de toute la vie des communautés chrétiennes et catholiques. Elle est véritablement la base de notre famille ici, à West Valley. Nous sommes l’Église qui célèbre sa victoire sur la mort et le mal
(Ap 1, 9-11a. 12-13. 17-19).
Sommes-nous miséricordieux comme Dieu l’est envers nous ? La résurrection du Christ est-elle véritablement le fondement de la vie de notre communauté paroissiale ? Qu’est-ce qui nous empêche de croire que Jésus est vraiment ressuscité ? Comment la Bible peut-elle nous aider ?
La miséricorde de Dieu : pardon, signes et miracles
Nos communautés paroissiales et diocésaines doivent prendre pour modèle celle des
Actes 5:12-16 : l’action apostolique accompagnée de signes et de miracles, la communion fraternelle dans la prière et la vie, la force du témoignage et de l’exemple. La foi en la résurrection du Christ rend ces miracles possibles dans la vie des apôtres. Pourquoi pas dans la nôtre ?
Merci, Seigneur Jésus-Christ, pour les dons de la paix et de l’Esprit Saint accordés à tes apôtres, ainsi que pour le pouvoir de pardonner les péchés. Dans le sacrement de pénitence et de réconciliation, tu nous offres ta grande miséricorde et une nouvelle occasion de revenir à Dieu. Merci aussi à sainte Maria Faustina Kowalska et aux papes saint Jean-Paul II (Dives in Misericordia, 30 novembre 1980) et François (Misericordia et misera, 20 novembre 2016, et Dilexit Nos, 24 novembre 2024), qui nous ont aidés à comprendre et à vivre la miséricorde de Dieu.
Croire : difficultés, obscurités et profession de foi
La foi est un long cheminement de croissance, jalonné de crises, d’obscurités et de doutes, qui mène à la véritable profession de foi en Jésus-Christ : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Thomas en est l’exemple
(Jn 20, 19-31) pour nous et pour nos communautés. La rencontre avec le Ressuscité change tout dans notre vie personnelle, notre mariage et notre famille. Que l’Esprit Saint nous accompagne dans cette croissance de la foi.
Mon frère, ma sœur, la
Parole de Dieu, les
prières et les
dévotions peuvent nous aider à accueillir la foi, à l’approfondir et à la professer sans crainte et avec conviction.
Jésus-Christ, mon frère, augmente notre foi.
Saints Pierre Chanel, Louis-Marie Grignion de Montfort, Catherine de Sienne, Pie V, Joseph le Travailleur, Athanase, Philippe et Jacques,
priez pour nous et
aidez-nous à célébrer le triomphe du Christ sur la mort et le mal, et à professer publiquement notre foi.
Bon et saint pèlerinage pascal !
West Valley City, 27 avril 2025
LA RÉSURRECTION DU SEIGNEUR
Passion, mort et résurrection du Christ : racine de notre existence, de notre foi et de notre mission
Chers frères et sœurs,
« La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle. C’est là l’œuvre du SEIGNEUR, la merveille devant nos yeux…
Voici le jour que le Seigneur a fait ; qu’il soit pour nous jour de fête et de joie. » Que cette
Pâques soit pour nous un
jour de fête et de joie.
Le Christ est ressuscité, alléluia ! Après
quarante jours de prière, de jeûne et de charité,
nous célébrons le jour de notre salut, la mère de toutes les fêtes.
Qui annonce cette Bonne Nouvelle aux autres ? Quel est le contenu de ce message ? Quel était le « style d’évangélisation » de Pierre et en quoi peut-il nous inspirer aujourd’hui ? Sommes-nous ressuscités avec le Christ ? Comme
pèlerins d’espérance, que faisons-nous de la vie nouvelle reçue par le baptême ?
Une femme, première témoin de la Résurrection de Jésus-Christ
Dans l’
Évangile de saint Jean (Jn 20, 1-9),
la femme est honorée, elle occupe la première place. C’est en effet une femme,
Marie Madeleine, qui va trouver
Simon-Pierre pour lui annoncer que le tombeau était vide !
Faut-il la croire ? Certainement, car Pierre et le
« disciple que Jésus aimait » confirment cette nouvelle lorsqu’ils arrivent au tombeau :
« il vit, et il crut ». Le Christ est ressuscité, alléluia !
« …Il vit les linges qui étaient posés là, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part dans un autre endroit… » En voyant tout cela, on ne pouvait croire que le Christ était ressuscité. Il fallait
ouvrir les yeux de la foi pour voir et croire. « Oui, le Christ, mon espérance, est ressuscité. »
La foi améliore la vie du pèlerin d’espérance
La foi est une dimension importante de notre vie de chrétiens et de disciples du Christ.
Sans la Résurrection du Christ, notre foi serait vaine,
affirme
saint Paul (1 Co 15, 14). Ainsi,
les fondements de notre foi chrétienne sont la mort et la résurrection de Jésus-Christ.
Saints Pierre (Ac 10, 34a.37-43) et Paul (Col 3, 1-4) affirment que notre existence, notre vie, a complètement changé grâce à ces deux événements. Par le baptême, nous avons été ressuscités avec le Christ et nous devons
« rechercher les réalités d’en haut » :
l’amour, la miséricorde, la paix, la justice, etc.
Telle est la mission des pèlerins de l’espérance que nous sommes.
La mission du pèlerin de l’espérance
Enfin,
nous devons sortir, quitter le tombeau pour aller en Galilée. Nous devons suivre l’exemple de Pierre, qui arrive à Césarée et fait une
première annonce kérygmatique :
Jésus-Christ lui-même, qui a été crucifié, Dieu l’a ressuscité, et il est de nouveau vivant. À présent, notre mission est d’évangéliser le peuple de Dieu ici, à West Valley City. Quel style d’évangélisation adopter ? Le cardinal Gianfranco Ravasi propose celui de Pierre, qui me semble excellent :
« partir des faits, des attentes des populations et des personnes concrètement concernées ; confronter ces attentes au contenu de l’Évangile : annonce de paix, de libération et de justice, qui est salut, don de Dieu pour tous les hommes. »
Le pèlerin de l’espérance a pour mission d’être un homme, une femme d’espérance, et d’
annoncer avec joie, conviction et sans crainte que Jésus-Christ est vivant.
Seigneur Jésus-Christ, augmente notre foi,
afin que nous soyons de véritables témoins de ta Résurrection, pèlerins d’espérance.
Saint Joseph, prie pour nous.
JOYEUSES PÂQUES.
West Valley City, 20 avril 2025
DIMANCHE DES RAMEAUX ET DE LA PASSION DU SEIGNEUR
La fécondité mystérieuse de la souffrance et de la mort… Le message de Dieu aux cœurs meurtris
Chers frères et sœurs,
Nous voici arrivés au
dimanche des Rameaux, l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem. Louons le Seigneur ! Nos frères et sœurs du programme OICA/OCIA ont achevé leurs scrutins et reçu le « Credo » et le « Notre Père ». Notre famille des Saints-Pierre-et-Paul a été bien préparée, tout au long du cheminement spirituel et humain de ce Carême, par :
les messes, le jeûne, la charité, le chemin de croix, les différentes rencontres de formation, la retraite diocésaine et celle de la paroisse, ainsi que les autres retraites (fiancés, jeunes et jeunes adultes, couples mariés).
Notre famille des Saints-Pierre-et-Paul s’est réconciliée avec Dieu et avec nous, frères et sœurs. Nous sommes prêts à commencer la
Semaine sainte pour célébrer avec foi le « Triduum pascal » et enfin célébrer avec joie la
Pâques de la Résurrection du Christ.
En ce dimanche, nous faisons l’expérience de la « mystérieuse fécondité de la souffrance et de la mort ». C’est le message de Dieu au monde, aux personnes découragées et à tous ceux qui souffrent en ce monde : en Ukraine, au Nicaragua, au Pérou, en Équateur, au Venezuela, en Colombie, au Honduras, au Guatemala, au Salvador, au Mexique, en Argentine, au Brésil, en République démocratique du Congo, en Turquie, en Syrie et dans notre pays, les États-Unis d’Amérique. Nous pensons tout particulièrement aux missionnaires : les malades, les enfants, les laïcs, les personnes consacrées, les diacres, les prêtres, les évêques, etc. Le Serviteur souffrant du livre du prophète Isaïe (Is 50, 4-7) représente toutes ces personnes qui souffrent. Soutenus par la force que nous donne l’Eucharistie, Source de miséricorde, nous avons la mission et le devoir de vivre nos promesses baptismales de prophètes, de rois et de prêtres. Par notre sacerdoce commun, nous devons prier pour ceux qui souffrent et les aider. Dieu est toujours à nos côtés.
Saint Paul (Ph 2, 6-11) et l’
Évangile de Luc (Lc 22, 14 – 23, 56) nous parlent du Christ comme du
véritable Serviteur souffrant. Lui, le Fils de Dieu, Dieu lui-même, s’est fait homme comme nous (sans péché), pour souffrir et mourir sur la Croix afin de nous sauver et de nous donner la vie ! Nous pouvons alors comprendre la
fécondité de la souffrance et de la mort !
Mon frère, ma sœur, demeurons
fidèles à Dieu,
au Christ et à son Église,
fidèles à nos engagements :
conjugaux, sacerdotaux, religieux, et à notre vocation de simples disciples missionnaires du Christ.
À genoux, adorons le Seigneur et proclamons, par notre
parole et par notre vie : « Jésus est Seigneur », mon Seigneur et mon Dieu.
J’invite toutes les familles de Saints Peter and Paul à célébrer avec foi, dévotion et joie le
Jeudi saint,
le Vendredi saint,
la Vigile pascale et
Pâques, fête de la Résurrection.
Joyeuses Pâques à toutes et à tous !
West Valley City, 13 avril 2025
CINQUIÈME DIMANCHE DE CARÊME
La joie de nous souvenir du Dieu miséricordieux qui ouvre nos cœurs à l’espérance de Pâques
Chers frères et sœurs,
À la fin du Carême, le
cinquième dimanche de Carême nous fait déjà entrevoir ce que nous vivrons la semaine prochaine :
le souvenir de la libération, les merveilles de Dieu, la vie nouvelle dans le Christ et l’amour sans limites de Dieu.
Vous souvenez-vous des merveilles de Dieu dans votre vie, votre mariage, votre travail, dans notre paroisse Saints-Pierre-et-Paul ? Savez-vous que Dieu est et restera le Maître de l’Histoire ? Votre rencontre avec Jésus-Christ a-t-elle changé votre vie ? Êtes-vous prêts à tout abandonner pour l’imiter ? Êtes-vous fidèles à l’Alliance avec Dieu conclue le jour de votre baptême ? Êtes-vous miséricordieux envers vos frères et sœurs ? Rejetez-vous les femmes et les excluez-vous, ou adoptez-vous la nouvelle attitude de Jésus-Christ à leur égard ?
La joie de se souvenir du Dieu miséricordieux et d’ouvrir les yeux sur l’espérance. Le Dieu que Jésus-Christ nous a révélé dimanche dernier invite Israël à se rappeler ses exploits passés (l’Alliance, le passage de la mer Rouge, le retour à Jérusalem depuis Babylone, la libération), tout en gardant
les yeux tournés vers l’espoir d’un avenir meilleur
(Is 43:16-21). Le peuple se souvient des œuvres de Dieu avec des cris de joie
(Psaume 126:1-2, 2-3, 4-5, 6), car il
« fait du neuf » (une semence nouvelle),
un monde nouveau, une vie nouvelle. Ce que Dieu a fait dans le
passé, il le fera aussi pour nous
aujourd’hui, et il continuera d’agir de la même manière
demain. Il est et demeure le
Maître de l’histoire, du passé, du présent et de l’avenir. Il libérera les captifs, les esclaves et la « Babylone » d’aujourd’hui.
Jésus poursuit cette œuvre par nos mains, par nos communautés.
Jésus reconnaît la valeur de l’homme et de la femme et leur rend leur dignité : aimer la personne, pas le péché.
Saint Paul (Philippiens 3, 8-14) et la
femme de l’Évangile selon
saint Jean (Jean 8, 1-11)
font l’expérience
de la miséricorde de Dieu.
Paul rencontre Jésus, qui transforme complètement sa vie. Il l’aime et partage sa vie avec lui. Il dit :
« Je vis, mais ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi »
(Galates 2, 20). Le
but,
la seule chose qui compte pour lui, c’est le Christ, et tout le reste (avantages, Loi, circoncision) n’est à ses yeux que déchet. Fort de cette décision, Paul poursuit son chemin jusqu’à sa mort à Rome.
Ce qui compte pour lui, c’est la foi dans le Christ, la puissance de sa résurrection et le fait de vivre uni à lui. Quant à la
femme adultère, humiliée, pécheresse et triste, elle aussi
rencontre Jésus.
Il lui rend sa valeur et sa dignité de femme. Elle fait l’expérience
de la miséricorde divine, de l’amour sans limites de Dieu, et elle est sauvée.
Dieu a envoyé son Fils pour nous donner une vie nouvelle, et non pour nous condamner.
Saints Jean-Baptiste de La Salle et Stanislas, priez pour nous
afin que nous cheminions ensemble vers les fêtes de Pâques, remplis de joie et de gratitude envers notre Libérateur. Puissions-nous être miséricordieux envers les autres comme Dieu l’est envers nous. Que la résurrection de Jésus soit notre joie, notre force et notre espérance.
West Valley City, 6 avril 2025
QUATRIÈME DIMANCHE DE CARÊME
Père prodigue : Dieu nous aime tous, et nous, nous aimons-nous les uns les autres ?
Chers frères et sœurs,
L’antienne d’entrée de ce
quatrième dimanche de Carême, également appelé
« dimanche de Laetare », commence par ces mots :
« Réjouis-toi, Jérusalem, et vous tous qui l’aimez. Soyez dans l’allégresse, vous qui étiez dans la tristesse ; exultez et rassasiez-vous au sein de sa consolation. » Aujourd’hui, nos cœurs sont remplis de joie, car dans quelques jours
nous célébrerons Pâques, la joie de
nos catéchumènes qui recevront leurs sacrements, et celle de notre communauté qui commencera, après Pâques,
à vivre l’expérience des
Petites communautés fraternelles (PCF) pour partager la Parole de Dieu.
Au milieu de notre pèlerinage de Carême, Jésus nous révèle une fois encore le
vrai visage du Père, qui nous aime profondément et qui est prêt à prendre le risque de nous donner tout ce dont nous avons besoin.
C’est lui qui vient le premier à notre recherche lorsque nous sommes perdus, tristes ou en colère, pour célébrer la fête avec lui !
Parmi nous, enfants de Dieu, sommes-nous prêts à « entrer dans la joie du Père » lorsqu’un frère ou une sœur perdu revient dans la famille ? Comment résolvons-nous nos problèmes en famille : entre parents et enfants, papa et maman, ou entre un fils ou une fille et un autre membre de la famille ? Quelle est la véritable image de Dieu le Père que son Fils Jésus nous révèle ? En cette mi-Carême, avez-vous commencé à vous tourner vers une « vie nouvelle », une « metanoia » (μετάνοια), une vie de maturité et de responsabilité ? Quelle relation Jésus entretenait-il avec les pécheurs ?
Aucune famille humaine n’est à l’abri des difficultés. La question est de savoir comment trouver des solutions pour vivre ensemble en paix et dans la joie, comme des frères et sœurs.
Le temps du Carême est un temps pour vivre ensemble dans l’harmonie, à l’exemple du « Père prodigue ».
Le vrai visage du Père révélé par Jésus. Ce dimanche encore, Jésus nous révèle la
véritable image du Père. Il enlève le
« déshonneur de l’Égypte »
(Jos 5:9a, 10-12). Il écoute toujours les cris de ses enfants que nous sommes et répond aussitôt à nos besoins. Par
le baptême et le
sang de son Fils bien-aimé, il fait de nous des
créatures
nouvelles
(2 Cor 5:17-21). Ce Père bon, tendre et miséricordieux
(Lc 15:1-3, 11-32)
efface nos péchés et ne nous tient pas responsables de nos fautes ou de nos erreurs.
Il est solidaire de tous : païens, juifs, convertis, Blancs, Noirs ou Jaunes ! Il
se réjouit lorsque nous revenons à lui, lorsque nous prenons la
ferme décision d’aller vers lui. Il aime ses enfants, c’est-à-dire qu’il
nous aime tous, sans distinction de couleur, de classe, de statut social ou autre. « Dieu notre Père »
respecte nos libertés et nos choix, même les plus radicaux.
Ce qu’il désire, c’est notre conversion, notre changement de cœur et notre vie dans la joie. Nous aussi, nous devons imiter ce Père.
Le temps du Carême est l’occasion de connaître le vrai visage du Père et de l’imiter.
Rendons grâce pour toutes les œuvres de Dieu et tous les engagements. Pour toutes les œuvres de ce Père bon, aimant et miséricordieux,
nous qui sommes des pèlerins de l’espérance, nous devons toujours nous souvenir de Dieu notre
Père,
de Jésus notre Sauveur et de l’Esprit
Saint, notre Consolateur. Nous devons,
par nos lèvres, nos corps, nos mains, nos danses et nos chants, bénir, louer et glorifier le Seigneur en tout temps
(Psaume 34, 2-3.4-5.6-7). Bref, « entrer dans la joie du Père ».
Nous ne devons pas envisager notre relation avec le Père sous l’angle du calcul, des comptes ou de l’intérêt personnel.
Elle doit être faite d’amour gratuit, de conscience de nos limites et de recherche de son aide et de son salut. En tant que fils et filles de Dieu,
nous devons nous aimer les uns les autres et ne jamais nous croire meilleurs que les autres, comme le second fils de l’Évangile.
Pèlerins de l’espérance, « créatures nouvelles », nous devons nous réconcilier avec Dieu et avec nos frères et sœurs. Nous ne savons pas si le fils aîné est entré dans la salle du banquet ! Nous sommes donc
des « ambassadeurs du Christ », de la paix et de la réconciliation.
Saints François de Paule, Isidore et Vincent Ferrier, priez pour nous,
afin que nous aimions les autres comme Dieu nous aime et que nous nous réjouissions du pardon et de la réconciliation, à l’exemple de Dieu.
West Valley City, 30 mars 2025
TROISIÈME DIMANCHE DE CARÊME
J’ai vu la détresse de mon peuple : Dieu nous aime et nous libère
Chers frères et sœurs,
Dimanche dernier, nous avons parlé du pèlerin de l’espérance, fidèle à l’Alliance et envoyé transformer le monde. En ce troisième dimanche de Carême, nous parlerons de la révélation de l’identité du Dieu de la vie et de l’attitude du pèlerin de l’espérance face au choix qu’il doit faire au cours de son pèlerinage terrestre. Connaissez-vous le Dieu vivant ? Connaissez-vous son nom ? Savez-vous qu’il est tout près de vous, qu’il vous connaît, vous aime et vous libère ? En tant que pèlerin de l’espérance, êtes-vous prêt à renoncer au mal et à toute forme d’esclavage ? Dans ce monde de « coexistence des différences », comment apprendre à vivre humblement ?
Dans ce monde de
« coexistence des différences », nous
sommes invités à nous connaître, à connaître les autres et à vivre ensemble dans l’humilité. Tout au long de ce pèlerinage, nous sommes aussi appelés à connaître la base, le fondement de notre foi : Dieu nous aime et nous libère du mal et de l’esclavage du péché.
L’identité de Dieu : bonté et miséricorde – Dans le buisson ardent (rencontre avec Dieu)
(Exode 3:1-8a, 13-15),
Dieu révèle son nom, et nous découvrons qu’il nous aime et prend soin de nous. Son nom est :
« Je suis qui je suis… Je suis… le Seigneur. » Six verbes expriment bien cette découverte :
voir, entendre, connaître, descendre, délivrer et faire sortir. Le Dieu lointain, le Dieu Saint, se fait proche des êtres humains : il voit leur misère, entend leurs cris, connaît leurs souffrances, descend pour les libérer et les conduit vers une terre nouvelle (où coulent le lait et le miel).
Il défend les droits des opprimés
(Psaume 103:1-2, 3-4, 6-7, 8, 11)
et reste fidèle à son Alliance.
Il est bon et miséricordieux
(Luc 13:1-9). Jésus prend le temps de nous exhorter à revenir à Dieu et à porter d’abondants fruits d’amour, de miséricorde, de patience, de justice et de fidélité.
Le Carême est un temps pour redécouvrir le vrai visage de Dieu (patient et miséricordieux), et pour être patients et miséricordieux envers les autres. C’est le moment de voir la misère ou la pauvreté des autres, de leur venir en aide et de collaborer à l’œuvre de libération de Dieu.
Attitudes du pèlerin : renoncement et confiance en Dieu – Face à ce
Dieu bon, patient et miséricordieux,
les êtres humains vivant dans un monde marqué par une crise générale et généralisée doivent adopter une attitude de
renoncement au péché et au mal (1 Corinthiens 10, 1-6, 10-12),
aux idoles de bois ou de pierre, comme le dit le psalmiste, et de
jeûne qui plaît à Dieu
(Is 58, 6),
ainsi que la volonté de plaire à Dieu et de ne pas retomber dans l’esclavage du passé. Dans les épreuves de la vie et du mariage, le
pèlerin de l’espérance doit faire pleinement confiance à Dieu, adorer le Roi des rois et croire en sa miséricorde divine.
Le Carême est un temps de conversion, de choix de Dieu et de pratique du bien, un temps de prière et d’humilité (car nous sommes tous pécheurs). C’est un temps pour revenir à Dieu, libérer les opprimés et aider les autres à se libérer de l’esclavage.
Seigneur Jésus-Christ, prie pour nous
afin que nous soyons de saints pèlerins d’espérance qui aiment Dieu et leur prochain.
West Valley City, 23 mars 2025
DEUXIÈME DIMANCHE DE CARÊME
Pèlerins d’espérance : fidèles à l’Alliance et prêts à la transfiguration du monde
Chers frères et sœurs,
Après la première semaine, nous entamons maintenant la
deuxième semaine du Carême.
Pèlerins d’espérance, comme le dit le
pape François,
« Marchons ensemble dans l’espérance. » Nous sommes
fidèles à l’Alliance que Dieu a conclue avec notre « père » Abraham, et fortifiés par la Transfiguration de Jésus-Christ. Nous sommes appelés à transformer ce monde chaotique dans lequel nous vivons.
Êtes-vous prêts à marcher avec Jésus ? Comment se passent votre prière, votre jeûne et votre aumône ? Êtes-vous prêts à vivre le « Chemin de croix » vendredi prochain, afin de cheminer ensemble avec les personnes, les familles, les couples et les nations qui souffrent ? Êtes-vous fidèles à l’Alliance ? Comment pouvez-vous, pendant ce temps de Carême et même après, contribuer à la transformation ou à la transfiguration de votre vie, de votre famille, de votre communauté paroissiale, de votre diocèse, de votre ville, de votre État ou de la nation ?
La certitude que le Seigneur est avec nous. Pèlerins de l’espérance, nous avançons ensemble sur le chemin vers Pâques. Aujourd’hui, par sa Transfiguration, Jésus manifeste sa gloire. Nous en sommes convaincus et certains :
le Seigneur est avec nous.
Le psalmiste (Psaume 27, 1.7-8, 8-9, 13-14) le confirme :
« Le Seigneur est ma lumière et mon salut ; de qui aurais-je crainte ? Le Seigneur est le rempart de ma vie ; devant qui tremblerais-je ? » Dans les moments de tristesse comme dans les moments de joie, nous devons faire confiance à Dieu. Ce langage de la foi ouvre le chemin de l’espérance.
« J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur sur la terre des vivants. » « Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ; espère le Seigneur. »
Le temps du Carême est un temps pour faire confiance à Dieu, être certains qu’il est avec nous et rechercher sa face.
Fidèles à l’Alliance comme notre « père dans la foi ». Abraham avait bien compris ce que nous venons de dire. Lors du rite de l’Alliance entre Abraham et Dieu
(Gn 15, 5-12.17-18), notre « père dans la foi » découvre le vrai Dieu, lui fait confiance et respecte ses engagements. Il est resté fidèle à Dieu et a cru en ses paroles.
Sans poser beaucoup de questions, il croit. Sa vie, ses projets et sa conduite sont en harmonie avec le plan de Dieu. À la fin de cette Alliance, Dieu donne deux choses à Abraham :
une descendance (lui qui n’avait pas d’enfants devient le père d’une multitude) et le
pays.
Voilà un exemple de foi que nous, descendants d’Abraham, devons suivre.
Le temps du Carême est un temps pour rester fidèles à Dieu et à son Alliance.
Prêts à la transfiguration du monde et à manifester la gloire de Dieu. Dieu est avec nous (Emmanuel). Sa proximité n’a plus besoin d’être démontrée. Jésus-Christ est véritablement présent en nous.
Saint Paul (Philippiens 3:17 - 4:1), en larmes (en prison), nous invite
à faire du Christ le centre de nos vies et non de nos pratiques extérieures (la circoncision).
Saint Luc (Luc 9:28b-36) nous fait entendre la voix de Dieu qui nous demande d’« écouter » son Fils et de lui faire confiance. Par le baptême, nous sommes incorporés à celui qui est le Prophète, le Roi et le Prêtre. Par sa transfiguration, il nous transforme et nous donne la force de descendre de la montagne pour transformer le monde chaotique et toutes ses réalités.
Le temps du Carême est le moment d’écouter Jésus-Christ et de transformer le monde selon le merveilleux dessein de Dieu.
Saints Patrick, Cyrille de Jérusalem et Joseph, priez pour nous
afin que nous demeurions fidèles à l’Alliance, à la Croix du Christ (sa Passion, sa mort et sa Résurrection), et que nous manifestions la gloire de la Résurrection dans notre vie, dans l’attente de son retour glorieux.
West Valley City, 16 mars 2025
PREMIER DIMANCHE DE CARÊME
Quarante jours de marche avec Jésus : écouter, discerner et rencontrer
Chers frères et sœurs,
Du mercredi des Cendres jusqu’à la messe de la Cène du Seigneur, nous vivrons quarante jours de jeûne, de prière et d’aumône. En outre, trois thèmes nous accompagneront pendant cette période : écouter et se souvenir - discerner et professer notre foi - rencontrer Dieu et nous abriter sous sa protection.
Écouter, se souvenir et offrir. Ce
temps du Carême est un moment privilégié
pour écouter Dieu qui parle à nos cœurs et pour faire mémoire.
Prenez le temps d’écouter, de lire la Parole de Dieu, de la méditer, de la contempler et de la mettre en pratique chaque jour (Lectio Divina). Je vous invite, mon frère et ma sœur, à vivre cette Lectio Divina en famille, une fois par semaine. La Parole qui est dans votre bouche et dans votre cœur
(Rm 10, 8-13) suscite le désir de conversion, la foi, le dialogue et la prière. Elle nous aide à nous souvenir de toutes les bénédictions de Dieu.
Tout ce que nous sommes et tout ce que nous avons appartient à Dieu. Nous devons lui présenter,
lui offrir les prémices du fruit de notre travail, de nos récoltes
(Dt 26, 4-10).
Discerner, professer notre foi et nous engager. Le Carême est un temps de
discernement, de profession de foi et d’engagement à aider les autres et à prendre soin de la création. Au milieu de ce monde chaotique, traversé de tant de voix contradictoires, il est urgent de nous former au discernement spirituel,
de professer notre foi en nous engageant pleinement pour le bien, la beauté, la justice et la paix.
Blancs, noirs ou jaunes, nous avons un seul Seigneur, une seule foi et un seul baptême. De tout notre cœur, par nos paroles et nos actes, invoquons le nom de ce Seigneur. Œuvrons ensemble dans l’unité et la diversité. Nous avons quarante jours pour nous former à l’école de Jésus ! À la lumière de la Parole de Dieu,
du jeûne et de la prière, nous pouvons entendre la voix de Dieu et comprendre son merveilleux projet pour nous, notre famille paroissiale Saints-Pierre-et-Paul.
Rencontrer Dieu et demeurer sous son abri. Le Carême est le
temps de la rencontre avec Dieu et avec nos frères et sœurs. En écoutant la Parole de Dieu, en discernant et en priant, nous rencontrons personnellement Jésus et le Seigneur. Il est le
Très-Haut, le Tout-Puissant, le Seigneur. Il est
notre sécurité (Psaume 91:1-2, 10-11, 12-13, 14-15),
notre refuge. Il envoie ses anges pour nous protéger.
Le Carême est le temps de demeurer sous son abri. Jésus, dans
l’Évangile selon saint Luc (Lc 4:1-13), nous en donne l’exemple. Pendant quarante jours, pour ne pas succomber aux tentations de Satan (la faim, le pouvoir temporel et l’abandon de Dieu ou l’athéisme), Jésus se met à l’abri auprès de son Père ; il place toute sa confiance en lui et en sa Parole (il se réfère toujours aux textes bibliques pour répondre à Satan).
Jésus est présent dans le Très-Saint-Sacrement et nous attend du lundi au vendredi, de 8 h 45 à 18 h 45. « […] Venez et vous verrez […] » (Jn 1:45-46). Consacrons dix ou trente minutes à adorer le Roi des rois. Nous ne pouvons pas vivre de pain seulement, mais de la Parole de Dieu.
Vierge Marie, intercède pour nous
afin que nous ayons la force de vaincre Satan et de lutter contre le mal, de rester fidèles à Dieu et de professer notre foi sans craindre quoi que ce soit ni qui que ce soit.
West Valley City, 9 mars 2025
HUITIÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE
Le projet de Dieu : le salut de toute l’humanité
Chers frères et sœurs,
En ce
huitième dimanche du temps ordinaire, Dieu nous parle de son
projet de salut pour toute l’humanité. Il a un merveilleux projet pour nous, mais il ne nous sauve pas sans nous. Par son Fils Jésus-Christ, il s’est fait l’un de nous pour nous apporter le
Salut, une vie nouvelle.
Comment Dieu réalise-t-il son projet ? Mon frère, ma sœur, êtes-vous prêts à accepter ce projet de Dieu ? Au sein de votre famille, au sein de notre communauté des saints Pierre et Paul, comment vous comportez-vous ? Quel regard portez-vous sur les autres : les jugez-vous, ne voyez-vous que leurs défauts, ou les aidez-vous à grandir dans la foi et dans la vie ? Quel est le rôle du Christ dans ce projet ?
Rendre grâce à Dieu — L’homme rend grâce à Dieu pour ses merveilles. Il chante son nom. Il annonce son amour et sa fidélité (Psaume 92, 2-3, 13-14, 15-16) à ceux qui ne le connaissent pas ou qui rejettent son Plan de salut. L’homme a confiance en l’amour gratuit, inépuisable et éternel de Dieu. Tout au long de l’histoire de l’humanité, malgré les épreuves, les erreurs et les infidélités de l’homme, Dieu maintient son plan pour nous sauver. Pour notre part, comme les nouveaux baptisés du temps de Ben Sira le Sage (auteur du livre du Siracide ou de l’Ecclésiastique) (Si 27, 4-7), suivons les enseignements moraux qu’il nous propose, puisons notre sagesse dans la Loi de Dieu et transmettons-la aux générations futures. Que nos paroles, notre langage et nos expressions sociales reflètent ce que nous sommes vraiment : des enfants de Dieu qui ont un cœur bon, à l’image de celui du Christ (Pape François, Delexit Nos [DN]).
Christ ressuscité : victoire sur la mort et le péché - Le Christ, envoyé par son Père pour guérir et sauver les hommes, est présent dans nos vies et nos communautés. Il nous aime et réalise le projet de son Père. Son cœur est assez grand pour nous accueillir tous. Le pape François l’affirme à juste titre : « Le Sacré-Cœur est le principe unificateur de toute réalité, car “le Christ est le cœur du monde, et le mystère pascal de sa mort et de sa résurrection est le centre de l’histoire, qui, grâce à lui, est une histoire de salut” […].
Le cœur du Christ, symbole de la source la plus profonde et la plus personnelle de son amour pour nous, est au cœur même de la première annonce de l’Évangile. Il est à l’origine de notre foi, comme la source qui rafraîchit et vivifie nos convictions chrétiennes » (DN 31 & 32).
La victoire du Christ sur la mort et le péché est la victoire du projet de Dieu et du nôtre. Elle inaugure une humanité nouvelle fondée sur l’amour, la fraternité, le pardon, la paix et la justice. « Mais grâces soient rendues à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ. »
(1 Cor 15:54-58). Chacun de nous a la responsabilité de réaliser le merveilleux projet de Dieu, en tout temps et en tout lieu.
La conduite entre frères au sein de la communauté
(Lc 6, 39-45) – Le Christ ressuscité est vivant, il est parmi nous, il est notre espérance, notre vie, notre pain. Il nous a aimés et nous a sauvés. Dans nos familles, nos paroisses ou nos communautés diocésaines, nous qui sommes ressuscités avec le Christ et guéris par lui de notre cécité,
regardons les autres comme il nous regarde. Aimons-les comme il nous aime, ne les jugeons pas, encore moins ne cherchons leurs défauts. Mettons en pratique l’exhortation de
saint Paul : « …soyez fermes, inébranlables, toujours pleinement engagés dans l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail dans le Seigneur n’est pas vain. » Que ce temps de Carême soit pour nous l’occasion de renforcer nos liens fraternels par le jeûne, la prière et l’amour.
Saintes Katharine Drexel, Perpétue et Félicité, et saints Casimir et Jean de Dieu, priez pour nous
afin que nous soyons de véritables disciples, transformés par Jésus et dotés d’un cœur bon, tels des arbres plantés au bord de la rivière qui portent d’abondants fruits d’amour, de paix, de justice, de miséricorde et d’espérance.
West Valley City, 2 mars 2025
SEPTIÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE
Aimez vos ennemis : l’amour universel qui n’exclut personne
Chers frères et sœurs,
« Aimez vos ennemis,
faites du bien à ceux qui vous haïssent,
souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent,
priez pour ceux qui vous maltraitent. » Ces phrases expriment la nouveauté de l’Évangile de ce
septième dimanche du temps ordinaire.
Qui est votre ennemi ? Avez-vous des ennemis ? Que faites-vous de l’onction de Dieu que vous avez reçue ? Que signifie le pardon pour vous ? Est-ce oublier le passé, ou est-ce un geste libérateur qui ouvre la voie vers l’avenir ? Jésus-Christ nous invite à être miséricordieux comme Dieu notre Père est miséricordieux. Et vous, l’êtes-vous aussi ? Êtes-vous prêts à pardonner comme Dieu vous pardonne ? Que faites-vous pour pouvoir offrir votre pardon à votre conjoint, à votre fils ou votre fille, à vos collègues, à votre frère ou votre sœur, à vos amis ? Qui sont vos ennemis ? Êtes-vous prêts à leur pardonner aujourd’hui ?
Dans les cultures du monde, nous avons le
précepte de nous aimer les uns les autres. Presque toutes les religions enseignent la loi de l’amour.
Aimer et être aimé nous rend heureux. En ce dimanche,
Jésus introduit une nouveauté :
aimer nos ennemis, leur faire du bien et prier pour eux. Pour vivre cette nouveauté, cet enseignement radical de Jésus, je vous propose
trois petits conseils inspirés par la Parole de Dieu.
Reconnaître la miséricorde et le pardon de Dieu, et les mettre en pratique. Notre Dieu est miséricordieux, il est Amour. Sa miséricorde est inépuisable. Le pardon fait partie de son être
(Ps (103), 1-2, 3-4, 8.10, 12-13 - Lc 6, 27-38). Les Israélites grandiront dans cette culture. Dans la
première lecture (1 S 26, 2.7-9.12-13.22-23), nous avons l’exemple du roi David qui épargne la vie de son ennemi Saül, le beau roi d’Israël (1040 av. J.-C.). Il nous enseigne qu’il est possible d’être miséricordieux, de pardonner à ses ennemis et de leur souhaiter le meilleur. Alors qu’il se trouve en position de tuer Saül, David ne le fait pas. Car
il respecte le dessein de Dieu (le choix de Saül comme roi), la personne humaine, créée à l’image de Dieu (l’onction de Dieu), et la vie. Le pardon s’entend ici comme le
refus de se venger. Cela ne signifie pas
oublier le passé, encore moins l’effacer, mais au contraire libérer la personne et l’ouvrir
à l’avenir,
à un avenir radieux de paix et de fraternité.
Pour les dirigeants des nations, les politiciens, les responsables communautaires, les dirigeants de mouvements sociaux ou religieux et les autres, voici un exemple à suivre pour nous aimer les uns les autres en bâtissant un
monde d’amour, de paix, de justice, de vie et de fraternité.
Imitez Dieu pour devenir ses enfants. Dieu nous aime, il nous pardonne, nous guérit et nous donne la vie. Comme le psalmiste qui chante avec joie, nous devons bénir le Seigneur, le louer et l’imiter. Faites aux autres ce que vous voulez qu’ils fassent pour vous : « Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous maltraitent. » (Lc 6, 27-38). Nous, chrétiens et catholiques, devons maîtriser notre violence, nos passions et nos impulsions, et nous aimer les uns les autres. Pour faire de nous ses enfants, Dieu, dans sa pédagogie, nous éduque, nous transforme et nous donne un cœur nouveau, un cœur de chair.
Foi et amour.
Saint Paul (1 Corinthiens 15, 45-49), en parlant de la résurrection du Christ, parle aussi de la nôtre (celle de la chair).
Cette question relève de la foi. Le Christ est ressuscité et il nous ressuscitera également (dans un corps spirituel). En attendant, par la grâce de l’Esprit de Dieu qui est en nous, nous sommes appelés, tout au long de notre vie,
à lui ressembler, à aimer, à suivre le Christ (la vie) et non le premier homme, Adam (la mort).
Saint Grégoire de Narek, priez pour nous
afin que nous nous aimions les uns les autres sans exclure personne, même nos ennemis.
West Valley City, 23 février 2025
SIXIÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE
Sur le chemin du vrai bonheur
Chers frères et sœurs,
Le
sixième dimanche du temps ordinaire nous confronte au choix entre
le bonheur et le malheur, Dieu et les idoles, la vie et la mort, la lumière et les ténèbres, la liberté et l’esclavage.
Dieu peut-il nous abandonner à la tentation ? Peut-il nous maudire ? Est-il le conseiller qu’il nous faut ? Pouvons-nous lui faire confiance ? Devons-nous reconnaître en Jésus le vrai Messie ? Sur le chemin du bonheur, que devons-nous faire pour y parvenir ? En tant que pèlerins de l’espérance, devons-nous faire confiance à Dieu ou à un être humain comme nous ? Devons-nous nous méfier de l’homme, de l’être humain, ou travailler ensemble à la construction du Royaume de Dieu ?
Aujourd’hui plus que jamais, les gens recherchent le bonheur. Pour certains, il se trouve dans l’argent, la boisson et les richesses. Pour d’autres, dans le sexe et les plaisirs. D’autres encore le cherchent en Dieu et dans son Royaume, dans la communion avec lui. N’est-ce pas là le vrai bonheur ? Mon frère, ma sœur, où se trouve le vôtre ? La Parole de Dieu de ce dimanche nous propose trois clés.
Faites confiance au Seigneur et mettez en lui votre espérance. Dieu nous aime et ne peut pas nous maudire. Il veut notre bonheur et souhaite que nous soyons heureux (Ps 1, 1-2, 3, 4.6). Par le prophète Jérémie (Jr 17, 5-8), il nous enseigne à ne pas choisir le malheur ni à nous fier aux idoles ou aux alliances contraires à celle conclue avec lui. Il nous encourage à ne pas nous éloigner de lui, à choisir de marcher avec lui sur le chemin de la liberté (comme un arbre planté près des eaux, qui porte toujours du fruit).
Croire en la Résurrection de Jésus Christ, nous dit
saint Paul (1 Co 15, 12.16-20),
est le pilier, le fondement de notre foi. C’est aussi la clé de notre bonheur : « …si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi est sans valeur ; vous êtes encore dans vos péchés. » Ce bonheur commence dès ici-bas lorsque nous
« vivons avec lui », c’est-à-dire loin du péché, de Satan et de toutes ses manœuvres. Après cette vie, nous aurons le bonheur de vivre avec le Christ dans l’éternité. Alors, mon frère, ma sœur, ne manquez pas cette occasion !
Le regard d’amour de Dieu posé sur nous. Les pauvres, les affamés, ceux qui pleurent, ceux qui sont haïs, exclus, insultés, rejetés
(Lc 6, 17. 20-26) sont invités
à tourner leur regard vers Dieu, leur seule force et leur seule espérance. Dieu pose sur eux un regard bienveillant. Jésus-Christ, qui a lui-même traversé ces épreuves, avait la certitude constante que son Père posait son regard sur lui. Il a vaincu le mal et les ténèbres et s’est fait le défenseur de ces personnes en leur
offrant la joie, la libération, la guérison et l’abondance des biens.
Dans l’Évangile selon saint Luc, Jésus parle de ce
« renversement des situations ». Il en va de même dans le cantique de la Vierge Marie, le
Magnificat.
Saints Pierre Damien et Pierre apôtre, priez pour nous,
afin que nous fassions le bon choix et reconnaissions Jésus comme le Messie, le vrai bonheur. Aidez-nous à nous convertir sans cesse, car parfois, dans la vie, nous nous comportons comme les riches de l’Évangile.
Accompagnez-nous dans nos efforts pour nous soutenir les uns les autres et bâtir le Royaume, sans nous séparer de vous ni nous éloigner de vous. Ensemble, nous serons heureux.
West Valley City, 16 février 2025
CINQUIÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE
L’appel de Dieu à servir la mission du Christ
Chers frères et sœurs,
En ce cinquième dimanche du temps ordinaire, le mot clé est l’appel de Dieu à servir la mission du Christ. En ce dimanche, l’Église célèbre la Journée mondiale du mariage. Comment répondez-vous à l’appel de Dieu ? Comme le prophète Isaïe, les saints Paul et Pierre, savez-vous ce que vous êtes, c’est-à-dire un pécheur ? La grâce de Dieu vous suffit-elle ? Savez-vous que Dieu vous aime d’un amour inconditionnel ? Que signifient pour vous la mort et la résurrection de Jésus-Christ ? Savez-vous que la mission de Jésus est aussi la vôtre et celle de l’Église ? Êtes-vous prêts, sur la parole de Jésus, à avancer au large pour jeter le filet et prendre du poisson ? Êtes-vous prêts à prendre le risque de vous avancer au large ? Rendez-vous grâce à Dieu pour son amour, sa miséricorde et sa bonté ?
Dieu prend l’initiative d’appeler les personnes. Comme le psalmiste, je bénis Dieu de m’avoir appelé à servir son Fils et son Église. « De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce : tu as entendu les paroles de ma bouche. Je te chante en présence des anges, je me prosterne devant ton temple sacré et je rends grâce à ton nom. »
(Ps 137 (138): 1-2a, 2bc-3, 4-5, 7c-8). Depuis le début de l’aventure missionnaire, c’est Dieu qui prend l’initiative d’appeler des hommes et des femmes à le servir, lui et son peuple. Il est
trois fois saint, c’est-à-dire tout autre que l’homme. Mais en même temps, il est si proche de nous. C’est lui qui prend l’initiative de venir à nous. Quel honneur ! Dieu appelle le
prophète Isaïe dans une vision. Jésus
apparaît à Paul, qui devient ensuite l’Apôtre des nations. Quant à
Pierre, après le miracle, de
pécheur qu’il était, il devient
pêcheur d’hommes. Comment cela se produit-il ?
Il nous prépare à partir en mission. Lorsque Dieu appelle, il prépare ses serviteurs avant de les envoyer en mission.
Isaïe reconnaît ce qu’il est : « Malheur à moi, je suis perdu ! … Car je suis un homme aux lèvres impures. » Par les mains des séraphins, Dieu pardonne les péchés d’Isaïe, le purifie et le fait entrer en relation avec lui (la sainteté).
Paul reconnaît quelle était sa vie avant sa rencontre avec le Christ. Grâce à l’imposition des mains d’Ananie et à la force de l’Esprit Saint, il est prêt pour la mission. La grâce de Dieu lui suffit. Il en va de même pour nous aujourd’hui.
Pierre prend conscience de sa pauvreté : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur. »
Jésus le rassure en lui disant : « N’aie pas peur. » Mon frère, ma sœur, en cette année jubilaire, n’ayez pas peur et « Duc in Altum ».
Les attitudes nécessaires à la mission. L’une d’elles est de répondre positivement à l’appel de Dieu. Il faut dire que la vocation est un
choix personnel qui vient après une mûre réflexion et la prière.
Isaïe dit : « Me voici », ai-je dit, « envoie-moi ! »
Paul accueille la grâce de Dieu et dit : « Malheur à moi si je ne l’accomplis pas. »
(1 Co 9, 16). Quant à
Pierre, il
fait confiance aux paroles de Jésus-Christ et se rend disponible. Il quitte tout et prend le risque joyeux de partir pêcher des hommes.
Telle est la mission du Christ. C’est la vôtre et celle de toute l’Église.
Le cœur de cette mission, c’est
la mort et
la résurrection de Jésus-Christ, qui est le
Salut offert à tous.
Jésus est vivant et toujours présent à nos côtés pour nous accompagner,
guérir les malades (Journée mondiale des malades) et
protéger les mariages (Journée mondiale du mariage).
Saintes Scholastique et Cyrille et Méthode, priez pour nous
afin que nous soyons de véritables pèlerins d’espérance, d’authentiques missionnaires et des pêcheurs d’hommes.
West Valley City, 9 février 2025
FÊTE DE LA PRÉSENTATION DU SEIGNEUR
JOURNÉE MONDIALE DE LA VIE CONSACRÉE
L’Enfant Jésus : lumière des nations et gloire du peuple de Dieu
Chers frères et sœurs,
Aujourd’hui, nous célébrons la
fête de la Présentation du Seigneur
au Temple. L’Église célèbre également la
Journée mondiale de la vie consacrée.
Mettons-nous en pratique ce qui est écrit dans la Loi, la Parole de Dieu ? Qui est cet enfant dont l’Évangile nous parle ? Est-il le Roi de gloire ? Est-il prêtre, grand prêtre, lui dont la famille n’appartient pas à la classe sacerdotale ? Jésus est-il au service de son peuple ? Est-il le Messie attendu par le peuple de Dieu, par Siméon et Anne ?
Joseph et Marie, les parents de Jésus, fidèles à la foi de leurs parents, accomplissent ce qui est écrit dans la loi de Moïse. Ils présentent leur enfant au Temple. Cela nous fait comprendre que Jésus est vrai homme et vrai Dieu. Saint Luc (Lc 2, 22-40) le dit clairement :
« L’enfant grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui. »
Cet enfant est le messager de Dieu, « le messager de l’Alliance » (Ml 3, 1-4). Il est celui que le peuple de Dieu attend depuis des siècles. C’est l’enfant qu’attendaient Siméon et Anne. C’est le Roi de gloire qui entre, celui qui accompagne toujours son peuple dans ses combats (Ps 23 (24), 7, 8, 9, 10) et qui illumine toutes les nations.
L’enfant présenté aujourd’hui est le Grand Prêtre par excellence, selon l’ordre de Melchisédech. Il n’est pas prêtre à la manière de ceux de la première Alliance. Car, comme le dit Malachie, nous sommes à une époque où le peuple est sous domination perse et n’a pas de roi. Les prêtres sont les représentants de Dieu. Mais il y a une
dégradation, une crise de la classe sacerdotale. Elle perd son
idéal et sa responsabilité, à savoir
être au service du peuple de Dieu. Ses décisions en matière de justice sont partiales. Les prêtres ne sont plus les
médiateurs, membres du peuple et dispensateurs des grâces, des bénédictions de Dieu et de la sainteté de Dieu. Bien-aimés dans le Seigneur,
prions pour nos prêtres, les responsables des Églises et toutes les personnes consacrées, afin qu’ils soient pleinement au service du peuple de Dieu. Qu’ils soient, comme le dit
le pape François (messe chrismale du Jeudi saint, 28 mars 2013) :
« des pasteurs qui vivent avec “l’odeur des brebis” ». L’auteur de la
Lettre aux Hébreux (He 2, 14-18) présente Jésus comme celui qui
accomplit l’institution du sacerdoce. Quant à l’
Évangile de saint Luc (Lc 2, 22-40), il nous présente deux personnes
qui nous révèlent le mystère de cet enfant qui nous est présenté aujourd’hui. Ce sont
Syméon et la prophétesse
Anne. Le
Cantique de Syméon (Nunc dimittis servum tuum, Domine) est une
action de grâce et une prophétie (sur les souffrances de Marie). Il proclame que Jésus est le salut de l’humanité. Quant au cantique de la
prophétesse Anne, il
est une louange adressée à Dieu et parle de l’enfant Jésus. Ces deux personnes nous apprennent à
persévérer avec patience dans l’attente du Christ, à goûter la prière, le jeûne, la justice et la docilité à l’Esprit Saint.
Saints Blaise, Agathe, Paul Miki, Jérôme Émilien et Joséphine Bakhita, priez pour nous
afin que nous soyons de véritables disciples de Jésus-Christ, hommes et femmes pèlerins d’espérance, au service de Dieu et de nos frères et sœurs.
West Valley City, 2 février 2025
TROISIÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE
La Parole de Dieu : unité vivante dans la diversité et affermissement de la foi
Chers frères et sœurs,
En ce
troisième dimanche du temps ordinaire, nous célébrons le
Dimanche de la Parole de Dieu, institué par
le pape François le 30 septembre 2019, dans sa lettre apostolique
« Aperuit Illis ». Cette Parole de Dieu est importante pour la vie de notre communauté paroissiale. En cette année pastorale 2024-2025, elle est au cœur de la vie de notre famille paroissiale.
Est-ce que je prends le temps de lire la Parole de Dieu, de la méditer, de prier avec elle, de l’annoncer, de la chanter, de l’enseigner, de m’en nourrir, de la proclamer, de l’écouter et de la mettre en pratique ? Est-elle au cœur de ma vie, de ma famille, de notre famille paroissiale ? Après Pâques, votre famille va-t-elle devenir un lieu d’écoute et de partage de cette Parole de vie ? La Bible est-elle la Parole de vie pour vous et votre famille, pour notre famille paroissiale ?
« La relation entre le Seigneur ressuscité, la communauté des croyants et la Sainte Écriture est essentielle à notre identité chrétienne », affirme
le pape François. Pour mieux connaître le Christ vivant, nous devons connaître les Saintes Écritures. C’est pourquoi
saint Jérôme affirme :
« Ignorer les Écritures, c’est ignorer le Christ. »
Vivre l’unité dans la diversité. La Parole de Dieu d’aujourd’hui nous aide à comprendre comment vivre l’unité dans la diversité. Le jour consacré à Dieu, le peuple de Dieu se rassemble autour de la Loi
(Ne 8, 2-4a.5-6.8-10). Le
laïc et gouverneur Néhémie, le
prêtre Esdras et les
Lévites sont réunis (unité) pour aider le peuple à comprendre la Parole de Dieu et à la mettre en pratique dans sa vie, afin de
reconstruire son pays. Nos sociétés d’aujourd’hui peuvent s’inspirer de cet
exemple de collaboration entre ces trois réalités ou institutions.
L’unité dans la diversité est très importante pour bâtir la communauté chrétienne, l’Église.
L’Église est le Corps du Christ. Par le
baptême, nous sommes tous membres de ce corps.
Saint Paul (1 Co 12, 12-30), à travers l’image du corps et de ses membres, nous fait comprendre
« l’unité et la pluralité ecclésiales »,
la nécessité de travailler ensemble, de collaborer à la construction de la communauté, l’Église (apôtre, prophète, enseignant ; miracles, guérisons, paroles mystérieuses, interprétation de ces paroles). Dieu l’a voulu ainsi. « Pour qu’il n’y ait
pas de division dans le corps, mais que les membres
aient tous le souci les uns des autres. » Aujourd’hui, nous sommes invités à ne pas nous diviser entre nous (blancs, noirs, jaunes). Que chacun fasse bien ce qu’il a à faire, dans le respect des autres, car nous sommes tous « l’image de Dieu ».
La Parole fortifie notre foi pour vivre libres et heureux.
« La loi du Seigneur est parfaite, elle redonne vie ; la charte du Seigneur est sûre, elle rend sages les simples. Les préceptes du Seigneur sont droits, ils réjouissent le cœur ; le commandement du Seigneur est limpide, il clarifie le regard. »
(Ps 18 (19), 8, 9, 10, 15). Nous devons être humbles, accueillir cette Loi, la mettre en pratique et vivre heureux. Ceux qui écoutent la Parole de Dieu pleurent, puis, remplis de joie, célèbrent le jour du Seigneur.
Saint Luc (Lc 1, 1-4 ; 4, 14-21) a rédigé « un récit des événements accomplis » afin de les présenter à Théophile dans un ordre précis et qu’il puisse reconnaître la solidité des enseignements qu’il avait reçus. C’est dans cette
Parole lue que Jésus,
oint,
rempli de l’Esprit, reçoit
sa mission :
annoncer la Bonne Nouvelle aux pauvres, proclamer aux captifs la libération et aux aveugles le retour à la vue, remettre les opprimés en liberté et annoncer une année favorable accordée par le Seigneur.
Cette mission est aujourd’hui la nôtre ; c’est aussi celle de l’Église.
Saintes Angela Merici, Thomas d’Aquin et Jean Bosco, priez pour nous, afin que la Parole de Dieu soit présente dans nos vies et nos familles ; qu’elle soit lue, proclamée, écoutée, méditée, priée, partagée, prêchée, mangée, chantée et mise en pratique. Qu’elle nous aide à toujours vivre heureux, unis, dans le respect de notre diversité et en affermissant notre foi.
West Valley City, 26 janvier 2025
DEUXIÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE
L’Esprit Saint transforme tout
Chers frères et sœurs,
Avec le baptême du Seigneur s’est achevé le temps de Noël. Ce dimanche, nous commençons le
deuxième dimanche du temps ordinaire.
Le mot-clé de ce dimanche est
transformation : celle de Jérusalem, mère et épouse abandonnée, dans la joie de Dieu ; celle d’une personne par les différents dons de l’Esprit Saint et enfin celle de l’eau changée en vin par Jésus-Christ.
Le prophète Isaïe (Is 62, 1-5) parle de Jérusalem transformée. De « Délaissée », de « Désolée », elle devient la Consolée, l’Épousée, la « Préférée ». « On t’appellera “Mon plaisir”, et ta terre “Épousée”. » Jérusalem devient la joie de Dieu. Il y a comme une union entre Dieu et son épouse Jérusalem ! Quelle joie, quel honneur lorsque Dieu transforme ta vie, ta tristesse en joie et fait de toi une coupe nouvelle !
Dans nos communautés, Dieu donne à chacun de ses membres
des dons personnels, ou charismes, pour le bien de la communauté. Ainsi,
saint Paul (1 Co 12, 4-11), dans la deuxième lecture, parle de l’Esprit Saint qui agit de différentes manières chez les Corinthiens.
Les dons, les services et les activités sont variés, mais c’est toujours le même Esprit, le même Seigneur et le même Dieu. Nous avons donc une unité dans la source et une diversité dans les manifestations des dons et des charismes.
Enfin, Jésus, dans
l’Évangile selon saint Jean (Jn 2, 1-11),
change l’eau en vin par l’intercession de sa mère, la Vierge Marie.
À travers ce
premier signe de Jésus, ses disciples croient en lui. La joie habite le cœur des mariés et de leurs invités, qui peuvent poursuivre la fête.
Écouter Jésus, faire ce qu’il nous demande et lui obéir sont trois éléments essentiels pour vivre heureux et nous laisser transformer dans le mariage, la vie sacerdotale et la vie de la communauté paroissiale.
Saints Fabien, Sébastien, Vincent, Marianne, Marie et François de Sales, priez et intercédez pour nous
afin que l’Esprit Saint transforme nos familles et tous les couples de notre communauté paroissiale.
Que, grâce à la présence réelle et vivante de Jésus dans l’Eucharistie et à l’intercession de notre Mère Marie, elles deviennent des lieux d’espérance et de joie contagieuses.
West Valley City, 19 janvier 2025
Fête du Baptême du Seigneur
Baptême du Christ : source du baptême chrétien et ses implications
Chers frères et sœurs,
Ce dimanche, nous célébrons la
fête du Baptême de notre Seigneur Jésus-Christ, qui est
à l’origine du baptême de tous les chrétiens.
Quelles sont ses implications dans nos vies, dans nos communautés, nos familles, nos paroisses, notre diocèse de Salt Lake City ? Comment « la grâce de Dieu » reçue au baptême peut-elle renouveler et transformer nos vies ? En devenant fils et filles de Dieu par le baptême, comment pouvons-nous faire sa joie ? Le jour de son baptême, Jésus prie avec son Père. Sommes-nous capables de prier sans cesse, d’être toujours en contact avec Dieu ? La prière à l’Esprit Saint a-t-elle sa place dans nos vies ?
Dans son merveilleux dessein, Dieu a voulu sauver les hommes. Il se manifeste à nous. Par la voix du
prophète Isaïe (Is 40, 1-5.9-11), il promet à son peuple :
la consolation, l’espérance et la miséricorde. Son Fils unique s’est fait l’un de nous et est venu dans le monde pour nous sauver. Il donne sa vie et meurt sur la Croix pour nous donner la vie. Tel est le véritable sens du baptême du Fils de Dieu.
Par notre baptême, nous sommes incorporés à Jésus-Christ, prêtre, prophète et roi.
« La grâce de Dieu » se manifeste en nous (Tt 2, 11-14 ; 3, 4-7), en chacun de nous.
Cette eau nous fait renaître et renouvelle nos vies par les dons et les charismes de l’Esprit Saint. Nous sommes aussi appelés « à renoncer à l’impiété et aux désirs de ce monde, et à vivre dans le temps présent avec mesure, justice et piété », et à entrer dans la vie éternelle.
Par le baptême dans l’Esprit Saint et le feu (Lc 3, 15-16.21-22), nous sommes appelés à vivre ainsi : mener une vie nouvelle selon l’Esprit et non selon la chair, avoir le zèle d’annoncer la Bonne Nouvelle avec passion, être des messagers d’espérance, aimer profondément tout ce qui vient de Dieu, faire tout ce qui plaît à Dieu, prier sans cesse (1 Thessaloniciens 5, 17), vivre comme de véritables fils et filles de Dieu, écouter la voix de Dieu le Père et la mettre en pratique, être la voix de Dieu pour consoler son peuple, servir nos frères et sœurs ainsi que l’Église de Jésus-Christ.
Saints Hilaire et Antoine, priez pour nous afin que, par notre baptême et incorporés au Christ Jésus, nous soyons de
vrais citoyens et d’authentiques catholiques, disciples missionnaires d’espérance et de paix.
West Valley City, 12 janvier 2025
Solennité de l’Épiphanie du Seigneur
L’étoile qui conduit à Jésus-Christ
Chers frères et sœurs,
Aujourd’hui, nous célébrons la
fête de l’Épiphanie du Seigneur. Dieu se manifeste à son peuple, aux nations et à toute l’humanité. Il est l’
étoile qui illumine toutes les nations et nous conduit là où se trouve Jésus.
Comme les mages, voulez-vous partir à la recherche du petit enfant qui vient de naître ? Êtes-vous prêts à écouter la voix de l’ange ou celle d’Hérode ? Comment suivre l’étoile qui indique le chemin vers Jésus Christ ? Êtes-vous prêts à mettre votre intelligence, votre science et votre savoir au service de la vie et non de la mort ? En ce mois consacré au respect de la vie, êtes-vous prêts à défendre la vie des enfants ? Comment accueillons-nous nos frères et sœurs qui reconnaissent Jésus Christ comme Seigneur et Dieu ? Quels dons, quels présents apportez-vous à Jésus Christ que vous adorez ?
En cette
année jubilaire, nous sommes invités à
être des pèlerins d’espérance et des protecteurs de la vie. Des pèlerins
qui suivent la lumière de l’étoile. Sans elle, nous ne pouvons rencontrer l’Enfant qui vient de naître. Dès le VIIIe siècle, Isaïe annonçait déjà ce rassemblement de toutes les nations, de tous les peuples de Saba et des rois autour d’Emmanuel. Dans la première lecture,
le prophète Isaïe (Is 60, 1-6) invite Jérusalem à se lever dans sa splendeur et à resplendir, car Dieu fait homme est au milieu de vous.
« Les nations marcheront vers ta lumière, et les rois, vers la clarté de ton aurore. »
Saint Paul (Ep 3, 2-3a.5-6) ajoute :
« les païens sont associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l’annonce de l’Évangile ». Nous comprendrons alors
la manifestation, l’épiphanie de Dieu à toutes les nations, sans aucune distinction. L’
Évangile selon saint Matthieu (Mt 2, 1-12)
nous présente
trois mages (Balthazar, Gaspard et Melchior). Ces savants (magoi en grec) cherchent l’étoile, ce Dieu qui se manifeste :
« Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » Ils cherchaient Dieu fait homme. Cela signifie que
les croyants
et
les non-croyants, nous sommes à la recherche du « visage du Dieu vivant », de l’étoile qui montre le chemin et réjouit le cœur des gens.
Je vous invite, mon frère et ma sœur, à vous laisser guider par cette Lumière : vous serez alors remplis de joie. Cette joie de la rencontre avec Jésus-Christ, comme le dit le
pape François dans
Evangelii Gaudium, personne ne pourra vous l’enlever ni vous la ravir. Suivez le chemin des Mages :
étudiez les Saintes Écritures pour découvrir qui est cet Enfant qui est né et cherchez-le de tout votre cœur pour enfin l’adorer et lui offrir vos présents, comme les Mages lui ont offert
l’or (la royauté de Jésus),
l’encens (symbole de la divinité de Jésus) et
la myrrhe (symbole du fait que Jésus était aussi un homme et annonce de sa mort sur la croix).
Comme les mages,
soyons de ces pèlerins qui écoutent la voix de l’Ange et font la volonté de Dieu, qui disent oui à la VIE et non à la mort. Mettons toute notre intelligence, notre science et nos connaissances au service du bonheur de l’humanité, de nos communautés, de nos sociétés et de nos Églises.
Saints Raymond de Peñafort et André Bessette, priez pour nous afin que nous soyons toujours prêts à écouter la voix de l’Ange de Dieu et à protéger la vie en général, et tout particulièrement celle des enfants et des innocents.
West Valley City, 5 janvier 2025
FÊTE DE LA SAINTE FAMILLE DE JÉSUS, MARIE ET JOSEPH
La famille : miroir de l’amour divin
Chers frères et sœurs,
En ce
dernier dimanche de décembre, l’Église notre Mère nous invite à célébrer la
fête de la Sainte Famille de Nazareth.
Cette famille est-elle pour vous une source d’inspiration ?
Est-elle un modèle de compréhension, de joie, d’amour, de respect, de dialogue et de pardon ? Papa, suivez-vous les conseils de Joseph ? Maman, suivez-vous ceux de Marie ? Et toi, jeune garçon ou jeune fille, suis-tu les conseils de Jésus ? Aujourd’hui, quelle spiritualité accompagne nos familles ? En cette Année jubilaire de l’Espérance 2025, votre famille organise-t-elle un pèlerinage dans l’une des cinq églises diocésaines de pèlerinage jubilaire (la cathédrale de la Madeleine, l’église catholique Saint George, l’église catholique Saint Francis of Assisi, l’église catholique Saint Joseph, l’église catholique Notre Dame de Lourdes) ? Vous, les parents, consacrez-vous vos fils et vos filles à Dieu ? Savez-vous que vos enfants viennent de Dieu ? En temps de crise dans vos relations de parents avec vos enfants, que faites-vous ? Êtes-vous prêts à aller chercher votre enfant là où il s’est perdu ? Nous tous, catholiques, fils et filles de Dieu, faisons-nous de lui la priorité de notre vie, comme Jésus le fait avec son Père ? Dans la vie de nos familles, gardons-nous la Parole de Dieu dans nos cœurs ?
La famille est un élément fondamental, essentiel aussi bien pour la société civile que pour l’Église. Jésus, le Fils de Dieu, a fait partie d’une famille humaine (Jésus, Marie et Joseph).
La famille est à la source de toute société humaine. Il existe, par exemple,
différentes formes de familles humaines :
la famille diocésaine, la famille paroissiale, la famille professionnelle, la famille sportive, etc. Toutes ces familles humaines font partie de la
famille de Dieu. Nous sommes tous fils et filles de Dieu. Le
premier livre de Samuel, dans la première lecture (1 S 1, 20-22.24-28), nous présente la famille de Samuel. Son père s’appelle Elqana. Anne, sa mère, qui était stérile, reçoit un enfant par la grâce de Dieu, grâce à ses prières et à ses supplications. Le nom
Samuel qui lui a été donné explique tout :
« Dieu a entendu. »
Mes frères et sœurs, Dieu entend toujours nos prières. Nous devons lui faire confiance et espérer comme Anne.
La famille humaine est le reflet de l’amour divin.
Dans la deuxième lecture (1 Jn 3: 1-2.21-24), saint Jean affirme que Dieu est le fondement de tout amour. Il est amour. Nous sommes sa famille, et nous sommes tous ses fils et ses filles. Il nous demande deux choses :
avoir foi en Jésus-Christ, son Fils, et nous aimer les uns les autres. Ainsi, il demeure avec nous et nous sommes certains de recevoir tout ce que nous lui demandons.
La famille de Nazareth est le modèle de la famille de Dieu. L’Évangile selon saint Luc (Lc 2, 41-52) nous la présente dans son contexte naturel :
la crise de l’enfant Jésus qui devient adulte et ne se laisse pas trouver, la crise de foi de ses parents. Au terme de tout cela, Joseph et Marie comprennent enfin que ce jeune garçon est le Fils de Dieu et qu’il a une mission :
être uni à son Père et donner sa vie pour les autres.
Dans toutes nos familles humaines, nous avons beaucoup à apprendre de cette famille de Nazareth (Jésus, Marie et Joseph) :
l’amour, le respect, le dialogue, l’écoute, l’intégrité, l’accomplissement de la volonté de Dieu, l’obéissance, le silence de Joseph, la foi, etc. Que la Parole de Dieu nous accompagne toujours sur notre chemin de croissance humaine et spirituelle.
Saints Sylvestre, Basile le Grand et Grégoire de Nazianze, priez pour nous afin que
nous suivions les sages conseils de Jésus, Marie et Joseph et que nous grandissions comme Jésus en taille, en âge, en sagesse et en sainteté de vie.
Que
nos familles deviennent des lieux de paix, d’espérance, d’amour et de partage en cette nouvelle année 2025, année du Jubilé de l’espérance.
BONNE ANNÉE 2025 !
West Valley City, 29 décembre 2024
QUATRIÈME DIMANCHE DE L’AVENT
Méditer avec Marie dans l’attente de son enfant
Chers frères et sœurs,
En ce
quatrième dimanche de l’Avent, nous contemplons la personne de
Marie (Myriam), la « Princesse ».
Comme Marie, es-tu prêt à croire que la Parole de Dieu s’accomplira dans ta vie, dans celle de ta famille, de notre communauté paroissiale Saints Peter and Paul et de notre diocèse de Salt Lake City ? L’enfant annoncé par le prophète Michée est la paix. Comment peux-tu faire advenir cette paix dans ta famille, au travail, dans notre paroisse, dans notre diocèse ? Comme Marie et Jésus, es-tu prêt à faire la volonté de Dieu ? Comme Marie et Jésus, as-tu foi en Dieu ? Comme Marie, as-tu cet « élan missionnaire » qui te pousse à aller annoncer la Bonne Nouvelle aux autres membres de ta famille, à tes amis, à tes voisins, dans toutes les rues de West Valley City ?
Myriam, la princesse, comme nous le raconte saint Luc (Lc 1, 39-45), quitte sa ville et le confort de son foyer, « partit en hâte pour se rendre dans le haut pays, dans une ville de Judée », afin de rendre visite à sa cousine Élisabeth. Où est votre « enthousiasme missionnaire » pour partir annoncer les merveilles de Dieu ? En attendant son enfant, elle pense aux autres, surtout à Élisabeth, qui attend elle aussi un bébé. Nous devons penser à servir les autres plutôt qu’à nous servir nous-mêmes ! Seigneur, donne-nous la disponibilité missionnaire d’aller semer et annoncer la paix, la justice, l’amour, la joie et la réconciliation.
Entre les deux femmes, Marie et Élisabeth, s’établit un dialogue sincère. Une joie les unit, ces deux cousines. Élisabeth va avoir un enfant. Myriam vient partager cette joie avec elle et lui apporte la paix
(Shalom) par sa salutation.
Nous aussi, nous devons devenir des missionnaires de paix aujourd’hui.
Élisabeth, « remplie de l’Esprit Saint »,
s’écria dans le cantique que nous prions chaque jour en récitant le chapelet et reconnaît que
Myriam est la « Bienheureuse ».
Mon frère, ma sœur, en priant votre chapelet, chantez ce cantique avec joie et confiance en Dieu. Que l’Esprit Saint achève son œuvre en vous.
Avec Marie, à la fin de ce temps de l’Avent,
entrons dans la logique de la fidélité à Dieu dans les petites choses, dans la simplicité. Le
prophète Michée (Mi 5, 1-4a)
annonce une espérance : la naissance du futur « souverain d’Israël », qui vient de Bethléem-Éphrata, la plus petite des tribus de Juda, et qui apportera à son peuple sécurité et paix.
Saints Étienne, Jean, Innocents et Martyrs, priez pour nous
afin que, comme Marie et Jésus, nous fassions la
volonté de Dieu
(He 10:5-10).
Nous voici, Seigneur, à Saints Peter and Paul, pour faire ta volonté et bâtir ensemble notre communauté paroissiale, qui chemine avec Marie et Joseph vers Bethléem pour accueillir l’« Enfant-Dieu ».
West Valley City, 22 décembre 2024
TROISIÈME DIMANCHE DE L’AVENT
L’Avent, temps de l’attente, temps de joie ! « Que devons-nous faire ? »
Chers frères et sœurs,
Aujourd’hui, nous célébrons le
troisième dimanche de l’Avent, également appelé
« Gaudete », ce qui signifie
« Réjouissez-vous ». Après avoir reçu le baptême et dans l’attente de la venue de Jésus, « que devons-nous faire ? » Que faites-vous durant ce temps d’attente ? Dans dix jours, notre Sauveur naîtra. Êtes-vous dans la joie ? Comment accueillez-vous le
grand cadeau de Noël qu’est
Jésus, le Fils de Dieu ?
Partout dans le monde, nous avons la joie de célébrer la grande fête de Noël, le grand Don que Dieu a voulu nous faire : Emmanuel. Dans la culture mexicaine et au sein de notre communauté paroissiale, les « Posadas » commencent le lundi. Les Philippins commencent à célébrer le « Simbang Gabi ». Quant aux Cubains et aux habitants de Porto Rico, ils célèbrent les « Parrandas ». Noël est un temps de partage, d’hospitalité et de solidarité. Le mercredi 18 décembre, nous célébrerons la Journée internationale des migrants et, le vendredi 20 décembre, la Journée internationale de la solidarité humaine. Ces occasions nous invitent à partager avec les autres notre joie et les bénédictions que Dieu nous offre.
Le prophète Sophonie
(Sophonie 3, 14-18a) nous parle aujourd’hui de la joie d’Israël, qui vient de la présence de Dieu au milieu de son peuple.
Saint Paul (Ph 4, 4-7) nous invite à
« nous réjouir dans le Seigneur toujours ». Il n’y a plus de tristesse, de souci, et encore moins de peur, car Dieu a pris soin de son peuple.
Le pape François, dès les premières lignes de son
Exhortation apostolique Evangelii Gaudium (#1), affirme :
« Avec le Christ, la joie renaît sans cesse. »
Maranatha, viens, Seigneur Jésus, ne tarde pas !
Ce Jésus est présent dans la Parole de Dieu, dans l’Eucharistie, en ton frère et ta sœur, dans les pauvres, les malades, les migrants, dans le silence de ton cœur, etc.
Dans l’attente joyeuse de Jésus-Christ, que devons-nous faire ? Nous n’avons qu’une chose à faire :
annoncer la Bonne Nouvelle.
Qui doit l’annoncer ? À qui devons-nous l’annoncer ?
Dans l’Évangile,
saint Luc (Lc 3, 10-18) nous parle de
Jean-Baptiste, qui révèle son identité et annonce cette Bonne Nouvelle aux
foules qui avaient été baptisées, aux
collecteurs d’impôts et aux
soldats. Après la conversion, le
baptême, et surtout celui « dans l’Esprit Saint et le feu », que devons-nous faire ? Ces
trois catégories peuvent représenter chacun de nous ou les situations que nous pouvons rencontrer. Nous avons besoin
du zèle nécessaire pour proclamer l’Évangile avec passion et enthousiasme, de l’amour de Dieu et de nos frères et sœurs, du courage et de l’audace pour témoigner de Jésus-Christ.
Nous devons le faire non seulement avec nos
lèvres, mais par notre
vie (en aidant les personnes dans le besoin, en étant honnêtes et responsables dans tout ce que nous faisons, en honorant notre fonction, en refusant la violence, en étant justes et en aimant le travail bien fait).
Saint Pierre Canisius, priez pour nous et aidez-nous à servir, à donner et à aider toujours avec joie.
West Valley City, 15 décembre 2024
DEUXIÈME DIMANCHE DE L’AVENT
Jean le Baptiste : notre guide spirituel pour ce temps de l’Avent
Chers frères et sœurs,
En ce
deuxième dimanche de l’Avent, l’Église nous propose
Jean le Baptiste comme guide spirituel durant ce
temps de l’Avent, période de préparation à la venue de notre Sauveur Jésus-Christ. Les trois lectures de ce dimanche nous montrent
comment nous préparer spirituellement, affectivement et matériellement à accueillir comme il se doit le Roi des rois. Êtes-vous prêts à accueillir avec joie et dignité Jésus, le Fils de Dieu et votre frère ? Êtes-vous prêts à « quitter votre robe de tristesse et de misère », à « revêtir la splendeur de la gloire de Dieu pour toujours », « enveloppés du manteau de la justice de Dieu », à « porter sur votre tête le diadème » ? Êtes-vous prêts à
« vous tourner vers Dieu »
(metanoia) et à renoncer à l’injustice, à l’orgueil, à l’hostilité, à la quête effrénée de l’argent, des plaisirs, des honneurs, etc. Êtes-vous prêts à accueillir la Parole de Dieu, la Parole de vie, comme l’a fait saint Jean le Baptiste ? Voulez-vous changer de vie pour devenir des catholiques authentiques et des citoyens fidèles ? Que faites-vous des grâces baptismales que vous avez reçues et qui font de vous un homme ou une femme nouvelle ? Êtes-vous prêts à aller annoncer avec joie et amour la Bonne Nouvelle dans toutes les rues de West Valley City ?
Voulez-vous prêter votre voix au Seigneur pour qu’il s’en serve afin de proclamer ses merveilles : paix, justice, pardon, miséricorde, espérance, etc. ?
Dans la
première lecture,
le prophète Baruch (Ba 5, 1-9) nous offre un
message d’espérance et de confiance. Mon frère, ma sœur, vous qui traversez des moments difficiles en raison de problèmes de santé mentale, spirituelle, physique ou émotionnelle, de votre travail ou de votre situation migratoire, Dieu est avec vous, il prend soin de vous et de votre situation.
« La vie et le bonheur restent possibles après l’amertume et les ténèbres. » Il vous invite à « quitter ton habit de tristesse et de misère », à « revêtir la splendeur de la gloire de Dieu pour toujours », à « te couvrir du manteau de la justice de Dieu » et à « mettre sur ta tête le diadème de gloire ».
La conversion, ou le retour à Dieu, est la deuxième manière de nous préparer à la venue de Jésus-Christ.
Saint Luc (Lc 3, 1-6),
dans l’
Évangile, présente le contexte politique et religieux dans lequel Jean Baptiste accomplira sa
mission itinérante. Il reçoit la
Parole de Dieu et devient un grand évangélisateur :
« Une voix crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. »
Dans son message, il nous appelle à la conversion, à un changement radical, à revenir vers Dieu. Ce retour,
par le baptême qui nous incorpore au Christ, fortifie notre foi et nous donne la force de devenir la voix qui crie dans le désert, de véritables évangélisateurs authentiques.
L’amour, la joie, la communion, l’affection pour les autres et la prière sont les fruits que fait naître ce retour à Dieu.
Saint Paul (Ph 1, 4-6.8-11), dans sa lettre aux Philippiens, nous en parle.
Ce sont des éléments importants de l’activité missionnaire.
Avec Jésus-Christ, nous avons pour mission de bâtir une humanité nouvelle, fondée sur la fraternité, la miséricorde, le pardon, la justice et la paix.
Notre-Dame de Lorette, Notre-Dame de Guadalupe, saint Jean de la Croix et sainte Lucie, priez pour nous
afin que nous changions de vie et devenions de véritables collaborateurs du Christ dans la transformation de l’histoire de notre humanité.
West Valley City, 8 décembre 2024
PREMIER DIMANCHE DE L’AVENT
L’Avent : veiller sans cesse et prier
Chers frères et sœurs,
En ce dimanche 1er décembre, premier jour du mois, premier jour de la semaine, premier jour du temps de l’Avent et premier jour de l’année liturgique C, nous entrons pleinement dans l’un des temps forts de l’Église catholique.
Ce
temps liturgique de l’Avent est un
temps de prière, de méditation, de renouveau, d’espérance, de réflexion, de communion intime avec Dieu et de préparation à la venue de notre Seigneur Jésus-Christ.
La Parole de Dieu de ce dimanche nous parle des trois venues du Fils de l’homme. Le Christ est venu à Bethléem, après l’annonce des prophètes ; il vient chaque jour dans votre vie, comme dans celle des Thessaloniciens, et il reviendra un jour. Êtes-vous prêts à l’accueillir ? Y a-t-il de la place dans votre cœur, dans votre vie, pour le recevoir ? Veillez-vous et priez-vous afin que Jésus ne passe pas devant la « porte » de votre cœur sans y entrer ? Comment nous préparer personnellement, en famille et en communauté paroissiale, à la venue du Messie ? Dans ce monde bouleversé par les conflits, les guerres, les changements climatiques, les épidémies et la pauvreté toujours croissante, quelle espérance Jésus peut-il nous apporter ?
Un temps d’espérance et un nouveau commencement. Face à l’insécurité grandissante à Jérusalem, à la puissance dominante de Babylone et à la fatigue et aux souffrances du peuple de Dieu, une
parole d’espérance est adressée à ce peuple par la bouche du
prophète Jérémie (Jer 33:14-16). Des cendres de son temple et des ruines de sa ville surgit un
roi, issu de la lignée de David, qui vient libérer le peuple de Dieu. Il se
nomme « Le-Seigneur-est-notre-justice » et sa
mission est d’établir
le droit et la justice. Aujourd’hui plus que jamais, notre communauté paroissiale, notre pays et le monde entier ont besoin d’entendre ce message et d’accueillir le Roi.
« Maranatha », viens, Seigneur Jésus, Roi des rois, inaugurer avec toi une histoire nouvelle et bâtir un monde plus juste, qui aime la paix et respecte les droits et la dignité de chaque personne.
Un temps d’attente, de libération, de prière et d’action. Saint Paul (1 Th 3, 12 – 4, 2), dans la deuxième lecture, et saint Luc (Lc 21, 25-28.34-36), dans l’Évangile, nous parlent de la venue du Christ. Saint Paul nous indique l’attitude juste à adopter durant ce temps d’attente : « que le Seigneur vous fasse croître et abonder dans l’amour… qu’il affermisse vos cœurs, pour qu’ils soient irréprochables dans la sainteté… pour plaire à Dieu… faites encore de nouveaux progrès ». Quant à saint Luc, il nous donne ce conseil : « que vos cœurs ne s’alourdissent pas dans les beuveries, l’ivresse et les soucis de la vie… Veillez donc et priez en tout temps. »
Mon frère, ma sœur, ce Jésus vient chaque jour, dans chaque événement de votre vie : lorsque vous le recevez dans l’Eucharistie ou lorsque vous êtes en prière. Nous avons compris qu’il a besoin de nos mains et de nos pieds pour faire advenir une histoire nouvelle, un monde nouveau de paix et de justice.
C’est pourquoi, pendant ce temps d’attente, je vous invite
à mener une vie chrétienne intense, dans la communion avec Jésus par la prière (personnelle, familiale ou communautaire) et les sacrements, le discernement pour comprendre la volonté de Dieu pour vous, le choix préférentiel des pauvres, le choix éthique dans votre vie, et l’engagement quotidien pour les questions sociales, la justice, la paix et la protection de la terre.
Saints Nicolas, Ambroise et François Xavier, priez pour nous afin que, pendant les quatre prochaines semaines, nous ne soyons pas absorbés par les achats de Noël ni par le caractère superficiel des offres des fêtes.
Puissions-nous rester vigilants, dans la prière et dans l’action, pour accueillir notre Sauveur, Jésus-Christ.
West Valley City, 1er décembre 2024